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23/04/2013

Louxor, j'adore

Pendant des années je suis passée devant en métro (à cet endroit la ligne est aérienne) ou à pied, me désolant de la dégradation inéluctable de ce monument du kitsch.

Et en craignant que finalement le bâtiment ne soit abattu.

Pendant des années, des amoureux du lieu, réunis en association de sauvegarde, se sont battus pour le préserver et qu'il revive sa splendeur passée.

La bataille a connu une issue positive, puisque finalement il y a quelques années, la mairie de Paris a décidé de restaurer l'endroit pour lui donner une seconde vie.

Evidemment quelques jours après son ouverture, je n'ai eu qu'une envie, aller sur place pour voir de mes yeux cette pièce unique, survivante des grands cinémas d'avant la guerre de 40-45 avec le Grand Rex et aujourd'hui ressucitée dans tout son éclat.

Le Louxor, boulevard Barbès à Paris.

Un peu d'histoire

Le 6 octobre 1921, un cinéma exceptionnel était inauguré en grande pompe face à la station de métro Barbès (10e). Le Louxor était non seulement l’une des salles les plus modernes de l’époque, mais aussi un édifice aux motifs néoégyptiens ! Construit à l’emplacement d’un immeuble haussmannien, il est l’œuvre de l'architecte Henri Zipcy.

La façade et les toitures de ce bâtiment ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 5 octobre 1981. Les mosaïques multicolores de la façade (bleu cobalt, noir et or), œuvre du décorateur Amédée Tiberti, ont été réalisées par la fabrique de céramiques Gentil & Bourdet, très réputée dans les années 1920-1930. Aux motifs floraux s’ajoutent scarabées,cobras et, au-dessus de la petite terrasse, un grand disque ailé. La salle avec ses deux balcons offre alors 1 195 places.

Le Louxor est rapidement intégré au réseau des cinémas Lutétia qui dispose de treize salles à Paris en 1924, dont les très prestigieux Lutétia-Wagram (ouvert en 1913) et Royal-Wagram (ouvert en 1918).

En 1929, la vingtaine d’établissements du groupe est reprise par la société Pathé qui l'adapte au cinéma sonore.

Le Louxor, comme tant de salles de quartier, subit les conséquences du déclin de fréquentation qui s’amorce dès la fin des années 1950, obligeant le cinéma à se renouveler et les exploitants à moderniser leurs salles. Couleur, cinémascope, qualité du son, le Louxor suit le mouvement et s’adapte. S'il conserve au cours des années sa structure originelle et possède encore une vaste salle avec deux niveaux de balcon, il a subi plusieurs transformations, notamment en 1954 et 1964.

La programmation, elle aussi, doit s’adapter aux changements  et au goût du public qui le fréquente. Longtemps cinéma populaire qui passe aussi bien les succès français grand public que les films américains, le Louxor choisit de projeter à partir des années 1970 des films « exotiques » (indiens, égyptiens par exemple) en version originale, susceptibles d’attirer une population immigrée en nombre croissant dans le nord-est de Paris. En 1976 la projection du film Chronique des années de braise devient un évènement culturel et social pour le quartier.

Le 29 novembre 1983, c'est la dernière séance du Louxor puis Pathé vend le bâtiment à la société Tati qui souhaite y implanter un commerce. Faute de ne pouvoir modifier la façade, le projet échoue et Tati cède la gérance à des projets d’exploitation de boîtes de nuit au milieu des années 1980 : d'abord boîte de nuit antillaise baptisée La Dérobade, il devient en août 1987 la plus grande discothèque gay de la capitale sous le nom de Megatown. Celle-ci ferme en 1988, peu avant la mort de son créateur David Girard en 1990, et le bâtiment est laissé à l'abandon.

Le Louxor - Palais du cinéma va connaître alors une longue éclipse.

En 2003,  la Ville de Paris acquiert le Louxor. Les travaux de rénovation débutent en septembre 2010.

En 1921, le Louxor ne possédait qu’une seule salle. Le bâtiment rénové en comporte trois : la grande salle Youssef-Chahine, en hommage au réalisateur égyptien (340 sièges), et deux autres de 140 et 74 places. «Les spectateurs viendront à la fois voir des films et l’édifice lui-même», espère l’architecte Philippe Pumain, qui a supervisé la rénovation.

