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29/03/2010

Le paradoxe de l'histrion


Dans la série : la psycho à deux balles pour tout public.


Les personnes qui me connaissent dans la vraie vie le savent, j'ai une tare terrible.


Je souffre d'histrionisme.


L'histrionisme est une maladie qui vous pousse à souhaiter être constamment dans la lumière et au centre de l'attention et à faire quasiment n'importe quoi pour y parvenir.


Comme parler en mode Castafiore, faire des caprices de divas, porter des talons vertigineux, y compris pour arpenter un champ de maïs, hurler sur tout ce qui bouge, ramener les sujets de conversation systématiquement à soi, se couvrir de strass du matin au soir, porter un sac en python rose,  et surjouer absolument tout et n'importe quoi.


De quoi faire fuir à peu près 75 % de mes interlocuteurs.


Mais les 25 % qui arrivent à supporter sont généralement un bon public devant lequel je peux donner mon petit show quotidien et ainsi apaiser mes pulsions de moije-isme.


Mais où est donc le paradoxe me direz-vous ? Tu es cabotine, tu es cabotine, et alors ?


Oui, je le suis partout....Sauf sur une scène..


J'adore faire le petit théâtre de Manu devant un groupe de gens réduit et plus ou moins familier, mais je suis physiquement au bord du malaise dès qu'il s'agit de faire de même sur une scène ou devant un public plus nombreux.


Prendre la parole en public me tétanise, réciter un texte devant un auditoire me transforme en serpillière pathétique et la perspective de me retrouver sur une scène avec un projecteur dans les yeux suffit à me faire passer quelques nuits sans sommeil.

Et pourtant j'adore, le théâtre, j'ai pris quelques cours. Aux répétitions, tout va bien... Mais dès qu'il s'agit de représentation.. Les toilettes deviennent ma seconde maison et je conclus mon passage sur scène en quasi-malaise vagal.


J'aurais adoré monter sur les planches et écrire par exemple un one-woman-show, même à titre amateur (ne parlons pas de professionalisme, je n'ai pas cette prétention).


Mais impossible. Mon corps refuse.


Je me suis donc résignée à abrutir mes proches avec mon spectacle permanent pour lequel je suis mon propre auteur, mon propre metteur en scène, ma propre habilleuse-maquilleuse et ma propre éclairagiste.


Du coup, en fait, je n'ai de compte à rendre à personne et je fais ce que je veux..

C'est plutôt pas mal..


MOUAHAHAHAHAHAHH....


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Et merci à Shaya qui m'a donné l'idée de ce billet

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (36) | Tags : spectacle, égocentrisme, histrionisme, public, psychologie | |  Facebook | |  Imprimer | |

27/08/2009

Le ton des commentaires

En discutant il y a quelques mois avec Dom - dont on salue le retour parmi nous grâce au grand esprit et à Orange Sénégal par une ola géante, oooooooooolaaaaaaaaa - nous sommes tombées d'accord sur le fait qu'il fallait faire attention en rédigeant ses commentaires.


Car si, en face à face, une vanne au deuxième degré peut être pondérée par une mimique, une gestuelle, un clin d'oeil ou une intonation, l'écrit n'offre pas ce recul, même avec des smileys ou des lols en fin de phrase.

Un commentaire posté dans un esprit taquin ou humoristique, sans aucune volonté de blesser, peut très facilement être mal perçu par son lecteur, sans l'appui du langage corporel.


Il m'est d'ailleurs arrivé en me relisant après avoir posté, de me dire "merdum, j'y ai été un peu fort sur ce coup là" et de sur-commenter pour m'excuser platement.

J'ai déjà un forte propension à l'histrionisme galopant qui me pousse, pour attirer l'attention sur ma personne, à exagérer toutes les situations en surjouant - et en pompant tout l'oxygène de l'endroit où je me trouve jusqu'à ce que les gens présents s'écroulent étouffés.

Ceci ajouté à langage brut de fonderie, un goût sans modération pour le parpaing au 24ème degré, et une tendance certaine à la gaffe m'a valu un certain nombre de déboires auprès de mes interlocuteurs, à l'oral.

Comme par exemple lancer à la cantonade en rigolant bien fort  "boh, c'est pas grave hein, on va pas divorcer pour ça !" et de voir une jeune femme en face de moi se décomposer avant de dire "euh, justement, je suis en plein divorce"...

Booooonnnn, on regarde l'ange passer sans le retenir et on s'excuse platement...


A l'écrit je suppose que c'est pire.

Car dans le cas sus-cité, pas de silence, pas de rougissement de confusion, pas d'excuses a posteriori.

Votre lecteur a donc toutes les chances de se sentir vexé, voire humilié..

C'est pourquoi je tente de moduler mes commentaires en fonction de ce que je crois percevoir du seuil de tolérance à la vanne chez mes interlocuteurs.

Ce qui n'empêche pas Mrs Hyde de ressortir de temps à autres. Et de balancer un com' meurtrier.


C'est pourquoi aujourd'hui je m'allonge sur le sol les bras en croix en signe de contrition pour vous demander pardon..

PARDON OUI PARDON SI J'AI OFFENSE QUELQU'UN involontairement..

Profitez-en ça va durer 24 heures. Après c'est fini, plus d'excuses jusqu'en août 2010. Vous pouvez donc vous venger jusqu'à ce soir dans les commentaires.


En revanche, ceux que j'ai offensé volontairement, ne comptez pas sur un quelconque remords.

Faudrait pas pousser Germaine dans les ronces, quand même. Y'a pas marqué Sainte-Thérèse d'Avila sur mon tee-shirt.

NB pour les inculturels : Histrionisme : comportement d'histrion, attitude psychopathologique de personnes qui cherchent à attirer l’attention sur eux, à plaire ou à séduire de façon excessive et envahissante.

 

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06:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (46) | Tags : commentaires, histrionisme, gaffe | |  Facebook | |  Imprimer | |