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03/05/2013

On est pas bien là, décontractés de l'éducation ??

J'entends tellement de non-sens absolus sur l'éducation des enfants que j'ai eu envie d'en remettre une couche sur ce sujet maintes fois revisité ici ou ailleurs.

Je fais comme dans Top Chef, je revisite des recettes.

Deux ou trois consoeurs qui se reconnaitront m'ont de plus poussé au front..

Dans la vie, j'ai assez peu de principes. 

A part celui qu'on me foute la paix et qu'on ne me chie pas dans les bottes.

Ce qui est déjà pas si mal.

Dans l'éducation c'est pareil.

Je suis quelques règles simples qui me paraissent du simple bon sens. 

En gros :

1/ C'est moi (et le père) le boss

2/ J'ai le dernier mot

3/ Tu peux être majeur sur le papier, tu le seras vraiment quand tu seras autonome financièrement

4/ Mon job principal c'est de donner des limites, un cadre et de mettre mes rejetons sur rampe de lancement dans la vie. Après il faudra qu'ils mettent les mains dans le cambouis eux-mêmes.

5/ Je suis imparfaite, mes gamins auront toujours quelque chose à me reprocher. Partant de là, si je me trompe ou que je fais mal quelque chose, ça ne va pas me bouleverser, de toutes manières toute éducation ne sera jamais idéale.

6/ Je ne sais rien faire, il ne faut pas compter sur moi pour apprendre le macramé, la photo ou confectionner des gâteaux pour les anniversaires. Tu vas te débrouiller tout seul. En revanche, je vais t'apprendre à réfléchir et c'est déjà pas mal.

7/ Je me contrecogne totalement des méthodes éducatives de Pierre, Paul ou Jacques.

8/ J'aime visceralement ma progéniture. Je suis capable d'éviscerer et de faire bouffer ses entrailles à la personne qui touche un de leur cheveu. Néanmoins toute ma vie ne tourne pas et ne tournera jamais autour d'elle. 

9/ Mes fils ne sont pas des extensions de moi-même sur lesquels je plaque mes rêves. Ce sont des personnes à part entière avec leur propre volonté.

10/ Je ne passe pas ma vie le nez sur le ventre de ma progeniture, ni à l'occuper 24/24. Un enfant a besoin de s'ennuyer. Ca le rend créatif.

11/ Je n'ai aucune ambition pour moi, je n'ai aucune ambition pour mes fils. Il auront bien assez d'ambition tous seuls.

12/ C'est bien de les engueuler de temps à autres, ça défoule tout le monde. Les parents et les enfants.

13/ Les enfants ne sont pas en sucre. Ils résistent à beaucoup de choses. Y compris à la contrariété et à la frustration. Bien au contraire. Ca les structure

14/ On peut leur expliquer beaucoup de choses. Si on se sent de le faire. Inutile de se forcer à parler avec eux de choses avec lesquelles on est pas à l'aise. Ils le comprennent aussi.

15/ C'est moi le boss (et tu peux repartir en boucle).

Sinon je considère que Françoise Dolto a fait plus de dégats que la bombe d'Hiroshima et que Ruffo débite plus de conneries au kilomètre qu'un fan des anges de la télé-réalité quand on le lance sur le sujet Nabila.

Voilà, oui, je n'y connais rien et ces gens sont des grands spécialistes reconnus over the world, comment osais-je ouvrir mon clapet.

Elève ton enfant un bouquin de Dolto à la main et on en reparle dans 20 ans.

Bisous.

 

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(j'adore cette photo)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : education, enfants, ruffo, dolto | |  Facebook | |  Imprimer | |

14/03/2013

Ma famille est une PME

Qui n'a pas un jour à croisé des parents frustrés de ne pas avoir fait carrière dans tel ou tel domaine et qui poussent leurs bambins à réaliser leurs rêves à leur place ?

Notamment dans les mondes artistiques ou sportifs.

Les mères ou pères courant les castings avec une progéniture plus ou moins ravie de passer des heures à s'entraîner ou à attendre qu'on la sélectionne pour poser/danser/jouer.

