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17/08/2011

Il a suffit d'une requête google...

...Pour me rappeler combien de tordus trainent sur web.

Quand je tombe au coin de mes requête plutôt drôles d'habitude sur "fille de 14 ans naturiste", je n'ai franchement plus envie de rire.

C'est à cet instant précis que je me dis "ok, fâchons-nous avec la deuxième moitié de la blogo maman, celle qui ne m'avait pas hurlé dessus hier"

Parce que je vais écrire à cette occasion une chose que j'avais envie de dire depuis longtemps, quitte à me confronter avec certains ou certaines  :


Les photos d'enfants sur le web, personnellement, j'éviterais.


Même de dos, même prises de loin ou volontairement floues.

Chacun fait ce qu'il veut, je comprends parfaitement qu'on soit très fier(e) du joli minois de sa progéniture, et qu'on ait envie de le montrer sur son blog ou sur facebook.

 

Mais, je suis d'accord avec ma chère camarade Domydom pour dire que la seule idée qu'un tordu fasse des saletés sur une photo de mon gosse me fait vomir.

En plus sans tomber dans la parano la plus totale, une adresse IP ça se repère facilement.

Sachez que via votre adresse IP, on peut facilement trouver votre adresse postale. Couplée à quelques détails ou photos trop explicites, et un pervers peut  pister votre enfant, sans aucun problème.

Je suis (vraiment) arrivée sur le web a un moment où mes fils étaient déjà grands. J'ai accepté une ou deux fois à sa demande, et récemment, de mettre en ligne des vidéos de mon fils cadet et de son groupe pour lui faire un peu de pub alors qu'ils avaient 16/17 ans. Et pas avant.

Je répugne toujours à le faire, même si mes fils ont largement dépassé la zone critique et qu'ils mettent eux-mêmes leurs photos sur Facebook. 

J'ai essayé de leur expliquer les dangers du web en leur disant simplement que donner ses coordonnées en ligne équivalait parfois à les donner à un parfait inconnu dans la rue.

Tous les inconnus ne sont pas dangereux, loin de là. Il suffit juste d'un tordu.

 

Si vous voulez partager les jolies photos de vos petits avec vos proches, les pages privées avec accès limité peuvent être une bonne alternative.

Pensez-y.

Ca n'arrive pas qu'aux autres.

 

Capture d’écran 2011-08-16 à 20.13.28.png

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : enfant, photos, web, précautions | |  Facebook | |  Imprimer | |

08/06/2011

Paye ton ado -volume III - la tête dans le bac (à glaçons)

Un jour votre mollusque prend un peu de volume et quelques poils au menton.

Et il vous annonce en se dandinant sauvagement "euuuh je vais dormir chez ma copiiiine"

Pour faire des trucs sexuels dont vous ne voulez même pas envisager l'existence.

Ou alors il ne vous dit rien mais vous découvrez fortuitement un préservatif en passant le chiffon à poussières dans son portefeuille (comment ça je fouille ? Absolument pas).

C'est beau l'éveil à la nature.

Et ça occupe drôlement les neurones et le reste.

Sauf que ça coincide avec un petit évènement sans importance. Deux fois rien, une paille, un détail, une pitchenette.

La terminale, l'année du bac en somme.


Si vous avez un individu standard de sexe masculin il a probablement fini l'année précédente avec des notes très moyennes.

Vous avez donc fini l'année scolaire de première en hurlant. JE TE PREVIENS L'ANNEE PROCHAINE TU TRAVAILLES. Face à un hybride moule-coquille saint jacques qui vous regarde d'un oeil torve.

Et commencé l'année scolaire en hurlant JE TE PREVIENS TU TRAVAILLES CETTE ANNEE. Face à un jeune adulte qui a découvert les choses de la vie et qui ne pense plus qu'à un seul truc : les tripoter à nouveau.


Au bout d'environ un mois l'hystérie s'installe dans votre foyer : le serial dragueur ramène évidemment des premiers résultats tous aussi calamiteux que ceux de l'année précédente.

C'est là que vous instaurez le plan Marshall. Bouclage à la maison, cours de soutien fiches de travail et bourrage de crâne (accompagné de hurlement dans le cornet de l'oreille).

Face à l'engin qui vous crie en retour "MAIS ARRETEZ DE ME STRESSER, J'EN PEUX PLUS"

Et à vos propres parents qui vocifèrent au téléphone "LAISSEZ LE TRANQUILLE CE PETIT, IL EST TOTALEMENT TRAUMATISE"

(les grands parents prennent toujours la défense des petits-enfants contre vous, c'est un grand classique)

Bref tout le monde crie en permanence et l'ambiance de votre sweet home ressemble à Fukushima après l'explosion de la centrale.

Ca c'est la phase 1 de la fusion nucléaire.

La phase deux se déroule après les résultats du bac blanc ou l'héritier vous annonce fièrement "boh j'ai eu 9, ça va, ils notent toujours vachement sec au bac blanc"

Je rappelle au passage que le bac s'obtient avec une moyenne de 10, donc 9 ça va effectivement.. pour vous coller une crise cardiaque

Elle est constituée d'environ les mêmes ingrédients que la phase 1. Plus un meuri qui perd ses cheveux, le chat qui part en psychothérapie, le frère qui s'enferme dans sa chambre, et, pour vous, de subite convulsions avec mousse blanche qui coule des lèvres.

Et qui permet à votre fils de poster une vidéo sur youtube intitulée "ma daronne fait l'exorciste" qui fait 1 million de vues en 48 heures.