Ma première visite s'est arrêtée à la facade et au hall d'entrée. Car pour aller plus loin, il faut tout simplement acheter.. une place de cinéma. 

Mais je compte bien pousser l'expérience Louxor jusqu'au bout et m'offrir une toile dans la grande salle rénovée et accéder à la terrasse au-dessus du cinéma et qui domine tout le quartier.

Et passer au bar du Louxor, pour chanter "AU BAR DU LOUXOOOOOOOOR" grandeur nature (uhuhuhuh)

Pour cela je vais attendre un peu que "l'effet lancement" se termine car la foule était déjà bien dense samedi pour les séances de l'après-midi avec la programmation du film "Grandmaster" de Won Kar Wai. Et surtour qu'un film me tente pour me faire une toile d'Egypte.

Si tu veux te faire une séance, ou si tu passes à Paris, je ne peux que te conseiller de venir admirer ce chef-d'oeuvre de rococo. Et si tu es l'heureux possesseur d'une carte UGC, tu pourras accéder au sésame du cinéma parigot...

Pour te donner envie.

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Détail des mosaïques

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La grande salle vue du balcon

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(Les photos moches de l'extérieur sont de moi, les jolies de l'intérieur ont été prises sur le site du Monde.fr)

(sources de l'historique : site de la mairie de Paris et Wikipédia)

06:00 Publié dans Cinéma, Sorties | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : louxor palace, cinéma, paris, barbès, rénovation | |  Facebook | |  Imprimer | |

21/11/2011

Paris, je t'aiiiiimeuuuuuh, je t'aime, je t'aimeuuuuh

Bien sur, tous les Parisiens vous diront qu'ils détestent Paris, ville bruyante, polluée, remplie de gens arrogants, branchés, râleurs et malaimables.

Tous sauf une.

J'adore Paris.

Paris c'est mon village, ma forêt, mon bord de mer, ma montagne et plus encore.

J'y suis née, j'y ai grandi, j'y ai toujours vécu, même si pendant une quinzaine d'année j'ai habité à sa périphérie.

Parfois, comme tout le monde, je déteste les inconvénients de cette ville.

Mais à chaque fois que je m'en éloigne, je la retrouve toujours comme un bébé retrouve sa tétine après l'avoir cherchée partout dans son berceau.

Le simple fait de traverser le pont au change entre la place du Chatelet  et l'lle de la Cité au soleil couchant derrière Notre Dame me met en joie.

Ses rues m'enchantent, ses avenues m'émerveillent, ses bâtiments me mettent en joie. Je découvre en permanence des lieux inédits, des rues non encore visitées, des petites ruelles calmes au milieu d'avenues bruyantes, des cours cachées, des jardins secrets à l'abri des regards, des lieux mystérieux ou originaux.

Paris a un patrimoine architectural et artistique unique et très bien préservé par rapport à d'autres capitales où il ne reste souvent qu'un quartier "historique", le reste ayant disparu au fil des transformations urbaines.

Paris est une ville secrète qui prend soin de cacher ses plus jolis trésors aux yeux des profanes, pour les réserver à ses amoureux.

Et même si je ne profite plus autant de ses charmes qu'auparavant, le fait de savoir que la ville est là, autour de moi, me rassure et m'apaise.

J'aime son bruissement, son activité, son anonymat. Même s'il m'arrive souvent de croiser des relations, ou des copains au hasard d'un métro ou d'une boutique.

Finalement, Paris reste un village. 

Je ne vivrais pas ailleurs, sauf, paradoxalement dans un lieu très isolé, de préférence en bord de mer.

Pourtant, j'ai visité d'autres villes, certaines très jolies en France et à l'étranger. Mais jamais rien de comparable à mes yeux.

C'est encore ce que j'ai ressenti samedi lors d'un jeu de piste dans le Marais, quartier historique, s'il en fut. 

Quelle joie de re-découvrir des endroits connus, parfois sous des aspects inédits et de découvrir d'autres endroits ignorés. 

Quel bonheur de finir sur la Place des Vosges, et de regarder le soleil se coucher au dessus des toits rouges assise sur un banc.