Les enfants qui ont le feu sacré seuls existent, mais sont assez peu nombreux.

Papa ou maman sont bien souvent à l'origine d'une vocation.

Parfois pour le meilleur. Des artistes, sportifs ou célébrités renommés remercient leurs parents de les avoir poussés faute de quoi, il n'auraient jamais réalisé leurs rêves ou trouvé leur voie.

Souvent pour le pire.

Je n'évoquerais même pas dans cette catégorie les concours de mini-miss dont le concept est tellement affligeant que je rejoindrais volontiers les rangs des gens favorables à leur interdiction totale, malgré ma tolérance ordinairement assez élastique pour toutes sortes de trucs idiots.

Il n'y a qu'à voir le taux de gens en perdition chez les ex-enfants stars ou tout juste connus pour s'en persuader. Pour quelques-uns qui réussissent adultes : Elizabeth Taylor, Ryan Gosling, Léonardo Di Caprio, Justin Timberlake ou Sophie Marceau pour la France, par exemple, combien, au mieux, retombent dans un anonymat total une fois adulte, parce qu'ils n'intéressent plus personne ; au pire, basculent totalement parce que faute d'une enfance stable, il perdent brutalement tous leurs repères.

Mais plus forts que les parents "agents" arrive aujourd'hui une nouvelle forme de parents exploiteurs. Les parents "patrons".

Des gens plus ou moins célèbres pour de plus ou moins bonnes raisons qui entraînent avec eux leurs enfants dans une espèce de PME familiale du spectacle permanent.

Je ne te ferais pas l'affront de te rappeler le sort de la "pauvre" Suri Cruise exhibée en permanence par son papa pour relancer sa carrière déclinante. Et plus ou moins mise à l'abri désormais par une mère un peu plus responsable.

Que dire en revanche sur la famille Smith, tu sais le sympathique acteur de Men In Black, dont les gamins au mépris de tout cursus scolaire normal ou environnement stable ont été mis au charbon quasiment au sortir des couches.

D'abord dans les films de papa. Puis tous seuls comme des grands. La petite en chanteuse, l'aîné en acteur. On couvre bien tous les domaines, au pire on peut interchanger, c'est tellement mignon des petits qui font des claquettes devant un public compatissant. Et puis ça attire la sympathie et ça rapporte de la thune aussi.

Ce qui est loin d'être négligeable. Surtout chez les scientologues où on a une furieuse propension à exploiter les enfants. Oui oui, au passage, je te confirme Will Smith est bel et bien scientologue, même s'il ne l'affiche pas ouvertement.

Que dire aussi de l'affligeante famille Beckham entre un père futur-ex footballeur mannequin slip, une mère qui respire la joie de vivre vu qu'elle n'avale que de l'air depuis environ 10 ans pour toute nourriture. Dont on sent bien qu'ils restent ensemble plus parce que ça fait tourner le business que parce qu'ils vivent un conte de fée où chaque minute est une perle de pluie venue de pays où il ne pleut pas.

Avec des enfants continuellement sous le feu des projecteurs, la petite dernière exhibée comme un accessoire de mode par sa mère qui la confond avec un Kelly Hermès et le fils cadet mannequin chez Burberry à environ 10 ans.

Sans parler du mini-scandale causé (et heureusement) par la fille pré-pubère de l'ex-présentatrice télé Véronika Loubry posant dans des attitudes sensuelles pour le Vogue US habillée et maquillée comme une adulte et dont la mère déclare "Je trouve beaucoup plus choquante une photo pour Petit Bateau, d'une petite fille de 11 ans qui a les seins qui pointent. Là, ma fille n'est pas nue, il ne faut pas exagérer !" .

Les exemples ne manquent pas que les gens soient célèbres ou pas. J'ai rencontré plus d'une fois dans la "vraie" vie des parents transformant leurs enfants en gravures de mode à un  point tel que les gamins n'osaient plus bouger pour ne pas se salir. Ou encore encore les poussant dans une voie artistique ou scolaire parce que c'est valorisant socialement parlant sans tenir aucun compte des aptitudes ou des souhaits de leur descendance.

