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16/01/2011

Vous irez voir le discours d'un roi, c'est un ordre

Tu es comme moi ? Tu aimes le cinéma anglais et les films historiques ?

Tu es blond à forts pectoraux ?

Euh non, je m'oublie.

 

Alors tu iras voir le discours d'un roi.

Où la petite histoire dans la grande histoire.

 

L'histoire justement : le père de l'actuelle reine Elizabeth, affligé d'un bégaiement qui le handicape depuis sa tendre enfance, se prépare à vivre dans l'ombre de son père et d'un frère aîné brillant et appelé à régner. Son entourage le considère comme inapte à la vie publique. Seule sa femme lui apporte son indéfectible soutien et tente de l'aider à guérir en lui faisant rencontrer tous les thérapeutes possibles.  Il va devenir contraint et forcé le Roi George VI, suite à la mort de son père et à l’abdication de son frère Édouard VII moins d'un an après. George VI vaincra son bégaiement et surmontera ses peurs grâce à un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles. Sa voix retrouvée, il réussira à galvaniser le peuple anglais pendant la dernière guerre mondiale.

 

Le film est directement inspirée de l'histoire vraie et peu connue du père de la reine Elizabeth dont l'histoire se souvient comme d'un personnage effacé et peu intéressant. Il était tellement peu considéré avant son couronnement, que la possibilité de lui préférer son frère cadet, le duc de Kent, le seul de la fratrie royale a avoir  un fils, fut évoquée. Sa réputation est semble-t-il bien au dessous de la vérité, car l'homme a toujours fait preuve de courage face au danger. Et a redonné espoir aux anglais dans les heures les plus sombres de la deuxième guerre mondiale. On sait que l'actuelle reine Elizabeth adorait ce père aimant disparu trop prématurément.

 

Pour faire court ? J'ai adoré. 

 

La reconstitution est méticuleuse. Pas une faute dans les décors et les costumes. Et tous les acteurs sont d'une justesse incroyable. Malgré le fait qu'il n'y ait aucune ressemblance physique entre Colin Firth et son personnage, le roi George VI, on y croit à chaque seconde. Outre Colin Firth, excellent dans le rôle principal,  mention spéciale à Geoffrey Rush qui incarne le thérapeute au méthodes plutôt excentriques qui va "sauver" le roi et à une Héléna Bonham Carter bluffante, qui joue sa femme, mère de la reine Elizabeth et future Queen Mum, bien loin de ses rôles excentriques habituels.

La réalisateur Tom Hooper n'en est pas à son coup d'essai à propos de l'histoire de son pays. Outre Le Discours d'un roi, il avait déjà dirigé un téléfilm en deux parties consacré à Élisabeth Ière d'Angleterre, qui régna au XVIème siècle sur la Grande-Bretagne . Il a également réalisé "Daniel Deronda", une mini-série de 3 épisodes située dans le Londres de 1874.

Je n'ai pas entendu une seule critique négative sur ce film, au budget plutôt modeste, mais dont la qualité a séduit au point d'être un grand favori des futurs Golden Globes et autres Oscars.

En attendant, vous, allez le voir, c'est un ordre. 

Et on ne discute pas.

Sortie en salles le 2 février

 

 

J'ai emprunté quelques infos à Allo Ciné pour le le film et la bande annonce et à Wikipédia pour les détails historiques

06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : le discours d'un roi, colin firth, héléna bonham carter, geoffrey rush | |  Facebook | |  Imprimer | |