Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/04/2009

Les films que personne il s'en souvient...

... Sauf moi.. Et peut-être Caro et Julie-Tink. Mais ils font partie de ma filmographie de chevet..

L'idée de cette note est partie d'un échange avec M. qui parlait de ses films favoris, dont certains de Philippe de Broca. A ceux qu'elle citait, j'ai répondu que je préférais un autre film du réalisateur qui lui est resté largement méconnu et sous-estimé, et que je n'hésiterais pas à qualifier de chef-d'oeuvre poétique :

LE ROI DE COEUR - 1966

Avec Alan Bates, Michel Serrault, Micheline Presle, Pierre Brasseur, Jean-Claude Brialy, Jean Poiret...(entre autres).

L'histoire :

Avant d'évacuer Marville, en 1918, les Allemands dissimulent une charge d'explosifs dans la cathédrale. Avertis, les alliés chargent le soldat Plumpick d'en trouver la cachette. Arrivé en ville, tous les habitants ont déserté à l'exception des pensionnaires de l'asile d'aliénés qui se répandent dans la ville.

Poétique, lunaire, inventif et drôle, le film réussit en plus l'exploit de faire jouer magnifiquement des acteurs plutôt réputés pour leur cabotinage. Malgré tout le Roi de coeur a connu un véritable échec critique et public lors de sa première sortie en salles en décembre 1966 en France. Une déconvenue qui plongea Philippe de Broca dans une remise en question qui le poussa même à vouloir abandonner le cinéma. Le roi de coeur a connu à l'inverse un vrai succès aux Etats-Unis où le film, résolument anti-guerre, était particulièrement apprécié dans les milieux étudiants. A l'affiche de certains cinémas pendant plusieurs années, le film s'est même vu adapter en comédie musicale à Broadway à la fin des années 70.

18656049.jpg


Du coup, j'ai eu envie de vous parler aussi ..d'UN MONDE FOU, FOU, FOU.. - 1963

Celui-ci m'est revenu en mémoire en regardant avec mon fils un épisode  des Simpson dont une séquence rendait un hommage appuyé au film.

Film de Stanley Kramer. Avec Spencer Tracy

L'histoire :

Quatre voitures sont doublées à toute allure par celle de Smiler Grogan sur la route de Las Vegas. Un peu plus loin, il sort violemment de la route. Juste avant de mourir, il évoque un trésor caché quelque part dans le vaste parc de Santa Rosita, en Californie. Les occupants des quatre voitures ont tous bien entendu et se lancent à la recherche du fameux trésor dans une course échevelée où tous les coups sont permis.. Bientôt rejoints par tous ceux qui se lancent derrière eux.. Jusqu'à une poursuite finale d'anthologie...

Une brochette insensée de tout ce que les USA comptait comme acteurs  comiques de l'époque, A part Jerry Lewis pour une très courte apparition, Buster Keaton dans un de ses derniers rôles,  et Peter Falk (Columbo),  ils sont pour la plupart totalement inconnus ici mais célébrissimes outre-atlantique ! Ce qui en fait un film culte pour les anglo-saxons. Il n'est pas passé à la télé depuis des lustres, et c'est bien dommage. J'aimerais vraiment le revoir !!


un_monde_fou_fou_fou_fou,1.jpg



Et de film loufoque en film loufoque, je me suis aussi souvenue

d'HELLZAPPOPIN

Film comique de 1941, réalisé par Henry Potter (et pas Harry Potter) avec Ole Olsen et Chic Johnson.

L'histoire :

Ole et Chic ont entrepris de tourner un film mais le producteur impose un coscénariste, Jeff. Ce dernier est amoureux de Kitty, future très riche héritière convoitée par Woody, un jeune homme fortuné. Parallèlement, Betty, la sœur de Chic, s'est éprise d'un vrai prince russe qui se fait passer pour un aventurier. Quimby, un détective, vient se mêler aux divers quiproquos et en provoquer de nouveaux.

Les dialogues frôlent l'absurde  des personnages insolites interviennent (animaux parlant, monstre à la Frankenstein), et les gags s'enchaînent à un rythme soutenu, ponctués par celui, en forme de leitmotiv, du machiniste apportant des fleurs puis des plantes de plus en plus volumineuses pour finir par un cèdre, à Mrs Jones, en criant "Une plante verte pour Mr Jones, Mr Jones ???"

Loufoque, délirant et survolté, le film relate l'univers d'une comédie musicale déjantée que les réalisateurs tentent de remettre sur les rails de la crédibilité. Helzapoppin est, comme un monde, fou fou fou, également assez méconnu en France, mais culte outre-atlantique.

Il est aussi culte dans ma famille, où, chaque fois qu'on voit passer dans la rue un clampin avec une grosse plante on crie "Une plante verte pour Mr Jones" !!

Avec de belles séquences de Lindy-hop (la danse de l'époque, cousine du swing  ET ancêtre du rock) en prime..