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23/11/2012

Trop de live tweet tue le live tweet

Ca faisait environ un bon quart d'heure que je n'avais pas râlé contre quelque chose.

Une éternité. Je me dois donc de réparer cet incident, mon public me réclame.

On va donc le faire vite, court, efficacement.

Et sans détours.

Parfois, je dis bien parfois, certains live tweets sont vraiment pénibles.

Voire font carrément chier. 

Que tu ne t'intéresses pas à certains sujets, c'est normal, je conçois que certains râlent quand la politique envahit leur timeline par exemple.

Je suis la première à ronchonner contre le foot dont je me contrecogne avec une perçeuse à percussion.

Mais je conçois que ce petit jeu binaire de baballe aux piepieds puisse amuser nos amis les hommes.

Laissons-leur ce petit plaisir, sinon ils s'énervent, la testostérone ne s'évacue pas et après ils déclarent la guerre à la Belgique. 

Après tout, en cas de match international où Zlatan met des patates à la terre entière, on peut muter ou aller voir ailleurs si on y est, n'est-ce-pas ?

Non, je te parle du moment où une marque fait venir des gens à un évènement ou à une conférence et qu'elle leur suggère plus ou moins subtilement de twitter.

Et comme disait notre ami Brice, un tweet sur une marque ça va. C'est quand y'en a plusieurs que ça devient un problème.

Voire contre-productif pour la marque en question.

Car au bout du 25ème twitt sur "oh c'est chouette on boit du champage Capetille et fils et on s'amuse, avec le champagne qu'il est bon" que se passe-t-il ami Directeur de Communication ?

Moi-même et un certain nombre de mes confrères vont dérouler la gamme d'humeur qui va du léger agacement à l'énervement prononcé en passant par le grognement rauque et appuyer sur la fonction "mute".

Voire, nous allons éventuellement sortir la machine à scuds et t'en envoyer quelques-uns bien sentis.

Ce qui n'est va totalement a contrario du but recherché, j'imagine.

L'effet de tir de barrage avec salves massives sur twitter n'a pas forcément le même effet qu'une grande vague de pub bien placée dans les médias traditionnels, car ce n'est pas un média traditionnel.

Il faudrait éventuellement que tu t'en rendes compte.

Alors comme rien ne vaut un bon exemple, je vais t'en donner un. Hier une marque avec une couleur d'agrumes organisait une conférence sur ses nouveautés et avait invité visiblement un certain nombre de gens en leur donnant un hastag bien senti.

1/ Je n'ai strictement rien à cirer de la nouvelle boite à image de la marque. Ou de ses nouveaux abonnements qui vont te connecter à ta télé qui sera elle-même connectée à ton téléphone qui va te coûter deux reins.

2/ lire 25 fois de suite "Maurice Boutboul, Directeur de la nouvelle boite à image de la marque dit qu'elle est bien" j'en ai doublement rien à cirer CAR CE N'EST PAS INTERESSANT.

Si je veux connaître la vie, l'oeuvre et la pensée de Maurice Boutboul, j'irai me renseigner toute seule comme une grande fille.

Résultat ? Comme dit plus haut, ne pouvant de là où j'étais muter le hastag, j'ai balancé un scud sur la marque à l'agrume à mes presque 3500 abonnés (hé oui, moi aussi, je me la pète au max) avant de partir de twitter tellement l'impression d'être envahie était forte.

Je fais une nette distinction sur le fait que des gens AIENT une opinion sur un sujet en cours même si le sujet ne m'intéresse pas, même si ce n'est pas la mienne, même si je ne suis pas d'accord.

Et qu'il répètent mécaniquement les déclarations de Maurice Boutboul.

Ah et pour parer à l'objection "oui mais toi quand tu es dans les soirées de l'ambassadeur, tu twittes aussi".

Certes, j'en convient parfaitement.

Mais ayant pris au moins conscience de la lassitude que ceci peut provoquer chez les gens de l'autre côté de mon smartphone, j'essaye de limiter mes interventions, ou de les rendre un minimum drôles et intelligentes (pour l'intelligence c'est pas gagné, par contre). Ou alors de faire quelques jolis Instagrams. Ca marche aussi et c'est moins intrusif (enfin je trouve).

Après le ou la DirCo de la marque à l'agrume tu fais comme tu veux, c'est pas à moi de t'apprendre ton taf, hein.

Quoique...

Avec un peu d'imagination...

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06:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : twitter, live tweet | |  Facebook | |  Imprimer | |

29/08/2011

Escalier spirit

J'ai l'esprit de l'escalier.

Je ne réagis souvent avec trois heures de retard en me disant "flûte j'aurais du répondre ça"
C'est énervant et frustrant.

Et agaçant pour ceux qu'on réveille à trois heures du matin pour leur dire "au fait, je voulais te dire pour tout à l'heure, tu es un gros débile"

 

Prenez mes quinze minutes de célébrité, qui ont plutôt été dix minutes d'ailleurs, le jour où Lise Pressac et Guy Birenbaum m'ont demandé de parler de la vie, l'amour, les vaches et les live-tweets pendant l'émission des clics et des claques sur Europe 1. Il paraîtrait que j'ai une vague connaissance du sujet. 

Ce qui est faux d'ailleurs, je suis totalement ivre à chaque live-tweet ce qui explique le niveau d'imbécilités que je peux sortir.

 

Après avoir ricané bêtement, puis parlé avec une intonation mi-pimbêche, mi Arletty (atmosphère, atmosphèèère) pour exposer mon vécu, Christine Boutin, invitée de l'émission, me pose une question sur ma vie. Orientée sur le fait que je passe visiblement la plupart de mon temps libre devant l'ordi, 

Ce que je lui confirme, puisqu'effectivement le web et les ordinateurs sont devenus mon loisir principal en dehors d'une vie professionnelle et affective quasi standards. 

Mme Boutin se fend alors d'un "Il est gentil votre mari". Ce que je confirme publiquement. Car le meuri est gentil. 

3 minutes après je commence à réaliser que j'aurais du lui répondre en fait "mais gentil pourquoi ?"

Oui, pourquoi aurais-je besoin d'un quelconque agrément de mon époux pour faire ce que j'ai envie de faire.

Qu'on en discute, ok, en tant que binôme. Qu'il me dise que parfois, il aimerait que je lâche mon macbook Roger, ok aussi, je comprends. Mais qu'il me dise ce que je dois faire ? En quelle époque vivez-vous madame ? Au XIXème siècle ?

Vous passez bien le plus clair de votre temps à tenter de vous faire élire, je ne suis pas certaine que votre mari vous demande de vous arrêter (tribute Edouard Balladur)

Et bien pour moi c'est pareil. Je passe mon temps sur l'ordi et c'est comme ça. Personne n'a rien à me dire à ce sujet.

Je pense que votre réaction témoigne, excusez-moi d'une certaine vision archaïque du couple et de la place de la femme.

Qui va de pair avec quelques-unes de vos autres idées d'ailleurs.

Ah oui au fait, je pars aussi en vacances sans mon meuri, voire, je fais des soirées mojito-ivrognerie-copines sans lui.

Hiiiiiinnnnn pêcheresse !!!

A priori selon vos critères, je brulerai en enfer.

Selon les miens, je kiffe ma laïfe.

 

 

Le podcast est ici (j'espère qu'il sera encore en ligne). Bon ça fait un poil melonesque mais j'ai le droit de temps à autres, non ?

 

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