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12/01/2011

Donc finalement je suis entourée de boulets....

Après entretien avec un vampire, chapitre II

 

Elle : (sanglots) allo (sanglots)


Manu : qu'est-ce qui t'arrives encore (agacement)


Le meuri (en fond) : groumpf


Elle: il n'est pas venu, tu te rends compte, je l'ai attendu toute la soirée, il n'est pas venu. Et il ne m'a même pas appelée.


Manu : ben il a du avoir un empêchement vu la situation.


Elle : Mais il m'avait promis de parler à sa femme. il me l'avait promis. (re sanglots).


Manu : (exaspération) bon écoute, je te l'ai déjà dit, si tu fréquentais AUTRE CHOSE que systématiquement des hommes mariés tu aurais moins de problème.


Elle : mais je l'aime, c'est l'homme de ma vie. Je le sais, c'est le bon cette fois.


Manu : comme les douze fois précédentes.


Elle : je t'assure, il me l'a dit, il va quitter sa femme, il n'y a plus rien entre eux. Le temps de régler deux/trois points pratiques.


Manu : mais bien sur. Et il t'a certainement dit qu'il ne la touchait plus, non ?


Elle : comment tu le sais ?


Manu : parce que les douze précédents t'ont servi la même soupe à la truffe. Et que la truffe, c'est toi.


Elle : tu es odieuse, je te l'ai déjà dit.


Manu : oui, mais je fais comme toi, je n'en tiens pas compte.


Le meuri : groumpf groumpf


Manu : maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai une soupe et une tisane qui m'attendent. Toi tu as tes histoires de fesses, moi j'ai mes histoires de mamie.


Elle : (sanglots) tu es horrible, je te souhaite un jour d'être au fond du trou et de n'avoir personne pour te tendre la main.


Manu : c'est probablement ce qui va arriver. Autre chose ?


Elle : et ce n'est pas la peine de me rappeler.


Manu : ça ne risque pas.


Elle : raccrochement rageur.


Le meuri : y'a quelque chose à la télé ?


Manu : boh, rien, comme d'hab...

 

 

J'ai légèrement arrangé le dialogue mais grosso modo, l'esprit y est.

Et mon ex-copine a raison, je finirai probablement seule avec mes chats.


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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : copine, téléphone, pleurs, engueulade | |  Facebook | |  Imprimer | |

15/11/2010

Ceci est un billet à vocation contraceptive

Un samedi matin, vous finissez votre déjeuner tranquillement,  lorsque votre mari vous sort sans préambules

"tu sais que ton fils (vous avez remarqué qu'en cas de catastrophe, c'est toujours "ton" fils) est rentré à 5 heures du matin ?"

Arrêt sur image au passage : l'individu en question de 17,5 ans était quand même censé avoir passé la nuit chez vous en dormant paisiblement dans sa chambre décorée de Babars et Dora l'Exploratrice. Du moins vous le pensiez quand vous l'avez bordé la veille au soir.

Après avoir épongé le café qui s'est répandu sur vos genoux, dit merci aux pompiers qui vous ont extrait la cuillère coincée dans votre gorge et repris vos esprits, vous adoptez donc une tête sinistre de circonstances et attendez le retour du malotru, parti répéter avec son groupe de musique de jeunes, en tapotant du pied par terre.

Ceci dans l'attente de lui passer un savon maison force 12.

Ce que vous commencez d'ailleurs à faire quand le susdit franchit votre seuil la guitare sur le dos.  Vous sortez donc la flûte traversière, accompagné au basson acoustique par le père, dont vous répétez bêtement les phrases, et qui vous engueule aussi parce que ça l'énerve.

Jusqu'à ce qu'à la question fatale arrive "Mais OU étais-tu" ?

Et que pris de court, le fugueur réponde en rougissant "chez ma copine"

C'est là qu'intervient un intéressant cas de figure qui passionnerait un congrés de psychiatres cherchant un remède efficace à la schizophrénie.

Votre organe vocal continue de vibrer en mode allegro fortissimo pour la galerie mais votre esprit est déjà ailleurs et se polarise sur une seule et unique question

QUI EST CETTE FILLE ???

Oui le fait que la chair de votre chair ait découché de 1 à 5 heures du matin  n'a strictement plus aucune importance. Ce qui en a en revanche c'est de savoir si la dulcinée de votre progéniture n'est pas une assiette de la mer : autrement dit un thon au QI de poisson rouge.

Car il serait inconvenant d'avoir une belle-petite copine qui ne soit pas à la hauteur d'un garçon aussi beau et intelligent que le votre. Et surtout de ne pas SAVOIR. C'est le pire.

C'est là que le meuri se montre en-dessous de tout.

Au lieu de lui poser LA bonne question, il envoie le fils dans sa chambre, en lui disant "va bosser"

Arrêt sur image 2 : dans la famille du meuri, il est quasi-inconvenant de poser une question à part "tu sais quel temps il va faire demain ?"