Que penser d'une éducation où des enfants sont utilisés en grande partie pour renvoyer une certaine image de leurs géniteurs, et flatter leurs égos déjà surdimensionnés ?

Quels dommages risquent de subir ces gosses élevés dans le culte de l'image, du paraître, du projecteur, une fois que le projecteur va s'éteindre ?

Les enfants sont influençables et disposés aux efforts pour gagner l'amour de leurs parents. Mais que dire quand cet amour prend la forme d'un mini-moi qu'on façonne pour satisfaire son égo ou ses ambitions déçues.

Comment un enfant peut-il durablement se construire si sa personnalité est totalement gommée au profit d'une personnalité plaquée par un parent autocentré ou frustré ?

Autant je ne passe pas ma vie sur le nombril des moins de 10-12 ans, vu que le sujet m'intéresse assez peu, comme il est de notoriété publique dans mon entourage, autant je ne peux pas comprendre, ni tolérer de tels comportements de la part de gens soit-disant responsables.

Je dirais même que je serais prête à sortir le bazooka (la preuve) s'il m'arrive d'avoir ce genre d'individus dans mon entourage immédiat

J'espère en tous cas que les enfants Beckham et Smith feront partie de la catégorie de ceux qui, malgré tout, et ils sont un certain nombre, arrivent à se construire et à s'en sortir.

C'est tout le mal qu'on peut leur souhaiter.


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Pauvre gosse (Roméo Beckham en l'occurrence)...

Photos Voici.fr

15/06/2012

Education sexuelle ? Ah ? Ben non

J'ai des méthodes assez particulières d'élevage.

Tu vois, la mère poule du duo, c'est plutôt le meuri. Moi c'est plutôt le style "tu veux apprendre à nager ? Tiens, hop, je te jette dans l'eau, vas-y, apprends"

L'aide au devoirs ? Très peu. Les sorties pédagogiques ? Fait chier. Le guidage sur la voie de l'intelligence et de la lumière ? Bof.

En revanche, dès qu'il s'agit d'acheter du pop corn pour une séance ciné, d'amuser la galerie ou de discuter des vertus comparées de Call of Duty II et III, je suis là.

Et de les engueuler aussi. Je suis assez fortiche pour distribuer les coups de pieds au derrière. 

Du coup, ça file quand même relativement droit à la casa 

Surtout que le père, il ne rigole pas non plus sur certains points de discipline.

Discipline et débrouillage sont donc les deux mamelles de l'éducation Manu stayle.

Autant te dire qu'avec cette base, tous les conseils dispensés par Laurence Pernoud et consors, du style "surtout ne leur parlez pas d'endives le 12 du mois ça risque de les traumatiser à vie" je m'en contretamponne force 25.

Comme beaucoup de standards éducatifs bien établis.

Y compris l'idée assez couramment répandue qu'il faut parler de sexualité avec ses gosses. 

Et ben non, moi je ne suis pas à l'aise pour parler de sexualité à mes gamins. C'est comme ça. Point barre. 

Du coup je ne leur en parle pas. 

Sauf pour leur dire qu'il faut se protéger, bien sur, de temps à autres.

Je considère que ça fait partie de l'intimité de chacun et que je n'ai pas à m'immiscer dans l'intimité de ma progéniture comme ils n'ont pas à s'immiscer dans la mienne.

Et comme leur père ne dis rien de toutes manière, ils vont se débrouiller tous seuls. 

Franchement ? Je crois qu'ils ne s'en sortent pas trop mal.

En tous cas ils n'ont ni l'air frustrés, ni embêtés. Je pense même qu'à ce stade, ils seraient gênés si brutalement je me mettait à leur expliquer comment on fait les bébés.

Après tout, dans ce domaine, la théorie ne vaut jamais la pratique. Et de toutes manières, que tu aies des explications ou pas, la première fois est toujours calamiteuse, soyons réalistes.

Les suivantes aussi d'ailleurs.

Et ne vas pas me dire "mais non moi c'était merveilleux, à côté la scène d'amour de Dirty Dancing c'était ridicule"

Je déclencherais illico l'alerte mythomane.

