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18/10/2012

Créative ? Non. Dingo.

 

Je m'auto-classe dans la catégorie des gens plutôt créatifs.

(qui a crié "créatif de conneries, surtout" ? Je vous vois, vous savez)

Option d'ailleurs confirmée lors d'un récent séminaire d'entreprise où mon profil a été clairement situé dans cette catégorie.

Evidemment quand tu passes la moitié de ton séminaire à faire rigoler le formateur et à répondre n'importe quoi aux tests  il est peu probable qu'il te colle dans la catégorie "gestionnaire".

Or, selon une récente étude suédoise (oui, ils sont forts ces suédois), la créativité va souvent de pair avec la maladie mentale. 

Les écrivains présentent des risques accrus d'anxiété, de schizophrénie, de dépression et de troubles bipolaires. 

Ils ont deux fois plus de risques de se faire péter le caisson que le reste de la population

Les danseurs et les photographes, quant à eux sont sujets aux troubles bipolaires également.

Les créatifs en tant que groupe restent plus ou moins dans les statistiques normales de dinguerie de la population générale.

Mais ils sont plus sujets à des troubles du comportement du type anorexie. Voire à des maladies du type autisme.

En clair, pour toi ami blond surfer australien : créativité = risque de zinzin avéré.

Je comprends maintenant pourquoi les gens de ma sphère professionnelle me parlent doucement avec la tête penchée sur le côté comme à un petit enfant qui vient de faire une bêtise.

Et pourquoi l'évêché de Paris a proposé le meuri pour la canonisation avant sa mort.

Vu qu'il supporte mes lubies diverses et variées et mon humeur bipolarisée depuis la nuit des temps sans broncher.

Enfin si, il bronche, mais quasiment en silence.

Ca donne un truc genre "chemmememegroumpf"

Pour te donner la mesure du truc, je remplacerais le terme "humeur cyclothymique" par "humeur cyclonethymique"

Je passe d'un état dépressif profond à un état jubilatoire total en moins de temps qu'il faut à une tornade pour balayer un champ de pastèques génétiquement modifiées.

C'est fatigant pour tout le monde, y compris pour l'intéressée.

 

Quant au fait que le génie va souvent de pair avec une araignée au plafond, c'est un peu normal. Des capacités créatives hors normes vont souvent avec un mental... hors normes aussi.

On a rarement vu un chef d'oeuvre impérissable peint ou écrit par un contrôleur de gestion.

(pardon ami contrôleur de gestion, tu as d'énormes qualités aussi, certainement)

Tu n'embrasses pas une profession ou une carrière tout à fait par hasard non plus. 

Quand tu as le choix, bien évidemment, ce qui n'est pas toujours le cas.

Michel-Ange était certainement autiste Aspberger (les génies, tu sais Rain Man qui calcule tout sans ordinateur), Van Gogh a fini dingo, Kurt Cobain s'est fait sauter le cerveau, j'en passe et des meilleurs. 

J'ai même une anecdote sur Bill Gates, rencontré par une de mes copines lors d'une opération de presse, alors qu'elle travaillait avec Microsoft. 

Planté au milieu d'une pièce, assis sur une chaise, ne parlant à personne, il se balançait d'avant en arrière de façon tout à fait... Inquiétante.

A tel point que ma copine ne voulait pas croire que c'était réellement Bill Gates mais son jumeau neuneu qu'on avait planté là pour régler la lumière.

Héééé oui. 

Même lui.

Donc tu vois  si tu as une personne de ta famille qui entame brutalement une petite danse de la joie dans ton salon juste parce que le ciel est bleu, ne t'inquiète pas.

C'est peut-être un génie qui va te rapporter des trillions de brouzoufs avec une idée qui va révolutionner l'univers.

Ou alors il a juste trop picolé.

A voir.

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(Là l'auteur est clairement dingue, à défaut d'être créatif)

(la photo est de moi, si si, la sculptouze était exposée face au Louvre hier)

(C'est Léonard de Vinci qui doit se marrer)


L'article source sur le site de la BBC en anglais

24/11/2010

Depuis hier je suis rassurée sur ma santé mentale

Selon une étude sur le cerveau, les femmes parviennent souvent moins bien à se détendre complètement au point d’oublier tous les soucis du quotidien. Et pour cause, le cerveau féminin aurait une plus faible capacité à se reposer que celui des hommes. Une différence qui trouverait peut-être sa source dans le taux des hormones sexuelles.

C'est exact.

Vous vous avez toujours une pensée qui tourne (on mange quoi ce soir ? Ca me va le rose ou pas ? Où j'ai mis le gosse ?)

Alors que quand vous voyez votre cheuri les yeux vides fixés sur l'ordi, la télé ou un porno, en fait... Il reboote.

Il est inutile de parler à un homme qui reboote. Son système auditif charge la version 4.2.2 et ne peut absorber en même temps vos interrogations existentielles, surtout si elles comportent une alternative du style "on part où cet été ? Mer ou montagne ?


C'est pourquoi les femmes sont toujours plus stressées que les hommes. En plus du fait qu'elles se tapent majoritairement la joie de la gestion du foyer.


Sauf moi, j'en fous pas une, mais en tant que femelle alpha de mère en fille, j'ai appris à manipuler la testostérone et donc à faire bosser le mâle.


La bonne nouvelle (ou pas) toujours selon la même étude c'est que étonnamment,  chez les sujets schizophrènes, ce constat est inversé. L’activité cérébrale des femmes malades ressemble davantage à celle des hommes sains, et inversement.

 

Donc mes chéries, si vous vouler vous la couler douce avec les yeux dans le vide, assise dans le canapé une bière à la main avec des chaussettes sales aux pieds, soyez schizophrènes.

