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22/02/2013

La loi des séries

Si ce titre n'a jamais été fait, je le dépose à l'INPI immédiatement.
Bien, parlons peu, parlons bien et parlons directement.

Il faut que tu regardes la série "House of Cards" ou "Château de Cartes" en françouze.

Pourquoi ?

Parce que je te demandes de le faire et tu veux me faire plaisir

... Mais non, parce qu'elle est BIEN, c'est tout.

Si je te dis David Fincher (Seven, Fight Club, Zodiac, The Social Network, et plus récemment la version US de Millenium) à la réalisation +  Kevin Spacey + Robin Wright ?

N'est-ce pas alléchant ?

Si.

Et la réalisation ainsi que le casting tiennent toutes leurs promesses.

Le pitch de la série :

Franck Underwood, vieux briscard de la politique et député du parti démocrate est écarté de la composition du gouvernement après l'élection présidentielle, alors qu'il convoitait un poste de secrétaire d'état. Il va avoir désormais une idée et une seule : se venger. Pour y parvenir il va mettre en oeuvre une stratégie sophistiquée, avec l'aide de sa femme, de ses proches collaborateurs et d'une jeune, brillante et ambitieuse journaliste.

Encore une série sur les coulisses de la politique américaine et de la Maison-Blanche me direz-vous. Oui, mais, méchante, tordue, qui montre toutes les ficelles dont les politiciens se servent pour arriver au pouvoir. Le poids de l'argent et des lobbies à Washington. Et les relations particulières que peuvent avoir certaines personnes influentes entre elles.

Le héros est tellement froid, ambitieux et machiavélique qu'on l'adore évidemment. Surtout incarné par le grandiose Kevin Spacey. Petite astuce de la série, il s'adresse directement au spectateur dans des apartés  où il dévoile le fond de sa pensée.

Le voir traiter de sombre crétin face caméra un personnage à qui il va chaleureusement serrer la main ensuite a quelque chose de particulièrement jouissif. La seule personne pour qui il semble avoir de la considération est sa femme, jouée par une sublime Robin Wright (ex-Madame Sean Penn). Leur relation qu'on devine très particulière étant plus basée sur une osmose intellectuelle que physique. 

J'avoue que je pourrais tuer à mains nues pour avoir le dixième du quart de la classe de Robin Wright dans la série. 

Le tout est filmé dans des tons et des décors froids, et une atmosphère souvent crépusculaire voire nocturne. Ce qui, j'imagine, est censé refléter, la dureté et la froideur interne des personnages.

Je n'ai pas vu l'intégralité de la saison, ce qui m'évite de te spoiler la fin, mais je pense que les 5 épisodes qui me restent à visionner ne vont pas résister au week-end.

Petite particularité supplémentaire : les 13 épisodes de la série ont été directement et intégralement mis en ligne en même temps non pas sur une chaîne de télé "classique", mais sur la plateforme de VOD Netflix. Ce qui lui permet probablement aussi d'évoquer certains sujets trop "chauds" pour une chaîne classique soumise à la pression des annonceurs ou des sponsors.

Un tout nouveau canal de distribution qui pourrait peut-être se développer dans l'avenir.

En ce moment, tu as un mois d'essai gratuit. Si tu parles bien anglais (évidemment ce n'est pas sous-titré) et que tu aimes les séries USA, c'est pour toi. 

Netflix n'est normalement pas disponible depuis la France, mais avec un petit add-on qui va bien, ça le devient, c'est magique.

Je te laisse googueuliser, hein, pour la bricole, je ne veux pas d'ennui avec la police de les internets.

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La bande annonce


Sinon, j'attends avec la plus grande impatience également une série basée sur le désormais célèbre personnage d'Hannibal Lecter dit "le cannibale". Dans une série éponyme (éponyme n'étant pas un nom de domaine, je te le confirme)

Après divers films autour du célèbre psychiatre qui aime les sandwiches de chair fraîche, c'est une série qui va décrire la relation étrange entre lui et l'un de ses patients, un jeune profiler du FBI nommé Will Graham, torturé par sa fascination dévorante pour les serial killers...

J'adore les serials killers tordus aussi, ça tombe pile poil.

Et quand je regarde le casting. J'ai EN PLUS la moelle épinière qui se fige. 

Le jeune profiler sera joué par le séduisant Hugh Dancy (qui en bonus est anglais, ANGLAIS TU ENTENDS ???)

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Mais surtout, surtout, Hannibal Lecter sera incarné par le seul homme qui ressemble à une bûche Danoise psychotique et mal peignée  mais qui a nonobstant un degré de sexytude tellement élevé qu'il dégivre un congélateur d'un seul battement de cil.

