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11/07/2013

Maison à vendre ? Non merci.

Les vacances que je viens de terminer, bonnes et tranquilles en l'occurrence, je te remercie fidèle lecteur/trice qui mériterait d'être canonisé pour tant de constance, ont fini de me convaincre d'une chose.

La vie en maison ou pavillon n'est pas faite pour moi.

Je conçois tout à fait que ce soit le rêve de la plupart des gens qui d'avoir leur propre toit à bichonner ceci dit, j'ai envisagé la chose même pendant quelques années et puis finalement j'en suis revenue.

Simplement parce que la maison que j'occupais étant relativement proche de celles mitoyennes, j'avais en fait l'impression de vivre avec mes voisins par moment.

Sur 8 jours c'était tout à fait supportable. Pour une vie, pas du tout.

Car pour moi qui suit pathologiquement anti-conviviale une fois mon seuil franchi, la relation avec un voisin, c'est insupportable.

Ou alors il faut un immense terrain et s'isoler totalement.

Ce que je n'aime pas non plus.

Equation impossible en somme.

En plus, même dans un coin de campagne isolé avec deux maisons, il y a TOUJOURS un bricoleur acharné pour sortir la ou le (barre la mention inutile) tronçonneuse/taille-haie/scie à métaux/ tondeuse à gazon/perçeuse et te ruiner ton après-midi de sieste dans ton transat.

(mes parents ont une maison de campagne, je sais de quoi je parle)

Les gens adorent bricoler visiblement, je n'avais pas réalisé cette passion sans bornes jusqu'à aujourd'hui.

Sans compter les cris des enfants - double stridence en cas de piscine extérieure, assez courante dans les pavillons du sud. Les odeurs de barbecue. Les conversations familiales autour du programme télé et de l'héritage de mamie Denise auxquelles tu es conviée sans avoir rien demandé.

Et les beuglements des vaches et autres aboiements de chiens c'est cadeau de la maison en prime.

 
Je te passe les problèmes de voisinage pour une hauteur de haie ou une branche de pommier qui dépasse.
 
Tout ceci au prix d'un entretien très régulier d'où probablement la ou le (barre la mention inutile) tronçonneuse/taille-haie/scie à métaux/ tondeuse à gazon/perçeuse à répétition et en batterie. Sauf si tu as plein de sous et un jardinier musclé qui peut tondre ta pelouse torse nu comme dans Desperate Housewives.

Ok, l'appartement, tu as aussi du bruit : les voisins qui font la fête périodiquement, le bébé du deuxième qui pleure, la moto qui passe dans la rue, les poubelles à 6 h du matin, le gars qui fait tourner son diésel 2 heures avant de démarrer, le mec fan de Mylène Farmer qui fait du karaoké dessus en permanence (vécu). 

Mais finalement tout ceci crée un ronron de fond familier auxquel mon oreille est accoutumée et non pas une plage de calme  interrompue par le vroooOOOOOOOM brutal de la tondeuse qui démarre.

Avantage supplémentaire pour moi, en appartement, tu n'es pas obligée de VOIR tes voisins en bermuda et tee-shirt publicitaire sortir les poubelles le soir ou par dessus ta haie et tu peut même leur rabattre la porte de l'ascenseur dessus, petit plaisir du soir.

Je t'avais bien dit que j'étais gravement psychosée, tu peux constater.

Donc après mûre réflexion appartement j'ai, appartement je garde.

J'irai squatter les pavillons et les piscines des autres quand l'été fut venu.

J'aurais juste une bouteille de rosé à acheter et aucun entretien quotidien à subir en contrepartie d'un carré de gazon et d'un barbecue.

Bon, je rate à jamais l'occasion d'embaucher un jardinier musclé qui tonde la pelouse torse nu.

Mais je vais survivre.

 

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10:37 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : maison, pavillon, voisinage, vie en commun, bruit, nuisance, voisins | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/09/2011

ET téléphone maison ? Même pas en rêve

Il parait que le rêve numéro un des français est d'être propriétaire de sa propre maison.

J'admets que l'idée d'avoir un carré de jardin, une terrasse où manger aux beaux jours et aucun voisin qui vous danse le fandango à deux heures du matin au-dessus de la tête est séduisante...

J'ai moi-même été tentée de succomber au pavillonisme il y a quelques années, quand les enfants étaient jeunes et que j'avais un soupçon de culpabilité à les promener au milieu des gaz d'échappement et du bitume.

Sauf que...


Je n'ai aucune vocation à jardiner, je déteste le bricolage, et passer des heures à faire le ménage dans 150 m2 sur deux niveaux me colle un eczéma nerveux rien que d'y penser.

Et surtout, surtout l'idée potentielle de vivre dans des travaux pendant des mois me colle des crises d'angoisses telles qu'il faut au moins un anxyolitique spécial buffle pour les calmer.


Angoisses récemment renforcées par le visionnage d'un documentaire sur les travaux sur France 3. On y voyait divers quidams ou familles entreprendre des travaux massifs ou tenter de se sortir d'une galère avec un entrepreneur indélicat qui avait laissé leur home sweet home en ruine.

J'en était malade pour eux. Surtout dans un des cas : un couple avait décidé de renover une vieille maison de campagne sans aucun confort du sol au plafond. Ils y passaient tous leur week-ends, dormant dans des tentes à l'extérieur, entraînant dans leur sillage leurs ados qui visiblement en avaient déjà plus que leur dose. Et le type déclarait d'un air béat dans un pièce décorée de parpaings et de tas de gravats "oh dans 5 ans on aura quasiment terminé".

DANS 5 ANS ??? 5 ans à sacrifier vacances et week-ends, à vivre dans des tentes et sans eau chaude, et à se brouiller définitivement avec sa descendance pour rénover une bicoque qui sera potentiellement un jour accueillante ? 

 

Mais au secours.

Je préfère tenter la traversée de l'antarctique en tongs.

Surtout que désormais, après réflexion, je suis finalement contente d'être restée en appartement sur Paris intra-muros. C'est vrai qu'avec des enfants, une maison ça peut être sympa. Mais avec des ados, en banlieue dès qu'ils commencent à sortir, vous passez nuit et jour à faire le taxi en attendant qu'ils décrochent leur permis.

En ville, vous les collez dans les transports, et hop ! Roulez jeunesse.

Une raison de plus de ne rien regretter. 

Pour goûter aux joies de la terrasse ensoleillée ? Il y a toujours des centaines de locations qui n'attendent que moi et que je n'aurais pas à me fatiguer à entretenir.

Quant au calme, vous avez plus de chance d'avoir un crétin qui passe la tondeuse pendant que vous faites la sieste dans votre jardin qu'un voisin de palier qui étudie le bombardon.

La seule épine dans mon pied est une maison de campagne détenue par mes parents dans l'Allier. Il se peut qu'un jour (le plus tard possible je touche tous les bois à ma portée), je sois obligée de m'en occuper. 

Je déteste cette baraque. Mais les hommes de la famille y tiennent beaucoup. Et ne veulent pas entendre parler de la vendre.

Je crois que je vais y envoyer le meuri bricoler pour sa retraite. Ca l'occupera.

Pendant que j'irai faire des croisières musicales avec Frédéric François sur la méditerranée.

Et surtout que j'éviterai d'y mettre les pieds au maximum. 

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : maison, pavillon, travaux, campagne, banlieue | |  Facebook | |  Imprimer | |