 

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Je ne m'en lasserai jamais.

Surtout quand après on vous propose un goûter gourmand pour vous remettre de vos émotions...

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Que peut-on attendre de mieux dans la vie ?

Pour ma part, pas grand-chose.

Et contrairement à Josephine Baker, je descendrai volontiers un jour le grand escalier du Lido entourés de boys en smoking et couverte de plumes en chantant "j'ai deux amuuuuuuuurs, mon Paris et Paaaaris"

 

Et merci à toute l'équipe Urgo pour la très agréable après-midi organisée par ses soins qui nous a permis de redécouvrir le Marais !!!

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Sorties | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : paris, promenade, découverte, jeu de piste, ballade | |  Facebook | |  Imprimer | |

10/01/2011

Mets ton tee-shirt rose imprimé panthère et cours sur le terrain

Samedi 8 janvier.

 

14.30 : je monte dans le RER B. La SNCF m'offre un entraînement gratuit au match de rugby auquel je pars assister : dans le wagon on est plus serrés que dans une mêlée All-Blacks/Australie. Je respire dans un sac plastique pour juguler la crise de panique qui monte à l'idée de quitter le périphérique.

 

14.45 : arrivée devant la gare RER qui dessert le Stade de France avec 79999 autres clampins. Je me fraye un chemin en abattant au pic à glace un vendeur de merguez, deux ou trois enfants et un supporter de Toulouse. Et un supporter du stade français pour rétablir la parité (et me calmer les nerfs).

 

14.50 : je demande à un type tout en rose si c'est bien le chemin du stade. Non j'ai eu un doute entre ça et la gay pride. Le type me regarde d'un air bizarre. Vu qu'il fait 1,98 et 110 kg je n'insiste pas.

 

14.50 : la plèbe fait la queue devant les accès au stade. Je les abandonne enfin pour me diriger vers l'entrée des loges. Il était temps. J'étais en train de me couvrir d'eczéma. Du coup je les nargue à coup de "alors on rigole moins les clampins, là" du haut de mon balcon.

 

15.00 : je rentre dans la loge Caisse d'Epargne. Le maître d'hotel m'accueille avec une pluie de pétales de roses et les honneurs dus à mon rang. 

 

15.30 : en attendant le match, j'attaque un peu le buffet et quelques coupettes. Mes compagnons m'empêchent d'aller danser avec les poms poms girls qui font le spectacle sur la pelouse. Pour me venger j'agite une coupe de champagne au nez des prolétaires du gradin du dessous. Qui me font rapidement un signe d'amitié en passant leur pouce au travers de leur cou. Un usage rugbystique, je pense.

 

16.00 : la parade des gladiateurs arrive et fait le tour du stade. Je crie "à poil". Le staff de la caisse d'épargne me regarde d'un drôle d'air. L'un d'entre eux chuchote à l'oreille d'un autre. Je ne comprends pas tout. Juste quelques mots "interdiction bancaire, signalement, banque de France.."

 

16.15 : les joueurs arrivent, le match commence. Je signale à mes voisins que le maillot du stade français est un fashion fail manifeste. On ne porte plus un imprimé panthère sur du rose fluo depuis mars 87. 

 

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16.25 : je bombarde mon voisin de questions pour tenter de comprendre ce qui se passe sur la pelouse devant moi. Pour l'instant à part à part des gros gabarits qui courent dans tous les sens et se collent des bourre-pifs, je ne capte pas grand chose.


16.35  : premier essai du stade français. Je manifeste bruyamment car je suis parisienne en criant "les Toulousains, ils ont tous des petites bites". La tribune Nord s'arrête de vuvuzéler pour déployer une banderole "on aura ta peau".

 

16.45 : les pénalités s'enchainent mais j'ai du mal à voir si le ballon passe entre les poteaux. Je suggère que les poteaux se mettent à clignoter quand le ballon passe. Mon voisin avale un comprimé de prozac.

 

17.00 : mi-temps. Je retourne dans la loge pour un petit en cas. En regrettant, de qu'aucun joueur ne soit sorti sur une civière avec une jambe à angle droit. Nous les filles on aime les sports virils. Et les trucs un peu gores aussi.