Mads Mikkelsen 

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 GNIIIIIIII

Tu parles que j'attends le 04 avril date de démarrage avec impatience.

Va y avoir un gros conflit avec le démarrage de la saison 3 de Game of Thrones. Je vais annuler tout ce que j'ai prévu pour les week-ends entre fin mars et l'été.

Oui, je te confirme, je n'ai aucune vie.

La bande annonce 

 

Sinon, je remercie la chaîne History qui m'a fait une série sur mesure qui démarre le 03 mars.

Vikings ça s'appelle. Elle narre les exploits d'un groupe de vikings de la fin du 8ème siècle jusqu'au milieu du 11ème, mené par Ragnar Lodbrok, l'un des plus populaires héros viking de tous les temps, qui a régné quelques temps sur le Danemark et la Suède...

Je peux toujours la regarder entre House of Cards, Game of Thrones et Hannibal pour passer le temps.

Au vu des premiers échos j'ai un petit doute sur son intérêt à part voir des Northmen en peau de bête qui gueulent "till döden" (à mort) à l'écran.

Ce qui reste quand même relativement excitant pour moi, te te l'accorde.

 

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Bandes-annonces et photos viennent du site Allociné

08/01/2013

On s'fait une toile ? Alleeeez

Au programme du jour, petit décalage temporel, un film pas encore sorti, et un dans les salles depuis un petit moment déjà.

Oui, il me faut énormément de temps pour accepter l'idée d'ACHETER une place de cinéma, d'où le délai de visionnage du second.

Je suis bloggeuse, MERDE QUOI, je ne paye rien d'habitude.

Commençons donc par celui qui n'est pas encore sorti, et que j'ai visionné grâce au désormais célèbre Club 300 allociné.

Happiness Therapy

L'histoire : 

Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme à la suite d'un pétage de plomb grand format. Il a même été placé en hopital psychiatrique où on l'a diagnostiqué bipolaire. A sa sortie, il se retrouve dans l’obligation d’emménager chez ses parents. Sa seule obsession ? Reconquérir son épouse dont il n'a même plus le droit de s'approcher. Il va tenter de tout mettre en oeuvre dans ce but. Au cours d'un dîner chez un vieux pote, il rencontre Tiffany, une jeune et récente veuve de policier au parcours chaotique qui se montre rapidement attirée par lui. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.

Le genre : comédie dramatico-romantique

Date de sortie : 30 janvier.

Acteurs principaux : Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert de Niro

Réalisateur : Pat O. Russell

Mon avis qui n'intéresse personne : 

Ne tournons pas autour de la bobine de film : mitigé.

Réalisation conventionnelle. Photo et prise de vue banale. Longueurs. Scènes verbeuses. L'histoire est située dans une banlieue populaire dans un milieu italo-américain avec un thème déjà exploité à 172 reprises au moins. Et pire, elle est prévisible de bout en bout dès la première minute, de l'évolution psychologique des personnages principaux qui s'attirent-se repoussent-se réattirent en dépit des obstacles sur leur chemin, au ending, dont je ne te dis pas (quand même) s'il est happy ou pas.

Bref, pas vraiment de quoi se rouler par terre.

Seul point positif, pour moi en tous cas, l'excellent jeu des acteurs. Je pense d'ailleurs que le réalisateur s'est un peu trop reposé dessus. On découvre un Bradley Cooper surprenant et très touchant en homme fragile et gauche, bien loin de son personnage de dragueur bogosse de very bad trip, qui s'accroche à l'espoir de revoir sa femme comme a une planche de salut, alternant crises de désespoir, de colère et d'énergie reconstrutrice. Son jogging recouvert d'un sac poubelle restera longtemps dans la mémoire des spectateurs, plus que le film lui-même d'ailleurs. La jeune Jennifer Lawrence, héroïne du film Hunger Games, est tout à fait convaincante en femme blessée et perdue et ne cède pas un pouce de terrain face aux deux monstres sacrés à qui elle est confrontée. Quand à Robert de Niro il fait du Robert de Niro en patriarche italo-américain. C'est prévisible, mais toujours agréable à regarder.

Mention spéciale aux seconds rôles tous plus justes et plus vrais que nature les uns que les autres.

A voir si tu es fan du beau Bradley et/ou de comédie romantique avec des jolis sentiments. 

Petit message aux producteurs français au passage, traduire un titre anglais original (Silver linings playbook) par un AUTRE titre anglais (Happiness Therapy) est juste RIDICULE. Il faudrait arrêter. Soit on laisse le titre original, soit on met un titre français. L'entre-deux yaourt, ça ne trompe personne.