 

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J'en sais rien, débrouille-toi

16/08/2011

Enfant roi ? Pas chez moi

 

Je suis un poil freestyle dans certaines façons de penser ou faire. Il m'arrive pourtant parfois d'être  rétrograde, voire réactionnaire.

Chez moi, par exemple, hors de question qu'un humain de moins de 18 ans (voire plus) me dicte ma conduite.


En clair, la philosophie de la maison c'est "les parent décident, les enfants suivent", point.

Je ne dis pas que je n'ai pas adapté mon mode de vie pendant une dizaine d'années. Je ne passais pas non plus mon temps en boite avec le gosse qui dormait sur la banquette à côté des baffles.

Non, quand même, je ne suis pas un monstre.

Juste un demi-monstre c'est tout.


En plus d'être un poil rétrograde sur l'ordre de prééminence familial, si j'ai un minimum oeuvré pour le bien-être physique et mental de ma descendance, je ne me suis que rarement forcée à faire des choses qui m'ennuyaient vraiment "pour le bien des enfants" 

 

Si je n'avais pas envie d'aller au parc, on y allait pas. L'histoire du soir ? Je mettais une cassette. Les devoirs ? Je ne les ai pratiquement jamais aidés.

Pire, les trucs qui me cassaient les pieds je leur disais que ça me cassait les pieds.

 

Bouquins de puériculture ouvert = 0. Méthodes et activités d'éveil =0. Réunions de parents d'élèves = minimum vital. Echanges avec les autres mères à la sortie de l'école = planquée derrière un marronier. Promenade au grand air = avec un boulet aux pieds. Sorties au parc = sous lexomil. Activités manuelles = cata. Gâteau d'anniversaire = savane de brossard. Sorties ludo-éducatives = à reculons. (je refilais ça au grands-parents, ils adoraient)

Cinéma = plein. Musique = tout le temps. Rigolade = beaucoup. 

 

 

 

Quelques cours de sports au club du haut de la rue -Hors de question de me geler des matinées entière dans un stade de foot en banlieue pour voir jouer des marmots en short et leur tendre un sandwich préparé avec amour à la pause -  Et voilà..C'est à peu près tout. Vacances, loisirs, repos, rythme de la journée... Aux enfants de s'adapter à nos choix, rarement l'inverse.

En bref, j'ai toujours refusé que ma vie tourne à 100 % autour de ma progéniture. Que j'envoyais copieusement bouler quand il venaient me chercher au milieu d'un bouquin passionnant pour jouer aux playmobils.

Résultat : deux fils moyens en tout. Pas des génies, ni des boulets. Juste au milieu. Mais relativement éveillés et surtout très débrouillards. Avec un réseau social qui ferait pâlir d'envie Mark Zuckerberg lui-même.

Ce qui fait gonfler ma fierté maternitudinale.

J'aime à penser que les "maman je m'ennuie" auxquels je répondais "ennuie-toi c'est bon pour ce que tu as" est une méthode qui a contribué à développer leur autonomie et leur imagination en la sollicitant.

Par choix, par goût, par conviction, j'ai refusé de passer ma vie le nez sur le nombril de mes fils. En sur-réagissant au moindre signe de leur part et en répondant à chacune de leurs sollicitations.

Oui, ils vont certainement m'en vouloir. Mais comme ils auront toujours des reproches à me faire. Que ce soit pour ça, ou pour autre chose, autant prendre ce qui m'arrange.

Je suis persuadée de toute manière que les sur-entourer, sur-solliciter ou sur-protéger n'est pas une bonne méthode. Sans les exposer inutilement et en leur permettant d'avoir la meilleure et magique enfance, il me semble que la vie qui les attend est suffisamment dure pour qu'il s'y préparent un minimum.

Et les entourer de coton et du "ils ont bien le temps d'avoir des problèmes" ... n'est certainement pas, du moins à mes yeux, une solution.

Moi je suis pour les laisser s'ennuyer, se débrouiller, se bagarrer, faire des bêtises, affronter la vie à leur façon. 

Mon boulot c'est de les aider, (voire de les ramasser s'ils se gamellent) pas de tout faire à leur place. J'estime que ce n'est pas un service à leur rendre, loin de là.

