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18/09/2011

Le bus en folie

Je voudrais faire mon mea culpa.

Ici même je me flagelle avec des orties et je me roule dans le goudron.

Quand Sandra nous a envoyé l'invitation pour fêter l'anniversaire de son blog et que j'ai découvert que nous allions passer 2.30 h dans un bus discographique tournant dans Paris... Je n'étais pas chaude chaude, je dois l'avouer.

Je n'aime ni les endroits confinés, ni être tassée dans une foule, ni la musique qui hurle dans mes oreilles (enfin plus maintenant) et la saturday night fever se déroule généralement désormais chez moi avec une tisane.

Je ne sors plus le samedi soir, c'est tellement mainstream. Je préfère m'ennuyer devant des programmes télés ineptes. Beaucoup plus élitiste comme attitude.

Enfin bref, tout ça pour dire que j'étais partie assez dubitative...

Et revenue... Totalement Ibizée (de retour d'Ibiza, pour les non-initiés)

Parce que je peux vous assurer que 50 filles déchaînées, dopées au carambar et à l'Orangina (alcool interdit car voie publique) qui agitent des sticks fluorescents et trépignent sur du disco dans un bus roulant à travers Paris en faisant des oooooh et des aaaaah devant les monuments illuminés et en interpellant les badauds, c'est un souvenir assez inoubliable.

 

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Et danser accrochée à des poignées ou faire un pole dance sur la barre d'un bus, je vous conseille, c'est plutôt rigolo...

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En bonus, pour les célibataires, pour draguer les passants, c'est idéal.


J'ai même pécho à la fin en prenant n'importe quel prétexte pour embrasser un jeune homme qui passait par là.... (ceci dit il était relativement consentant).


Je mange donc ici même mon chapeau, et je ne peux que remercier mille fois en me roulant à ses pieds pieds Sandra pour nous avoir offert ce grand moment de bonheur et de rigolade chorégraphique. Et chapeau à toutes les présentes (la liste est trop longue pour les citer toutes) pour l'ambiance de feu de cette soirée... Tellement bien qu'à côté la techno parade, c'est la sortie annuelle de la maison de retraite. 

Trêve de plaisanterie, le disco bus je trouve que c'est aussi une excellente idée de lieu de fête

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Surtout si vous voulez organiser une soirée originale avec des copains ou de la famille de province, une piste de danse ambulante éclairée aux lumières des grands monuments parisiens, croyez-moi, c'est magique !!

 

Et pour finir et sans aucun rapport avec ce qui précède, comme annoncé, les gagnantes des 5 x 2 places pour aller voir Crazy Stupid Love sooooont (tarataratarataraaaaaaa....)

Nekkonezumi

Blogueuse Egarée

Sandrine

Léonie Canot

et

Céline in Paris

 

Les filles, envoyez-moi vite vos adresses postales par mail pour recevoir vos places !!

06:03 Publié dans Sorties | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : disco, bus, anniversaire, blog | |  Facebook | |  Imprimer | |

30/10/2008

Un pt'it goût de revenez-y

Il y a certains jours où je me dit que malgré mon âge avancé - voire cacochyme aux yeux de certains bébés bloggeurs - je suis encore super in the move...

Sans vouloir me lancer de fleurs..

Et puis si, tant pis, je me les lance, sinon qui le fera...

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Un sujet m'était récemment venu à l'esprit, et le journal Gala m'a grillé la politesse en publiant un article pile-poil sur le dit sujet aujourd'hui.

Le point de départ : la réouverture du Palace - lieu mythique des nuits parisiennes dans les années 70-80 - restauré et rendu à sa vocation originelle : un théâtre, désormais consacré aux spectacles des comiques et autres stand-ups. C'est Valérie Lemercier qui essuiera les plâtres.

Sauf que... N'en déplaîse aux repreneurs des lieux, pour moi le Palace restera éternellement un lieu de danse et de plaisir inégalable ...

Car oui, mes chouchous, vot' Manu ELLE Y ETAIT...

Revenons rapidement 30 ans en arrière. L'ère Disco battait son plein et à New-York ouvrait le Studio 54, où allaient s'encanailler tous les bioutifules pipeules de l'époque, mélangés aux branchés et à des gens de la rue choisis sur leur look ou leur bonne mine.

A Paris, un jeune gay épris de fête et de délire, Fabrice Emaer,  décide d'appliquer la même recette et reprend un théâtre à l'abandon rue du Faubourg Montmartre : Le Palace.

Fêtes folles, dans tous les sens du terme, lasers, le DJ branché de l'époque : Guy Cuevas, extravagants, célébrités, gays, lesbiennes, travelos (on ne disait pas encore drag-queens), branchés, et gens de la rue se mélangent pour créer une ambiance unique. La boite connait un succès fulgurant et les files d'attente s'allongent à l'entrée.

Files d'attentes ou Manu et ses potes super-lookés attendaient aussi. Parfois, on ne rentrait pas, et on allait se taper un kébab rue du Faubourg-Montmartre en faisant les cons. Parfois on rentrait et là, c'était le bonheur dont on profitait jusqu'au bout de la nuit. On matait plus qu'on ne dansait parfois, car le spectacle était vraiment dans la salle... Parfois aussi, on se retenait toute la nuit d'aller aux toilettes, parce que là, c'était vraiment très chaud.. Parfois on crevait de soif, parce que les consos étaient vraiment chères et qu'on avait plus assez de sous...

Des célébrités ? On en croisait quelques-unes... Mais contrairement à la légende, elles n'étaient pas si "mélangées" que ça... Très vite s'était ouvert un carré VIP qui s'appelait le "Privilège" et où les people se retrouvaient entre eux.. Quant aux folles soirées privées, tu rentrais pas, même pas en rêve...

J'ai quand même croisé Gainsbourg un jour de chance. Tétanisée, je n'ai même pas osé l'aborder. J'étais encore jeune...

C'est vrai que l'ambiance était unique et assez dingue. En tous cas, je ne l'ai jamais retrouvée ailleurs..

Un jour pourtant j'en ai eu marre de faire la queue pendant des heures dans le froid. Et je me suis tournée vers des lieux plus traditionnels, mais où on rentrait plus facilement...

Et puis le Palace a fermé, pour une histoire de drogue.. Fabrice Emaer le relance, mais meurt, du sida, en 1983. Fin des années disco, début des années fric.

Il y a bien eu quelques tentatives de relance, mais l'esprit n'y était plus.

Entre temps, de mon côté, j'avais rencontré mon meuri et un peu changé de vie en laissant derrière moi les années Palace..

Mais je n'ai jamais oublié, jamais.. Je ne suis pas nostalgique, non, la nostalgie ne sert à rien et le passé est le passé. J'ai juste un petit pincement au coeur quand on m'annonce que le Palace devient un théâtre avec son décor rococo d'origine restauré.

Pour moi, le Palace restera éternellement un lieu laqué de rouge et noir ou les lasers venaient percuter les boules à facettes et où on pouvait danser jusqu'au bout de la nuit à moitié à poil ou avec une plume dans le derrière sans que personne ne dise rien.

Et je n'irai pas y voir les spectacles qui y passent. Epicétout.

Faut pas déconner avec les souvenirs à Manu.

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06:38 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : palace, disco | |  Facebook | |  Imprimer | |