Ensuite il y a les phases 3, 4, 5, 6 où vous perdez 12 kilos, ce qui vous reste de système nerveux, un bout d'estomac, vous envoyez le chat par la fenêtre, suivi de votre mari, vous mordez votre patron, puis votre mère et finissez en observation à Sainte Anne, pendant que votre fils vous assure "ouais, ouais je révise" un oeil sur Roland Garros, l'autre sur Facebook, et la main coinçée entre les deux seins de Joséphine, non Stéphanie, non Mélanie, non Alizée, non Marie-Bertille, enfin bref sa 42ème petite copine de l'année.

Arrive la semaine fatale ou, accrochée au téléphone vous appelez deux minutes après la fin de chaque épreuve pour tomber soit sur le répondeur, soit sur l'engin qui vous gratifie d'un vague "ouais, je le sens bien, c'était cool"

Puis au jour fatal des résultats où chaque minute s'egrenne avec la lenteur d'un siècle et où vous bouffez tout ce qui se présente sur votre passage et imprimez la marque de vos dents sur votre Iphone à force d'attendre.

Une demi-journée après l'heure prévue pour la publication des résultats alors que vous sanglotez recroquevillée dans un coin, l'héritier daigne enfin vous appeler et vous dire dans une vague d'enthousiasme délirant à la hauteur de l'évènement "ben ouais, c'est bon quoi, je suis passé avec un point d'avance" suivi immédiatement par "tu m'avais pas dit que tu me donnais 100 euros si j'avais mon bac ?"

Ce qu'il ne vous avouera jamais c'est qu'il a fait des bonds de kangourou en slammant sur ses potes et en roulant une gamelle à la première greluche à sa portée (qui se laisse faire, car elle aussi a eu son bac).


Car il tient sa vengeance pour l'année que vous avez passé à lui hurler dessus : une demi-journée à vous torturer et un été complet à vous demander strictement n'importe quoi que vous lui accorderez sans faiblir.

Oui, l'année du bac vous souffrirez plus et plus longtemps que votre progéniture. 

Qui elle, finalement, traversera plutôt les évènements sereinement.

Au passage, faites-une cure de rajeunissement avant. Vous allez prendre 10 ans d'un coup.

Et je ne peux même pas vous dire que c'est pour le bien commun.

Ce n'est QUE le commencement des ennuis

Croyez-moi.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : bac, enfant, révision, stress | |  Facebook | |  Imprimer | |

30/05/2008

Enfant capricieux et mère indigne

Une note de MissBrownie sur un caprice de son fils a fait remonter un souvenir lointain, du temps où mes enfants s'accrochaient encore à mes jambes (maintenant je leur arrive sous l'aisselle) et parlaient par périphrases incompréhensibles sauf pour leur mère...

Certains d'entre vous le savent, je ne voue pas un culte immodéré aux êtres humains en dessous de 8-10 ans, moment où ils commencent à avoir un raisonnement et un comportement à peu près rationnels, à arrêter de se baver dessus et de dépendre de leurs géniteurs pour s'habiller, se laver et autres fonctions de base diverses,...

Mais si en prime l'être humain miniature dépasse les bornes des limites en faisant un caprice retentissant, j'ai une nette tendance à sortir de mes gonds et à virer rapidement à la mère indigne, où à la copine indigne si le mioche est le fruit des entrailles d'une de mes potesses, voire à la passante indigne si je ne connais ni l'horrible capricieux ni ses parents...

Mon fils cadet a tenté au péril de sa vie une fois l'expérience. Dans un rayon sucreries ou jouets (je ne me rappelle plus exactement) d'une grande surface bien connue il a essayé d'obtenir un objet refusé en se roulant par terre et en poussant des cris de castor hystérique.

Je l'ai regardé froidement, puis, puisqu'il était par terre, je l'ai traîné par le col et sur le dos jusqu'à la sortie des caisses.

Là, en gardant son col fermement dans la main, j'ai adopté la tactique de la mère chat : je l'ai secoué énergiquement jusqu'à ce que les cris cessent, puis j'ai appliqué sur son derrière rebondi un battoir géant... Tout ceci sans un mot de ma part et sous les yeux d'environ 350 badauds médusés et sur le point d'appeler la DDASS, la police et les pompiers

Bizarrement, il n'a plus JAMAIS recommencé.

M'en veut-il ? Pas plus que ça...  Et bénéfice maximum : au niveau des caprices, paix royale chez les Manu's...

Ah oui, et au fait, pour conclure, à tous les farouches opposants à la fessée qui considèrent qu'une petite claque sur le popotin est un échec de la relation parents-enfants et qu'elle conduit immanquablement à douze ans de psychothérapie, je réponds la chose suivante : parfois le dialogue avec un enfant devient juste impossible, car la machine émotionnelle du mioche s'emballe et il n'est plus capable lui-même de se contrôler. Dans ce cas, un coup d'arrêt "physique" peut être utile.  Et c'est plutôt à mon sens un manque de limites qui envoie les enfants en psychothérapie que l'inverse.

Attention, je ne suis pas un monstre. J'estime que le châtiment corporel ne doit intervenir qu'en dernier recours, et non pas comme mode de punition systématique.

Pour appuyer mon point de vue : dans les pays Nordiques où les châtiments corporels sont désormais bannis, les adultes déclarent, dans une étude publiée récemment, trouver que les nouvelles générations de trolls scandinaves sont particulièrement mal élevées !

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12:05 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : enfant, caprice | |  Facebook | |  Imprimer | |