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07/08/2012

My week WITHOUT Marylin

Alors qu'on vient de fêter le cinquantenaire de sa mort, noyé sous un flot de marketing plus ou moins de bon goût, rachat des droits de son image oblige, il temps d'aller à contre-courant  :

Marylin Monroe, du moins l'image qu'elle renvoyait à l'écran, m'a toujours laissé indifférente, voire exaspérée. Contrairement, semble-t-il, à la grande majorité de l'humanité.

Je ne la trouve pas spécialement attirante, plutôt banale et objectivement mauvaise actrice.

Je conviens qu'elle prend plutôt bien la lumière. A part ça ? Rien.

Même gamine, quand je regardais des rediffusion de ses films, je trouvais déjà sa bouche en coeur et ses battements de cils assez ridicules.

Pourtant, l'époque était encore aux robes de princesses, aux battements de cils et aux bouches en coeur pour les filles.

Avec les années évidemment, cet agacement n'a fait que croître et embellir.

Il n'est pas provoqué par Norma Jean, poupée chatain, devenue blonde, pin up de province tentant de se faire une place dans les hordes de jeunes filles rêvant d'Hollywood. 

Et qui y parviendra, par quelques rôles dans des films mythiques, beaucoup de médicaments, des mariages ratés et un quasi-suicide en direct.

Préservée des ravages du temps par une mort précoce.

Un destin tragique, mais pas unique.

Partagé par beaucoup de gens connus et énormément d'anonymes somme toute.

Je soupçonne les gens de plus s'intéresser au pathos de son destin qu'à son talent artistique de toutes manières. Comme on s'intéresse plus aux déboires d'une Lindsay Lohan aujourd'hui qu'à son jeu d'actrice. C'est confortable les destins tragiques, ils font paraître le vôtre moins morose.

Non cet agacement vient plus du fait que cette fille soit élevée au rang d'incarnation de la féminité.

Incarnation de la féminité ?

Très bien. Une (fausse) blonde pas très fûtée, qui se met sur des bouches de métro pour montrer sa petite culotte en minaudant ? 

C'est CA la féminité ?

C'est ça la femme qui aurait révolutionné l'image de la femme au cinéma ?

Excuse-moi partenaire, je ne suis pas DU TOUT d'accord.

Marylin incarne, plus ou moins volontairement, les fantasmes des camionneurs, des GI's et des patrons de studios, pas l'incarnation de la féminité.

Du moins pas l'incarnation de la féminité telle que je la conçois. 

Je ne me reconnais pas en elle. Pas du tout. Elle ne me fait pas rêver, je ne l'admire pas. Je trouve que l'image qu'elle renvoie n'a rien d'admirable. Je la trouve même pathétique.

Je peux admirer la finesse et le piquant d'une Audrey Hepburn ou le charme et le jeu de séduction d'une Ava Gardner par exemple qui a connu un destin relativement semblable. Mais qui est infiniment plus troublante et séduisante qu'une Marylin trop explicitement évidente, trop offerte, trop bimbo. Sans aucun mystère.

A une Marylin soumise, victime  et prisonnière de son époque et dont le seul rêve finalement a été d'être une gentille petite femme de, avec maison, famille et enfants, je préfèrerais toujours une Mae West, vraie femme libérée avant l'heure, à la réplique assassine et maitresse de son destin.

Je ne dois donc pas avoir la même conception de la féminité que la majorité des habitants de cette terre.

A priori, je vais m'en remettre.

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Mae West et sa phrase "Là, dans ta poche, c'est ton revolver ou t'es juste content de me voir ?" Dans les années 30 aux USA, il fallait oser quand même 

06:01 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : marylin monroe, féminité, audrey hepburn, ava gardner, mae west | |  Facebook | |  Imprimer | |

18/10/2011

Mae West c'est moi...

Dans ma galerie d'héroïnes réelles ou fictionnelles figurent en bonne place par exemple

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L'inénarrable Patsy d'Absolutely Fabulous

Ou encore l'odieuse 

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Karen Walker de Will & Grace

Tiens elles picolent abondamment toutes les deux, hasard ou coïncidence? 

J'en ai déjà parlé maintes fois précédemment.

 

Mais leur mère (voire leur grand-mère) à toutes est une star américaine aujourd'hui un peu oubliée 

Mae West

Mary Jane West dite Mae West (17 août 1893 - 22 novembre 1980) était un sex-symbol des années 1920 à 1940.

Elle possédait un physique atypique, finalement assez quelconque, mais qu'elle mettait en valeur avec des idées... bien à elle. Outre le port de corsets serrés afin d'affiner sa taille, elle avait aussi pour habitude d'utiliser des talons de 20 cms. Elle avait même inventé un balancement de hanches particulier afin de parvenir à tenir en équilibre sur ces talons immenses. Tout ceci vêtue de tenues complètement improbables faites de satin, de noeuds, de paillettes et de boas insensés. Lady Gaga n'a rien inventé.

Et parée d'un blond platine étincelant, bien sur. Cela va de soi.

 

Blondes have more fun

Dans des comédies au scénario aussi mince que le fil d'un string, Mae West campait souvent une femme d'expérience, à la répartie cinglante évoluant au milieu d'un bataillon de jeunes hommes totalement captivés à qui elle balançait des horreurs avec une moue boudeuse. 

Écrivant souvent les scénarios de ses films, Mae avait une technique maligne et efficace afin d'échapper à la censure : elle ajoutait des dialogues tellement crus qu'elle était certaine que les censeurs les ôteraient et qu'en comparaison, ils trouveraient le reste du scénario acceptable.

Ceci dit, certains dialogues relativement osés pour l'époque passaient quand même au travers des ciseaux des puritains.

Elle incarnera pour toute une génération d'hommes et de femmes, une femme libérée et maîtresse de ses choix n'hésitant pas à remettre les casse-pieds en place d'un revers de la main ou d'une pique bien sentie !

En parlant de piques et de bons mots, elle en fait d'ailleurs sa spécialité accumulant les déclarations fracassantes (et les pensées bien trempées) qui faisaient dresser les cheveux sur les têtes des ligues de vertu.

Quelques exemples ?

La plus connue :

" là dans ta poche, c'est ton revolver, ou c'est juste la joie de me voir ?"

Mais aussi :

"Les braves filles vont au ciel, les autres un peu partout"

"Entre deux maux, je choisis toujours celui que je n'ai jamais essayé" 

"Si par nature, l'homme est une bête de sexe, j'ai toujours eu des animaux de compagnie"

"Un homme amoureux est comme un coupon de réduction, il faut le faire passer à la caisse sans plus attendre"

"Généralement, j’évite les tentations... sauf quand je ne peux pas y résister !"

Ca claque, non ?


Je pense qu'on peut sans aucune hésitation lui décerner le titre d'ancêtre du féminisme punk power, mouvement dont je revendique la maternitude.

Et qui consiste principalement, je le rappelle, à emmerder le monde et à boire des pinacoladas en bavant devant des rugbymen à demi-nus.

En n'oubliant pas de latter abondamment tous les machos qui voudraient nous en empêcher.

Maternitude ou pas, Mae elle a sacrément débroussaillé le terrain.

Rien que pour ça on peut lui ériger un monument. 

En strass, satin, paillettes et talons hauts bien sur...

 

mae-west.jpg

La bio de Mae West provient en partie de Wikipédia ou vous pourrez aussi trouver sa filmographie complète !

06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : mae west, cinéma, karen walker, will et grace, patsy, ab fab' | |  Facebook | |  Imprimer | |