Je suis probablement à contre-courant de toutes les méthodes les plus avancées qui pronent de solliciter l'enfant le plus possible.

Mais... Comment dire... Ah, je cherche le mot, je l'ai sur le bout de la langue..

Je m'en contrecogne ???

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : enfants, éducation, enfant-roi | |  Facebook | |  Imprimer | |

15/07/2011

Je n'aime pas les enfants...

Titre provocateur, je l'admets.

 

Mais, qui reflète - malheureusement diront certains - une réalité : je n'ai aucune affection particulière pour les êtres humains de moins d'environ 10 ans.

Enfant déjà, je n'affectionnais pas spécialement la compagnie de mes congénères du même âge.

Je les trouvais la plupart du temps casse-pieds et peu aptes à développer une conversation argumentée sur le sens de la vie dans la philosophie bouddhiste du petit véhicule.

 

 

J'ai le souvenir assez précis d'avoir préféré la compagnie des adultes, voire des adolescents dont le comportement me fascinait.

Ce qui est toujours le cas aujourd'hui d'ailleurs, j'adore les ados, quand ce ne sont pas les miens, leur côté pas fini, leurs idioties, leur rire d'éléphant de mer en train de remonter sur la banquise, et leurs problèmes existentiels à répétition (maiiiiiis euuuuuuuuuuh comment veux tu que je SORTE si mon TEE-SHIRT est au LAVAGE MERDE)

 

Par contre, mettez-moi un bébé dans les bras ou un nain dans les jambes.... rien.

A l'inverse, au bout un temps assez long d'environ .... deux secondes va monter une lente exaspération qui se traduit par au choix, un départ précipité, un coup d'oeil furibond, une éruption de plaques rouges, une engueulade de la mère ou une remarque vicieuse au môme du genre "tu sais que tu es très laid, en fait ?"

Mon cauchemar absolu étant un goûter d'anniversaire, un camping bondé de familles nombreuses, voire un wagon de métro rempli d'une classe en sortie scolaire.

J'ai juste envie de faire un bowling vivant.

 

Tant que mes fils étaient petits bien sur je les tolérais (quoique) eux et leur congénères du même age.

Mais maintenant qu'ils vivent plus ou moins leur vie, avoir des ET dans les pattes égale pour moi à une séance chez le dentiste. Vous voulez me faire avouer mes turpitudes ? Faites hurler deux minutes un bébé près de mon oreille, et je déballe tout.

Et à ceux qui me disent "mais tu exagères", je réponds "non, cette fois, pas du tout".

Je n'ai plus aucune patience, ni aucune tolérance nerveuse ou acoustique.

A tel point qu'avoir des petits-enfants est une éventualité assez fâcheuse de mon point de vue.

  

Je me suis reproduite par une aberration hormonale dirons-nous mais je n'ai aucune vocation à garder la progéniture de la progéniture.

Je pense que le meuri fera ça très bien pendant que j'irais boire des mojitos avec mes copines à la mini-vague bleutée.

Il faudrait que j'interroge un jour un psy sur le peu d'enthousiasme, voire l'incommensurable agacement que j'éprouve à la vue d'un mini-moi. 

Surtout que l'univers se venge régulièrement en me collant  le seul moutard présent à des kilomètres à la ronde que je récupère dans l'avion (sur un trajet de 10 h de préférence), à côté de moi au restaurant, dans une soirée, ou au cinéma (mamaaaan c'est quand que le film y commmeeeeeence). 

 

....

 

Boh finalement non. Je ne vais pas m'interroger.

Inutile de me torturer pour rien, je vais plutôt aller tout de suite avaler un mojito avec des copines à la mini-vague bleutée dans un bar SANS ENFANTS.

 

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Aie ça pique

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (36) | Tags : enfants, affection | |  Facebook | |  Imprimer | |

09/05/2011

Matrix

 

Si ça se trouve, le fait de penser qu'avoir des gosses c'est bien, est une conspiration mondiale souterraine.

Qui se réalise insidieusement par la diffusion d'images de bébés cromeugnons.