 

17.15 : le match reprend. Je fais la hola et j'engueule tous ceux qui s'en abstiennent. Il n'y a pas de raison que je sois la seule ridicule.

 

17.30 : Toulouse se prend une pile. Les supporters du stade français chantent "et ils sont où, et ils sont où, et ils sont où les Toulousains". Je les accompagne. La tribune Nord ressort la banderole "on aura ta peau" et en ajoute une deuxième "on a ton adresse"

 

17.45 : mon voisin essaie de m'expliquer pour la quinzième fois le principe de la mêlée tournante. Ses mains tremblent, il commence à perdre ses cheveux et à bégayer. 


17.50 : une odeur de ganja nous passe sous le nez. J'essaie d'en repérer l'origine, histoire de me faire un quatre heures. Le propriétaire est un supporter de Toulouse. J'y renonce.

 

18.00 : le match s'achève et nous avons le droit en prime à un superbe feu d'artifice dans le stade. Je fais ho ha Cantona. Mon voisin, sous perfusion de propofol, m'explique qu'on est pas au foot.

 

18.10 : Nous dégustons la galette spéciale Stade de France. Mes compagnons me collent la couronne sur la tête en me disant "bon allez au-revoir, hein". Et me poussent dehors une bannière du stade français à la main. Dans l'espoir probablement que je m'étrangle avec ou que je passe au milieu d'un groupe de supporters de Toulouse, tous rugbymen amateurs.

 

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18.30 : Je redescends de mon piédestal et m'achemine vers le RER avec les 79999 personnes que j'ai traitées de clampins quelques heures auparavant.


18.45 : Mes compagnons sont vengés je suis bel et bien coinçée en sandwich dans un wagon de RER bondé entre deux supporters de Toulouse de 1,90 et 120 kilos, ma bannière du stade français à la main. Ils me regardent d'un air menaçant. Mais on leur a vraisemblablement appris qu'il ne fallait pas frapper une femme de petite taille.


19.00 : Je suis dans le métro. Hors du contexte, se balader avec une bannière rose à la main est une source inépuisable de rigolade pour vos voisins, je peux vous l'assurer.


19.30 : Je rentre à la maison et j'annonce au meuri "j'adoooooore le rugby". Il fait un choc anaphylactique. On appelle le Samu.


Depuis je suis inscrite au club des supporters du stade français. Et j'ai pris mes places pour le tournoi des 5 nations. 

En revanche, je viens de recevoir une lettre de la caisse d'épargne. Ils bloquent mon compte et réclament ma carte bleue.

Je ne sais pas bien pourquoi.

 

Plus sérieusement, je ne pensais pas apprécier autant un match de rugby et un stade de France rempli, c'est drôlement impressionnant. Je n'ai vraiment pas vu le temps passer !!

 

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Merci à l'équipe de la Caisse d'Epargne de m'avoir permis de passer un moment aussi agréable !

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : match, rugby, caisse d'epargne, stade de france, paris, toulouse, top 14 | |  Facebook | |  Imprimer | |

12/11/2010

Apéro filles ... C'est de la bombe, bébé

Hier soir entre ça

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Et ça

 

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On a fait ça

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Parce qu'on aime aussi se retrouver entre bloggeuses pour le plaisir autour d'un verre juste pour papoter de choses et d'autres et sortir de sa sphère habituelle !!

Ce fut le cas hier soir lors d'une soirée tout à fait off et tout à fait conviviale où nous avons en prime découvert deux lieux à recommander

Un restaurant coréen : le Wok 25 rue des Taillandiers 75011 Paris : de grandes tables conviviales un bol tout en un, cuit sur place et hop ! un repas. A l'initiative de notre Sandra nationale  !

