Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/06/2013

Astrolog... hic

J'ai une passion immodérée pour les sciences parallèles, les médecines mystiques et tout ce qui touche à l'occulte

(surtout l'occulte des suédois, tu me connaissois)

Understatement à l'anglaise

Car évidemment je me fais pipi dessus chaque fois qu'un pseudo mage agite ses cristaux en affirmant que Jésus va revenir réincarné en lui (de préférence bien évidemment) 

Et qu'il va se matérialiser à cheval sur une soucoupe volante sur la colline de Bugarach le 14 juillet.

Pour cela il faut lui donner des sous, beaucoup, plein, c'est mieux.

Je suis quelqu'un de pragmatique, j'estime en conséquence que ce n'est pas parce que quelque chose est inexplicable qu'il faut impérativement lui donner une explication foldingo. 

Souvent d'ailleurs au bout de quelques siècles, la science finit par fournir une explication logique.

Au rayon du fourre-tout abracadabrantesque je place allégremment l'astrologie. 

C'est pourquoi quand je tombe sur une distinguée astrologue employée par des médias divers pour divertir les personnes souhaitant savoir si leur Mars est bien entré dans leur Saturne par le flanc gauche, déclarer la bouche en coeur "L'astrologie est une porte d'entrée vers la psychologie" tu peux donc imaginer le triple salto arrière double boucle piquée que j'ai effectué à ce moment.

J'ai donc réadapté un billet ancien sur l'astrologie pour dire combien essayer de faire prendre des vessies pour des lanternes à des gens qui cherchent des réponses me hérisse le duvet. 

Aaaah l'astrologie : ce fourre-tout de prédictions nébuleuses où l'on trouve à boire, à manger, et à rigoler, enfin en ce qui me concerne...

Oui, je sais, l'astrologie existe depuis des siècles, depuis bien plus longtemps d'ailleurs que certaines sciences modernes.

Car depuis des temps immémoriaux l'homme a toujours eu peur d'un avenir incertain et tente de le decrypter ou de le maîtriser par tous les moyens possibles. Y compris les plus farfelus.

Ceci dit ce n'est pas parce que quelque chose existe depuis des siècles que ça lui donne une quelconque légitimité. Les hommes ont cru pendant des lustres que la terre était plate avant qu'on lui démontre, preuves à l'appui, qu'elle était ronde.

Cette pseudo-science - et j'insiste bien sur le pseudo - qui veut se donner une légitimité, je la confierais simplement à un vrai scientifique. Prononcez "astrologie" devant n'importe quel astronome et il se mettra immédiatement à se rouler par terre avec des gloussements hystériques en se frappant la tête avec un télescope.

Après cette petite crise et s'être payé une bonne tranche de fou-rire, il vous dira simplement que, pour que l'astrologie ait une influence et que ses calculs un fondement quelconque, il faudrait que toutes les planètes soient alignées sur le même plan.

Je ne t'explique pas le gros embouteillage dans l'espace. 

Pour ce qui est des prédictions sur l'avenir, si l'astrologie avait "prédit" quelque chose de fiable depuis des siècles ça se saurait.

Tu peux reprendre pour t'amuser les prévisions des astrologues de l'année précédentes pour t'apercevoir que soit elles sont fausses, soit suffisamment nébuleuses pour laisser libre cours à toute interprétation. C'est exactement la méthode dont s'est servi le fameux Nostradamus.

Evidemment tu peux toujours prévoir une crise, l'augmentation du chômage et la mort d'une star, tu as assez peu de chances de te tromper par les temps qui courent.

Tu as plus de chance de prévoir ton futur par des calculs de probalités, des statistiques, de la prospective et quelques calculs physiques si tu peux maîtriser cette discipline.

Vu que personnellement, même si cette science me fascine, je n'y pige que couic, je laisse donc le futur à son avenir radieux et je me contente de vivre au présent. 

Enfin, pour ce qui est de l'étude des caractères, si tous les gens qui étaient nés au même moment au même endroit avaient le même caractère on s'embêterait drôlement sur terre.

Génétique, éducation, environnement, évènements qui jalonnent une vie et contribuent à forger un caractère le font plus certainement que Pluton ou Neptune qui sont plus occupés à tourner sur leur orbite en chantant la danse des canards (ou pas).

D'ailleurs si Pluton veut prétendre me forger le caractère je l'attend de pied ferme.

Quant à l'argument "la-lune-a-bien-une-influence-pourquoi-pas-les-autres-planètes", à part le soleil qui nous envoie des projections de temps à autres, Vénus est bien trop loin pour nous envoyer des ondes psycho-émotionnelles.

Vouloir expliquer les mystères et les tréfonds de l'âme humain par des déplacements de corps célestes me paraît une démarche relativement approximative. Voire fantaisiste. Voire hurluberluesque.

Qui relève d'une pensée magique primitive et pas d'un raisonnement scientifique. Même si nos distingués astrologues s'échignent à nous affirmer le contraire. 

Astrologues qui se crêpent d'ailleurs eux-mêmes le chignon entre ceux qui prétendent décrypter l'avenir et ceux qui affirment étudier le caractère. Les uns affirmant que les autres sont des charlatans et vice-versa.

Quand aux horoscopes permettez-moi de glousser..

L'horoscope est généralement une auberge espagnole tellement vague et généraliste que chacun peut y lire ce qu'il veut bien y lire.

Démonstration ?

Cancer (c'est mon signe, enfin parait-il)  : votre entourage essaie de vous influencer. Vous devez résister et affirmer votre vraie personnalité. Qui ne demande qu'à s'exprimer.

Tu es cancer et tu te sens concerné ? Evidemment. Ce genre d'affirmation peut concerner 75 % de la population. Les 25 % restant étant occupés à dormir. Ou a prendre leur douche.