 

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Qui donnent envie de procréationner immédiatement...

 

Alors qu'en fait, au lieu d'un bébé rose, joufflu et souriant, la plupart du temps on récupère CA

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Qui grandit la plupart du temps pour devenir CA

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Et qui vous pourrit la vie pendant environ 25/30 ans 

 

Ce n'est donc pas possible qu'on accepte volontairement et joyeusement de générer et élever ce qui précède sans une sérieuse manipulation mentale.

Si ça se trouve nous sommes asservis par des machines qui se servent de nous comme esclaves, nous poussent à la reproduction pour avoir toujours plus de serviteurs lobotomisés et se servir de leur énergie vitale...

 

Si ça se trouve, Matrix c'est VRAI

 

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Aaaaaarghhhhhhhh Fuyez !!! Fuyez tant qu'il est encore temps !!! 

(Oui, bon, sauf les miens évidemment, qui sont beaux et intelligents. Mais faut voir l'ascendance aussi, y'a quand même du level)

06:03 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : bébés, enfants, mignons, laids, matrix | |  Facebook | |  Imprimer | |

14/03/2011

Ni mère poule, ni mère indigne, et probablement pas mère du tout

J'ai du être mère environ deux fois deux heures dans ma vie.

Le temps de subir les effets combinés de l'instinct de survie et des hormones qui m'ont poussée à me reproduire.

Après... Je dois bien dire que je cherche encore.

La grossesse ? Trois mois à vomir, trois mois à vous entendre demander "t'as pas un peu grossi, toi ?", trois mois à ressembler à la mère de Dumbo l'éléphant et à avoir tous les pervers de la ville qui vous matent les boobs.

J'aurais aimé à ce moment là que l'homme ait été conçu sur le même modèle que l'hippocampe : une fois le bazar fécondé, on le refile au père et hop.

La petite enfance ? Clairement pas mon truc. Il fallait le faire, je l'ai fait parce que j'ai un minimum de sens de responsabilités.

Est-ce que ça m'a plu ? La réponse est non : la sortie au bac à sable était d'un ennui mortel, ne parlons pas des ballades en vélo en forêt que je faisais sous prozac, j'ai très peu aidé aux devoirs, je n'ai jamais su faire des gâteaux, je mettais des cassettes d'histoires le soir au lieu d'en raconter, j'évitais les réunions de parents d'élèves comme la peste.
Quant à jouer avec mes fils autant me demander de me faire une auto-acupuncture.

L'adolescence ? Un peu mieux, au moins on peut avoir des discussions assez intéressantes avec sa progéniture entre deux pulsions meurtrières.

Je peux donc dire que j'ai assuré le minimum syndical mais que l'élevage du nain n'est ni ma spécialité, ni ce que je préfère faire dans la vie.

Je ne suis donc pas, clairement, une mère poule, mais pas une mère indigne au sens "je laisse mes fils dans la voiture pendant que je vais dans une discothèque".
Je ne me range pas non plus dans la catégorie "mère copine". Mes fils ont pris quelques roustes maison quand ils ont franchi le toléromètre à conneries.

Ni absente, ni très présente, ni copine, ni vraiment mère, mon éducation a grosso modo consisté à ce que mes fils ne me chient pas dans les bottes. Et à les jeter à l'eau. En leur disant "tu coules ? Et bien nage maintenant".

Avec deux/trois câlins, je ne suis pas - totalement - un monstre non plus.

Résultat ? Ils sont beaux et intelligents.

Pas exceptionnellement doués, ni PDG de leur boîte à 18 ans mais assez normaux pour être heureux et autonomes  dans la vie, ce qui finalement est tout ce qu'on peut leur souhaiter.

Il se contentent en tous cas d'avoir une dame qui ne répond pas totalement aux critères établis pour la maternité mais qui au moins ne leur siphonne pas leur oxygène.

Et en prime dépanne leur PC.

Quant à leur génitrice, elle est finalement contente de ne rentrer dans aucune case de la maternitude.

Déjà qu'il lui en manque plein dans le cerveau...

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : mères, enfants, éducation | |  Facebook | |  Imprimer | |