Le Mojito Lab : Rue Keller 75011 également. Le mojito dans tous ses états et nous aussi d'ailleurs. Grâce à notre cuisinière en chef Annika (tu as désormais une réputation de pilier de bar, ne me remercie pas)

 

Plaisir de manger, plaisir de boire, plaisir de rencontrer et de découvrir (outre Annika et Sandra déjà citée ci-dessus) :

Doudette, Trublyonne venue spécialement de Lyon, Marjolaine, Stéphanie, MadameParle, Isabelle, Mamzelle Carneto, Marie notre Belge d'honneur, Carole, Delfée, Framboize, Bao, Gabrielle, Cajulitoon, Sandrine Mrs Clooney

Un merci particulier à Libelul, qui nous a fourni notre point de ralliement (+ elle sait pourquoi)

Et à l'animation que j'avais commandé spécialement pour ces dames : le charmant jeune homme ivre expulsé manu militari du restaurant par les serveurs coréens transformés en Bruce Lee. Elles ont particulièrement apprécié. Jean-Maurice, j'ai ton chèque, tu peux passer quand tu veux.

 

Pour finir un conseil, si jamais vous voulez organiser un apéro, évitez les blogomamans. C'est terrible. Débarrassées de leurs poussettes et de leurs sacs de couches elles sont déchaînées et vous poussent à boire des mojitos framboise qui vous font rentrer en zigzag à votre domicile.

 

La prochaine fois j'organise un apéro garçons. Ce sera plus reposant !!

 

Les photos sont de Sandrine, sauf celle qui est ratée, le Mojito qui est évidemment de moi...

12:15 Publié dans Sorties | Lien permanent | Commentaires (38) | Tags : soirée, bloggeuses, bars, restaurant, paris | |  Facebook | |  Imprimer | |

14/11/2008

Les bonnes adresses à Manu - 2 - Les cantines

Ma sortie de mercredi soir m'a inspirée pour continuer la saga des bonnes adresses à Manu.

En effet, n'écoutant que notre courage et bravant la crise économique, nous avons été nous payer une bonne tranche de rigolade avec une copine au restaurant le Mini-Palais - Paris 8ème.

Qu'a-t-il de particulier ce gastos (restaurant en argot parisien - 2ème cours - tiens un jour je ferais une note sur l'argot parisien, langue en voie de disparition)

Et bien il est tout simplement situé DANS le musée du Grand Palais. Une grande salle décorée façon loft. Très calme hier soir en tous cas. De l'espace entre les tables. ET en prime nous avons TRES bien mangé. Une succulente entrecôte accompagnée d'un piment doux et d'un poivron grillée. Je n'avais pas dégusté de viande aussi bonne depuis longtemps. Le restaurant a également une terrasse sous les arcade du Grand-Palais, pour l'été..

Un peu cher, mais au diable la varice ! (pour les blondes, j'explique, naaan, c'est pas une fote d'ortograffe, c'est une BLAGUE) et second petit défaut, l'ambiance "loft" est un poil sombre et empêche, le soir en tous cas, de voir un peu se qui se passe dans votre assiette...

Malgré tout, restau à voir en tous cas. Surtout si vous êtes de passage, le cadre en vaut vraiment la chandelle !

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Pour cet endroit et ceux qui vont suivre une astuce à Manu : si vous voulez profitez d'un BON restau à prix plus modiques, allez-y A MIDI en semaine. Tous les restaurants chics et chers ont des formules déjeuner ou dégustation qui vous permettent de goûter des grandes voire très grandes cuisines à des prix beaucoup plus raisonnables que le soir ou le week-end.

C'est ainsi que récemment j'ai franchi les portes chics et sobres de Pétrossian 144 rue de l'Université, 75007 Paris.

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Situé au dessus de la boutique spécialisée dans la vente de produits de luxe, et surtout de caviar, depuis plusieurs générations, le restaurant est dirigée par une femme, jeune ET sénégalaise (tripe rareté) qui s'est parfaitement adaptée aux spécialités maisons plutôt nordiques. Je me rappelle encore du succulent saumon et du sorbet au tilleul en dessert. Luxe, calme et volupté garantis.