Happiness Therapy, Royal Affair,

Le fameux jogging-sac poubelle...

 

Finissons par le film qui est déjà sorti et qu'il faut se dépécher d'aller voir avant qu'il ne disparaîsse des écrans

Royal Affair

L'histoire :

Au XVIIIème siècle, en pleine émergence de nouvelles idées philosophiques qui vont changer le cours de l'histoire, la soeur du roi Georges III d'Angleterre, Caroline Mathilde de Hanovre est mariée au roi du Danemark qu'elle n'a jamais rencontré. Le monarque, Christian VII, s'avère être particulièrement instable et totalement irresponsable. Le conseil des ministres qui règne de fait à sa place décide de le forcer à prendre un médecin personnel pour le canaliser. Le roi choisit, contre toute attente, le Docteur Struensee, un humaniste acquis aux nouvelles idées du siècle des lumières. Struensee va peu a peu acquérir une influence totale sur ce roi à l'esprit faible et développer une complicité intellectuelle avec la reine Caroline qui va se transformer en passion secrète. Ensemble ils vont tenter de faire sortir le Danemark de l'obscurantisme et d'en faire la première monarchie éclairée d'Europe.

Le genre : reconstitution historique

Date de sortie : 21/11/2012

Acteurs principaux : Mads MikkelsenAlicia VikanderMikkel Boe Folsgaard 

Réalisateur : Nikolaj Arcel

Mon avis qui n'intéresse personne

Si tu aimes les films historiques en costumes, Barry Lyndon ou le discours d'un roi par exemple, ou même t'évader tout simplement,  cours.

Le film raconte une histoire vraie mais peu connue surtout chez nous, où nous sommes plus familiers de l'histoire de nos voisins immédiats que de celle de la Scandinavie. Pourtant grâce à ses protagonistes, le Danemark deviendra bel et bien la première monarchie éclairée d'Europe quelques années plus tard, et un pays précurseur des bouleversements politiques qui suivront partout en Europe.

C'est intéressant, pédagogique, prenant, sentimental mais pas guimauve, on ne voit pas passer les deux heures quinze du film. Ni même le Danois si tu choisis de préférer la version originale.  L'image est soignée, la reconstitution minutieuse, même si on devine que le film n'a pas eu des milliards de moyens. C'est d'ailleurs tout son mérite. La photo et la lumière rendent magnifiquement l'atmosphère mélancolique (météorologique et morale) qui règnait sur le Danemark rendant encore plus évidente le désespoir d'une jeune reine projetée dans un pays inconnu et austère. Et sublime les acteurs. Coup de chapeau à la jolie Alicia Vikander, lumineuse en reine du Danemark éprise d'idées nouvelles et follement amoureuse de son amant. Et surtout à Mikkel Boe Folsgaard, absolument génial en roi du Danemark infantile et à moitié fou. Quand au héros, le Docteur Struensee, est-il utile de revenir sur le magnétisme de Mads Mikkelsen qui l'incarne. La preuve vivante que le physique ne fait pas tout. Ce type ressemble à un croisement d'Hannibal Lecter et d'une bûche Danoise avec des cheveux et une peau moyennement nets. Et pourtant tu as juste envie de lui arracher son tee-shirt et de lui faire des trucs drôlement vicieux. Pour mémoire il jouait le (très très) méchant dans le premier James Bond avec Daniel Craig, Casino Royale.

Royal Affair, qui a déjà obtenu plusieurs récompenses dans divers festivals,  est pour l'instant selon les informations disponibles, bien placé pour être "nominable" aux oscars dans la catégorie meilleur film étranger aux côtés, entre autres, d'Amour d'Haneke et de notre Intouchables national.

Donc pour faire court et pour mes amis surfeurs blonds un peu hermétiques à l'analyse psycho-émotionnelle, j'ai adoré. Si tu n'arrives pas à le choper dans sa fin de vie en salle, procure-le toi en VOD, DVD ou tout support LEGAL. Oui, car ce film mérite d'être supporté financièrement.

Autre conclusion, le costume XVIIIème (pas le truc surbrodé de cour, le costume de ville) avec redingote, pantalon moulant chemise à jabot et cuissardes c'était assez seyant pour l'homme, en fait, on devrait y revenir.

Enfin pour certains, pas tous, hein, j'ai du mal à imaginer quelques individus avec des cuissardes. 

Je tairais les noms par charité.

Happiness Therapy, Royal Affair,