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14/03/2011

Ni mère poule, ni mère indigne, et probablement pas mère du tout

J'ai du être mère environ deux fois deux heures dans ma vie.

Le temps de subir les effets combinés de l'instinct de survie et des hormones qui m'ont poussée à me reproduire.

Après... Je dois bien dire que je cherche encore.

La grossesse ? Trois mois à vomir, trois mois à vous entendre demander "t'as pas un peu grossi, toi ?", trois mois à ressembler à la mère de Dumbo l'éléphant et à avoir tous les pervers de la ville qui vous matent les boobs.

J'aurais aimé à ce moment là que l'homme ait été conçu sur le même modèle que l'hippocampe : une fois le bazar fécondé, on le refile au père et hop.

La petite enfance ? Clairement pas mon truc. Il fallait le faire, je l'ai fait parce que j'ai un minimum de sens de responsabilités.

Est-ce que ça m'a plu ? La réponse est non : la sortie au bac à sable était d'un ennui mortel, ne parlons pas des ballades en vélo en forêt que je faisais sous prozac, j'ai très peu aidé aux devoirs, je n'ai jamais su faire des gâteaux, je mettais des cassettes d'histoires le soir au lieu d'en raconter, j'évitais les réunions de parents d'élèves comme la peste.
Quant à jouer avec mes fils autant me demander de me faire une auto-acupuncture.

L'adolescence ? Un peu mieux, au moins on peut avoir des discussions assez intéressantes avec sa progéniture entre deux pulsions meurtrières.

Je peux donc dire que j'ai assuré le minimum syndical mais que l'élevage du nain n'est ni ma spécialité, ni ce que je préfère faire dans la vie.

Je ne suis donc pas, clairement, une mère poule, mais pas une mère indigne au sens "je laisse mes fils dans la voiture pendant que je vais dans une discothèque".
Je ne me range pas non plus dans la catégorie "mère copine". Mes fils ont pris quelques roustes maison quand ils ont franchi le toléromètre à conneries.

Ni absente, ni très présente, ni copine, ni vraiment mère, mon éducation a grosso modo consisté à ce que mes fils ne me chient pas dans les bottes. Et à les jeter à l'eau. En leur disant "tu coules ? Et bien nage maintenant".

Avec deux/trois câlins, je ne suis pas - totalement - un monstre non plus.

Résultat ? Ils sont beaux et intelligents.

Pas exceptionnellement doués, ni PDG de leur boîte à 18 ans mais assez normaux pour être heureux et autonomes  dans la vie, ce qui finalement est tout ce qu'on peut leur souhaiter.

Il se contentent en tous cas d'avoir une dame qui ne répond pas totalement aux critères établis pour la maternité mais qui au moins ne leur siphonne pas leur oxygène.

Et en prime dépanne leur PC.

Quant à leur génitrice, elle est finalement contente de ne rentrer dans aucune case de la maternitude.

Déjà qu'il lui en manque plein dans le cerveau...

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : mères, enfants, éducation | |  Facebook | |  Imprimer | |