Sinon, pour revenir aux restaurants de lieux culturels, si vous voulez alliez visite et gastronomie, plusieurs musées parisiens proposent des restaurants plus ou moins réussis. En voici une petite sélection - dont je n'ai pas TOUT  testé personnellement - mais recommandée aussi par des proches ou des connaissances :
  • Le restaurant du musée Jacquemart André -  pour manger dans un cadre XVIIIème siècle dans le calme d'une jolie cour , car située en retrait du très bruyant boulevard Haussmann. 158, boulevard Haussmann 75008
  • Le café de l'homme - restaurant du Palais du Trocadéro - pour admirer la Tour Eiffel. Seul petit bémol, le service semble parfois laisser à désirer. 17 Place du Trocadéro, Musée de L'homme 75016
  • Un autre endroit pour manger face à la Tour Eiffel - le restaurant du musée des Arts Premiers - Les Ombres. Trèèèèsss bien, selon ouî dire... Pas donné aussi. A réserver pour fêter un grand évènement par exemple... 27 Quai Branly 75007
  • Et si vous décidez de vous faire une "journée Louvre", 2 possibilités Le Café Marly, 93 rue de Rivoli, 75001 et sa terrasse qui donne directement sur la grande pyramide - plus pour la vue que pour la cuisine, je vous l'avoue franchement. En revanche le restaurant du Musée des Arts Décoratifs, Le Saut du Loup, est beaucoup plus gastronomique. Ambiance graphique noire et blanche et vue imprenable sur les jardins du carrousel. 107 rue de Rivoli 75001.

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Pour aller dans des choses un peu moins luxuriantes, avant tout, ce que je n'aime pas du tout ce sont les restaurants branchés où vous mangez avec les genoux sur le nez, tassé contre votre voisin, au milieu d'une musique tonitruante et servi par des créatures tout droit sorties de pages de magazines qui vous toisent d'un air méprisant (généralement, dans ce cas,  je m'arrange pour leur écraser les pieds, leur renverser mon assiette sur les genoux ou contester trois fois l'addition).

Mon kif ce sont les VIEILLES brasseries parisiennes qui baignent encore dans leur jus. Et où on mange des plats roboratifs comme une bonne andouillette-frite des familles ou un coq au vin avec plein de sauce (miam) dans un décor d'époque. Une petite sélection :
  • Bofinger, 7 rue de la Bastille 75004. Décor belle époque unique, à voir absolument. Spécialités plutôt alsaciennes, mais tout le monde peut y trouver son bonheur.
  • Le Balzar, 49 rue des Ecoles 75005. A deux pas de la Sorbonne. Ambiance années 30, garçons en noir et tablier blanc et public d'habitués du quartier, cinéphiles et intellos.
  • Julien. Moins connu que la brasserie Flo, à quelques rues d'écart (les deux font partie du groupe FLO). Décor 1900 kitschissime. Et bonne grosse cuisine, pas forcément pour les palais délicats, mais sympa. 16 rue du Faubourg Saint Denis 75010.
  • Le dernier bouillon (restaurant autrefois bon marché où l'on dégustait des soupes bien grasses pour tenir au corps, d'où le terme "bouillon") de Paris encore ouvert : Le Bouillon Chartier. Quasi monument historique Chartier est une institution ! Ambiance rétro, meubles à tiroirs en bois immenses dans lesquels on retrouve encore les places pour les serviettes des habitués du quartier. Une expérience à vivre à defaut d'un excellent repas. Coïncidence, le comédien Lambert Wilson, le recommande aussi dans ses bonnes adresses, dans le Gala de cette semaine, c'est dire !  7, Rue Fbg Montmartre 75009

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  • Et en dehors de Paris : Le Pouilly-Reuilly.  68, Rue André Joineau  93310  Le Pré St-Gervais. Derrière une façade de bistro des années cinquante, une brasserie à l'ancienne où les plats traditionnels sont une tuerie. Son petit plus ? Cantine de nombreux hommes politiques et fréquentée entre autres par Mitterrand..
Quelques exotiques pour terminer ? Allez...
  • Thaï : Krung Thep. 93, Rue Julien Lacroix 75020. Se cache derrière une façade qui ne vous donne pas envie d'y envoyer votre pire ennemi. Déco très marrante et délicieuse cuisine pas trop chère. Il parait que l'addition a augmenté assez récemment.
  • Chinois : Le Président Belleville. Pas très cher et ambiance locale garantie. Grande salle avec des grandes tables autour desquelles on peut manger nombreux.  120-124, Rue de Faubourg-du-Temple 75011

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  • Une curiosité : un restaurant de cuisine Capverdienne : ambiance créole sympathique ET chanteurs locaux : Mam'Bia - 9 cour des Petites Ecuries 75009
  • Couscous : Le Royal Couscous, toujours au Pré Saint-Gervais - 39, Rue André Joineau. Je ne le connais pas personnellement, mais on me l'a chaleureusement recommandé...
Et si ma cop's Petitpagne a un bon restau Sénégalais à nous recommander, on prend !!!

