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07/02/2012

Binoche ça rime avec cloche ?

La télévision est souvent allumée plus par réflexe que par réel intérêt.

Le soir notamment pendant que je rédige ces exquis billets de blog qui font votre délice (si si, personalbranlons nous), je mets souvent le grand et le petit journal en musique d'ambiance. 

Parfois ça me donne des idées. Et parfois ça m'énerve. Donc ça me donne des idées aussi.

La semaine passée je suivais donc d'un oreille la promotion du film "Elles" avec Juliette Binoche.

Pour les gens qui n'auraient pas suivi l'histoire de ce film sorti mercredi dernier, je pitche : Anne, journaliste dans un grand magazine féminin, enquête sur la prostitution estudiantine. Alicja et Charlotte, étudiantes à Paris, se confient à elle sans tabou ni pudeur. Ces confessions vont trouver chez Anne un écho inattendu. Et c’est toute sa vie qui va en être bouleversée.

Bon, ok, le sujet n'est pas inintéressant. C'est vrai que de plus en plus d'étudiant(e)s passent par la case prostitution pour financer leurs études ou mettre du beurre dans les épinards. Malheureusement.

Et Binoche a priori je n'ai rien pour ou contre, elle ne m'attire pas plus que ça mais elle a eu quelques rôles intéressants, sans être, à  mon sens, la plus bouleversante des comédiennes.

Je vaquais donc à mes occupations bloggesques pendant son interview quand une phrase vient percuter (et fracasser) mon tympan gauche.

Je ne la reproduirais pas mot pour mot mais c'était du style "ces jeunes filles font aussi oeuvre humaniste" 

.... Glups.

Pardon ? Tu peux la refaire ?

J'ai du mal à ouir.

Humaniste dis-tu ?

 

Mais pauvre conne. 

Et je suis polie.

 

Je vais te coller sur le trottoir à sucer des bites pas très nettes toute la journée et à te faire taper dessus par un julot et tu vas voir si c'est humaniste.

La prostitution n'a rien d'humaniste. Rien. C'est juste une misère financière qui répond à une misère humaine  ou sociale. Du moins dans nos sociétés développées.

Et à des codes religieux ou sociaux rigides dans d'autres.

Même sorti de la morale judéo-chrétienne, le fait de se faire passer dessus à longueur de temps par des individus plus ou moins appétissants et plus ou moins tordus n'a rien d'un job épanouissant ou d'une oeuvre de charité.

Je suis d'autant plus atterrée que ce soit une femme qui sorte ce genre d'aberration. Et qui vienne de tourner un film sur la prostitution en prime.

Que je n'irai donc pas voir du coup. Si jamais l'envie m'en avait pris un jour.

Parce que je me dis qu'une interprète qui passe à côté de son sujet à ce point ne doit pas jouer de façon terriblement convaincante de toutes manières.

Sinon la prostitution ce que j'en pense ? Ca ne sert à rien de l'interdire, près de 5000 ans d'expérience le prouvent. En revanche, ne pas utiliser les proxénètes comme indics et les mettre en tôle serait une bonne chose. 

Et à un niveau plus global, si tout le monde pouvait manger à sa faim et se payer quelques menus plaisirs ça éviterait probablement à des gens de vendre leur corps.

Mais ça, c'est totalement utopiste Marcel.

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06:00 Publié dans Actualités, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : elles, film, prostitution | |  Facebook | |  Imprimer | |