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23/09/2010

Epicurienne à signaler

 

Epicurienne  

adjectif féminin singulier :  qui est relative à la doctrine d'Épicure, relative à la recherche du plaisir des sens avant tout  

nom féminin singulier  celle celui qui est partisan de la doctrine d'Épicure  ; celle qui ne pense qu'aux plaisirs (être, vivre en épicurienne)


Cette définition s'applique relativement bien à mon mode de fonctionnement. J'aime tous les plaisirs que peut offrir la vie : la bouffe, la rigolade, la paresse, les coups à boire, les chorégraphies approximatives sur le dancefloor,  les cigarettes qui font rire sans parler du reste.

J'admire les gens qui volontairement se privent de toutes les tentations qui s'offrent à nous pour des raisons qui leur appartiennent.

Je ne résiste à rien, surtout pas à l'irrésistible.


En revanche, si ma tête balance du côté des jouisseurs, mon corps me rapproche du camp des ascètes.

Je fais du cholestérol avec une feuille de salade, la moindre pâtisserie se loge directement sur mes hanches, la clope a tueR mes artères, la drogue me rend malade, je suis ivre au bout de deux verres et si je n'ai pas mon quota de sommeil, je suis une loque humaine.

Mon corps non plus ne résiste à rien, ce con.

J'ai bien essayé de l'échanger deux ou trois fois sur Ebay mais personne n'en a voulu.

Je suis donc une épicurienne bonne du curé : je voudrais bien, mais j'peux point.

 

Même limitée par ce physique absurde qui ne veut rien savoir je me situe et me revendique du camp des bons vivants.

 

Théologiquement parlant étant donné que je suis persuadée que ce ne sont pas 600 ou 700 vierges qui m'attendent au bout du grand tunnel de lumière. Mais plutôt le grand rien. Je cherche donc à profiter au mieux du peu de vie qui m'est donnée avant de sombrer dans l'Alzheimer et de distribuer des biftons à l'UMP comme Liliane.


Et je dirais que même si (c'est une hypothèse de travail) je croyais que le tout puissant m'offrait une deuxième vie d'éternitude, d'ailes dans le dos et de harpes célestes (pitin comment ça doit être rasoir) j'ai un gros doute sur le fait que papa demande à sa plus belle création de s'emmerder comme un rat mort en se privant de tout.

 

Après chacun fait ce qu'il veut.

 

Tout ce que je demande c'est qu'on me laisse épicurer en paix dans les limites que m'impose ma physiologie. Sans me dire 25 fois par jour que le travail c'est la santé et que de se resservir du canard aux pêches, c'est mal.

 

Oui, laissez-moi me goinfrer tranquille, surtout si vous voulez que je vous distribue des biftons quand je serais Alzheimer.

 

 

PS : dieu vient de m'appeler. Il est très fâché que je mette en doute son existence, du coup il me supprime les tickets restaurants et me condamne à porter du Desigual pour l'éternité.

 

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07:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : epicurienne | |  Facebook | |  Imprimer | |