A propos d'exotique, en rentrant de ma petite bouffe au Mini-Palais par le tromé, vers 11 h du soir,  En relevant la tête entre deux stations, je me suis aperçue que j'étais dans un wagon entièrement rempli d'asiatiques ! Je me suis demandée si en m'assoupissant quelques secondes, je n'étais pas tombée dans une faille spatio-temporelle qui m'aurait conduit directement à Bangkok ou à Hong-Kong. En tant que blonde, pour le coup, c'est moi qui était .... exotique...

Mouahahahha...

Et n'hésitez pas à laisser VOS bonnes adresses PARIS ET PROVINCE sur cette note pour le plus grand bien de la communauté...

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : restaurants, paris | |  Facebook | |  Imprimer | |

15/08/2008

La reine, c'est moi...

En allant voir le blog de Michel consacré à la royattitude, j'ai eu une idée...

Je me suis demandé, "si j'étais reine, qu'est ce que je ferais".

Oh, même pas reine de France, reine de Paris suffirait à mon bonheur. Environ 2/3 millions de sujets : c'est déjà plus que Monaco...

Et puis trop de monde à administrer, après c'est trop de boulot... Et moi je suis plutôt de la catégorie des reines fainéantes.

Donc, SI J'ETAIS REINE DE PARIS :

  • Je mets immédiatement des droits de douanes à toutes les portes, pour que les banlieusards arrêtent de nous emmerder, nous les VRAIS parisiens.
  • Je décrête une jour férié appelé "le jour du râlage" : car c'est indubitablement la première spécialité parisienne, il faut donc la mettre en valeur
  • Je dynamite l'Opéra Garnier, cette immonde meringue rococo qui défigure le centre de Paris. C'est pas parce qu'un monument est vieux qu'il est beau
  • J'ouvre un bureau de l'immigration ENTIEREMENT réservé à Sarko et Hortefeux. Avec des démarches très longues et compliquées. Puis je finis par leur refuser leur visa.
  • Je me fait couronner à Bercy devant 16000 personnes - parisiens de souche uniquement - et on fait un méga teuf d'une semaine avec fontaines de Pinacolada, défilés de samba, concerts géants, confettis, bals musettes et clafoutis pour tout le monde.
  • Je prends la brigade des pompiers de Paris comme garde personnelle
  • Mon anniversaire devient fête nationale, bien sur. Ce jour là, on ouvre les Galeries Lafayettes pour mon usage exclusif.
  • Je rebaptise les rues : les Champs-Elysée deviennent "Avenue Marvin Gaye" et la place de la Bastille "Place Cannelle", par exemple
  • Il est strictement interdit de maltraîter les chats. D'ailleurs je crée également un nouveau jour férié "le jour du chat" où tous les parisiens doivent se déguiser en félins
  • Je repeins le rocher du zoo de Vincennes en rose
  • Tous les humanoïdes de moins de 10 ans seront d'ailleurs enfermés au zoo de Vincennes. Comme ça ils arrêteront de nous courir dans les pattes
  • Je décrête la suppression du dimanche, du 15 août du 1er mai et de la fête des mères
  • Je fais transformer les quais de seine en plage tropicale
  • Je fais relooker la garde républicaine par Jean-Paul Gaultier
  • J'installe un camp indien dans le bois de Boulogne
  • Et mon Palais dans le bois de Vincennes, comme ça j'ai un immense terrain pour moi toute seule

Vachement bien, non ??

Boh, en fait, je n'ai pas besoin de tout ça... Je suis déjà la reine de Paris.

La preuve : j'ai même mon blason

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Et vous alors, vous voudriez être roi ou reine de quoi ???

Je vous rappelle que je réponds désormais à vos com's directement dans les commentaires...

23:57 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : reine, paris | |  Facebook | |  Imprimer | |