Et du coup vous restez à ronger votre frein et creuser un trou dans le sol de votre appartement à force de tourner en rond en attendant 1. que votre mari s'éloigne 2. que votre fils soit disposé à vous parler

Après d'interminables heures d'attente, n'y tenant plus, vous profitez du quart d'heure bricolo du meuri et d'une pause du fils hors de sa chambre pour commencer le bombardement.

Pour obtenir quelques informations sur la gisquette : nom, pédigree, adresse, durée de l'affaire.

Mais c'est bien "quelques" infos. Pas suffisamment.

Pas de visuel de mademoiselle disponible.

Donc. Plan d'attaque numéro 12B.

Dès lundi matin, je lance mes espions. Qui devraient normalement me ramener une fiche détaillée.

Comment ?

N'espérez pas que je vous le dise.

Si mon fils lit ce billet, je suis déjà une femme morte.

 

En ce qui concerne le titre du billet... Futures et jeunes mères... Voilà.

Maintenant vous pouvez aller prendre un anti-dépresseur. Les vôtres ne feront pas mieux.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : fils, ado, petite copine, engueulade | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/10/2009

ZazieManu dans le métro


J'ai eu une semaine de folaye. Sans rentrer dans les détails d'un emploi du temps chargé, j'étais quand même pas mal au taquet question courir partout et nerfs au bords de la crise de nerfs.

Quand donc jeudi matin la ligne 5 du métro que j'emprunte pour aller travailler part - ENCORE - en vrille, vous imaginez que je suis loin d'être in the mood for love.

Je laisse passer quelques rames surbondées, mais au bout d'un moment, déjà en retard, je finis par m'immiscer dans un wagon, en repoussant vers le fond au passage, sans m'excuser,  je l'avoue, une dame qui portait un gros sac genre glacière très remplie.

Qui commence à ralucher dans sa moustache.


A la station suivante, les gens se précipitent pour descendre et, ralentie par mes talons et la fatigue de la soirée de la veille, mon temps de réaction est lent. Je reste donc un peu plantée sur mon axe, au grand déplaisir de la petite dame à la glacière qui se met à ralucher plus fort, carrément plus fort même puisqu'elle me dégaine un "mais bouge donc espèce de nouille"..

Première salve que je laisse passer sans réaction.

Sur quoi la petite dame qui ressemble à une institutrice près de la retraite (physique sec, imper, coupe courte, grand nez et lunettes), se sent en confiance et tente un "plat de nouille, celle-là, c'est pas possible"..

Faut pas trop chauffer Manu,

Non..

Faut pas..

Je me retourne vers l'insolente en la gratifiant d'un sonore - très sonore  "mais ta gueule, toi, tu me parles pas sur ce ton d'abord"... (texto)

Sur ce, vu que la rame s'était vidée, débaroule à toute vitesse la deuxième moitié du couple le plus fasheune de l'univers qui monte au créneau pour défendre sa moitié : le meuri..

Plus petit que sa femme, (et même que moi avec des talons je pense), un look de pré-retraité de la SNCF, et une tête d'Hitler vieillissant, avec moustache comprise.

Il se met à me hurler dessus en me traitant de tous les noms d'oiseaux à sa disposition et en me demandant si je me suis regardée dans la glace..


Oh pitin..


Evidemment, le ton est monté, très haut, très très haut, au milieu d'une rame paralysée par les gentillesses échangées de part et d'autre qui, pour ma part sont allées du "connard" à "t'es moche" en passant par "va mourir" et "pauvre nase".

Bon ce n'est pas très recherché comme langage, mais dans le feu de l'action, on réfléchit moyennement à la qualité de son vocabulaire..

Au milieu de son flot roulant d'insultes le petit monsieur menace de m'en coller une..

Je lui rétorque "essaie un peu, pépère, tu vas voir" ... C'est à ce moment qu'un léger mouvement à agité l'assistance, qu'une dame m'a gentiment conseillé de laisser tomber et que la femme, visiblement apeurée par la perspective d'un mano à Manu (mouahahhahah le jeu de mot) à commencer a s'accrocher au bras de son mec en criant.. "ArrrEEEEETTTTES ROGER arrrretttttess, laisse tomber, c'est moi qui ai commencé"...

Au passage : "Roger".. MOUAHHAHAHAH


Un peu freîné par sa moitié penchée sur lui qui lui retenait le bras, le valeureux Roger n'est pas passé aux actes alors que perso ma main me démangeait quand même fortement.

En revanche nous avons continué à nous manifester mutuellement notre estime par des petits mots tendres dont le volume auraient réveillé l'intégralité d'une maison de retraite sous sonotone.

J'aurais volontier continué ce fructueux échange, et j'allais dégainer mon fameux "petite bite" quand malheureusement, le métro est arrivé à ma destination. J'ai donc envoyé une dernière bordée d'injures et je suis descendue de la rame..


Quasi revigorée d'ailleurs..

Une bonne engueulade, moi ça me met en forme pour le restant de la journée..

Pas vous ???


Au passage, relisez donc Zazie dans le métro - un moment de pur bonheur et l'utilisation du français comme je l'aime -

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : métro, engueulade, bagarre. | |  Facebook | |  Imprimer | |