 

Vous pourrez rebooter tranquille, en entendant des voix dans votre tête qui vous ordonnent de massacrer tous les gens habillés en violet. Et en plus avoir plein de drogues gratos, un noeud en cheveux sur la tête et des lunettes peinturlurées....

 

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C'est tentant, non ?

 

Merci à Freddinette qui m'a envoyé l'article évoqué ci-dessus.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : cerveau, femme, homme, folie, détente | |  Facebook | |  Imprimer | |

09/02/2009

Un fou vaut mieux que deux tu l'auras...

En surfant sur mes sites favoris, je suis tombée sur un article rigolo - si l'on peut dire -  du journal Courrier International (excellent journal que je vous recommande chaudement par ailleurs)

A côté des grandes maladies mentales telles la schizophrénie ou la paranoïa, existent un certain nombres de syndromes rares d'origine neurologique et qui rendent ceux qui en souffrent un tantinet bizarroides.

Comme par exemple

  • le syndrome de l’accent étranger :  les personnes atteintes de cette maladie commencent subitement à parler avec un accent étranger – souvent d’un pays où elles n’ont jamais mis les pieds

 

  • Le syndrome de la main étrangère : les personnes qui souffrent de ce syndrome perdent le contrôle conscient d’un membre. La main “étrangère” peut contrecarrer le mouvement de l’autre main, par exemple en déboutonnant une chemise que l’autre main est en train de boutonner ou en écrasant une cigarette qu’elle vient d’allumer

 

  • Le syndrome de Capgras Ce trouble, qui porte le nom du psychiatre français Joseph Capgras, est la conviction délirante qu’un ami proche ou un parent est un imposteur.  Il existe également une forme de délire analogue, le syndrome de Cotard, où le patient est convaincu qu’il est mort, en décomposition ou qu’il n’a jamais existé.

 

  • La dysphonie spasmodique L’in­capacité de parler autrement qu’en vers, en chuchotant ou avec une voix de fausset

 

  • Le syndrome d’Alice au pays des Merveilles Ce trouble neurologique, qui tire son nom du fameux conte de Lewis Carroll, fait paraître les objets – et certaines parties du corps du patient – plus petits, plus grands, plus proches ou plus distants qu’ils ne le sont en réalité

 

  • La synesthésie Cette autre forme de perception brouillée se traduit par une étrange combinaison des sens qui conduit le patient à associer des chiffres avec des couleurs, des sons avec des goûts ou d’autres sensations

 

Ayant moi-même le grand bonheur de bénéficier d'une famille de toqués complets, à part mes ascendants et descendants (et encore ma mère est quand même borderline) j'ai quand même été inspecter par précaution mes collatéraux sous le nez pour vérifier s'ils n'étaient pas eux aussi, atteints d'un syndrome rare. J'ai aussi fait un petit check sur ma personne, par précaution. Et force est de constater, qu'après étude sérieuse, il s'avère ma famille et moi-même sommes atteints de plusieurs syndromes qu'on peut ajouter à la liste précédente :

 

  • Le syndrome du téléphonisme aggravé : touche généralement les mères et les pousse à confondre leur bras avec un téléphone. La victime pense donc que pour faire circuler le sang il convient d'appeler ses copines - et éventuellement sa fille - une quinzaine de fois par jour à raison d'environ une heure par appel. Et quand le téléphone sonne elle saute dessus en vol plané comme si sa vie en dépendait. Forcément, puisqu'elle considère que le téléphone fait partie intégrante de son organisme.

 

  • Le syndrome du mutisme marital : frappe essentiellement les hommes mariés dotés d'une femme très bavarde. Ils ne s'expriment plus que par "groumpfs" interposés. Les seules phrases qu'ils arrivent encore à articuler sont "passe-moi le sel" et "il fait quel temps demain ?".  Le traitement passe généralement par l'éloignement de l'épouse de façon à ce que le patient puisse enfin articuler deux mots de suite avant d'être coupé dans son élan.

 

  • La distributeurbancairosthésie : concerne les adolescents. Dans ce trouble, le jeune confond un adulte (père, mère, grands-parents, ou autres) avec un distributeur de billets. Il essaye donc constamment de tirer de l'argent et peut devenir irritable si les billets ne sortent pas. Dans les cas les plus graves, les sujets ont des visions et voient des logos de banque sur le visage de leurs interlocuteurs.

 

  • La marcophilie : pousse le sujet, souvent féminin, à vouloir acquérir uniquement des objets griffés, notamment dans le domaine de la maroquinerie. Dans les cas poussés dits de "marcophilie fachonvictimesque" la victime peut tomber dans des excès identiques à celles des addictions narcotiques. Elle est prête vider un compte en banque voire à agresser une petite vieille pour entrer en possession du must-have du moment.

 

  • La partirenvrillosthésie : les sujets - plutôt féminins - commencent à formuler des hypothèses délirantes sans aucun fondement. Ces hypothèses provoquant en général une hilarité incontrolable qui ne peut se calmer qu'à coup de doses intensives de relaxant musculaire ou par une contention en camisole de force.

 

  • Le syndrome du  questcequej'aifaitaubondieupourmériterça : est en général une réponse masculine à la maladie précédente. S'accompagne de soupirs accentués et de tics oculaires incontrolables dits "yeux levés au ciel". Dans les cas accentués, le sujet a également des haussement d'épaules nerveux ou a tendance à s'enfermer dans des pièces hermétiques...

 

Et vous alors, vous souffrez aussi d'un syndrome bizarre ? Allez dites tout à tata Manu...

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : folie, maladies rares, courrier international, famille | |  Facebook | |  Imprimer | |