Un dernier truc. Si un jour tu me croises et qu'au bout de 5/10 minutes tu me demandes "au fait, c'est quoi ton signe" , tu risques soit de t'entendre répondre "Fox à poil dur ascendant brosse en crin", dans les bons jours, soit de prendre un pain, dans les mauvais.

Personnellement je ne cherche pas de réponses, enfin pas dans les calculs idiots de praticiens qui cherchent surtout à se remplir le portefeuille en débitant des imbécilités au kilomètre.

 

cancer.jpg

(ceci dit viens par ici l'homme cancer, me montrer tes pinces)



06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : astrologie, psychologie | |  Facebook | |  Imprimer | |

02/05/2013

L'allumeur

Je ne peux pas vraiment expliquer ce qui a déclenché ce billet, par souci de discrétion vis à vis de divers protagonistes plus ou moins proches qui connaissent ou ont connu ces circonstances.

Ce que je peux te dire, c'est que j'aime bien observer mes congénères, leurs us, coutumes et moeurs diverses et variées.

Et surtout leurs comportements sur le champ de bataille.

(référence à l'hymne ultime de Pat Benatar : love is a battlefield. Les vrais savent. Les autres renseigne-toi sur google)

Nos amis les hommes, qui sont généralement de compagnie assez agréable tant qu'on ne leur laisse pas la parole,  ont souvent rapidement fait de taxer une fille qui les titille un peu "d'allumeuse".

Or, nous savons, nous les femmes que le pendant masculin existe bel et bien.

L'allumeur n'est pas une légende urbaine.

Consciemment ou inconsciemment certains hommes envoient des messages explicites. Qui peuvent te faire penser qu'ils ont envie qu'ils se passent un truc. 

Puis te laissent tomber comme une chaussette ayant mariné dans un ranger de para-commando trop longtemps

Tu vois le type qui te regarde au fond des yeux en te murmurant d'une voix de basse "tu es superbe aujourd'hui". Et qui, deux minutes, après t'ignore totalement en te laissant plantée au milieu de la pièce alors que tu lui apporte empressée son petit cocktail.

Qui te bombarde de SMS à double sens dont tu ne sais plus trop quoi penser. Et puis  te laisse sans nouvelles pendant plusieurs jours/semaines/mois. Ou te réponds de manière très neutre brutalement.

Pire, celui qui te chauffe à mort toute une soirée, te raccompagne jusque chez toi et t'embrasse platoniquement sur la joue en te murmurant "bonne nuit, ma belle" d'une voix de Barry White avant de tourner les talons et de partir.

La première fois, tu te dis que c'est un gentleman.

Au bout de la dixième, tu commences à te poser des questions soit sur les préférences du gars, soit, est c'est le pire, sur ton propre potentiel de séduction.

Les phéromones diffusées sont tellement contradictoires en fait tu ne sais plus du tout où tu en est.

Et quand enfin, un jour, à bout de nerfs, tu te jettes sur lui pour lui faire subir les derniers outrages, monsieur se recule en disant "ah écoute, je crois qu'on ne s'est pas du tout compris" "je t'adore et je te considère comme ma soeur, ne gâchons pas tout".

Tu perds en une demi-seconde ce qu'il te reste de dignité, ta confiance en toi et tes dernières illusions.

Soit le gars n'est sincèrement pas intéressé et apprécie vraiment ta compagnie sans vouloir aller plus loin. Et tu as mal interprété les messages qu'il envoie, parce que tu voulais les interpréter dans un sens qui t'arrangeait.

Ou il est très timide ou déjà en main et n'ose pas franchir le pas.

Ces trois hypothèses sont possibles.

Soit, dernière possibilité, bienvenue au club de celles qui ont croisé un allumeur.

L'allumeur est comme un genre de pervers manipulateur en plus soft.

Plutôt beau gosse, il souffre néanmoins d'un gros déficit de confiance en lui et n'existe que dans le regard des autres. Il cherche donc à séduire en permanence pour se rassurer. 

Conclure ne l'intéresse pas vraiment. Ce serait s'exposer et révéler ses failles.

Il continue donc à aspirer l'admiration qu'il suscite pour se nourrir, comme un vampire sentimental, sans jamais rien donner en retour.

De temps à autres il gérera ses besoins physiologiques avec une conquête de passage, sans aucune implication, et surtout sans lendemain.

Puis reprendra sa quête de séduction en laissant ses victimes éplorées et en vrac derrière lui.

Si tu en croises un, comme le pervers manipulateur, une seule chose à faire : fuis.

Tu n'aboutiras jamais à rien avec lui. Inutile de céder à la tentation du "oui mais avec moi ce sera différent". Ce ne sera jamais différent.

L'allumeur ne peut pas fonctionner sainement.

Et si tu t'es fait avoir,  dis-toi bien que ton potentiel de séduction n'y est pour rien. Et qu'il fonctionnera probablement parfaitement avec quelqu'un d'autre.

Comme le dit si bien la sagesse populaire : le mieux à faire après une chute de cheval, c'est de remonter en selle tout de suite.

Remets donc tes bottes et ta bombe, et go.

Rien ne t'interdit, pour ce faire, de jouer, toi aussi un peu les allumeuses.

Mais un peu seulement, hein.

Il ne faudrait pas exagérer non plus.

Fotolia_50979920_XS.jpg



06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : allumeur, psychologie, relations, hommes, femmes | |  Facebook | |  Imprimer | |

11/09/2012

L'homme, cet animal étrange....

Clairement je ne comprendrai vraisemblablement jamais les hommes.

Mais est-ce qu'il faut vraiment les comprendre ?

La réponse est non.

Enfin, ma réponse est non.

Toi tu continues à chercher si tu veux, personnellement j'ai arrêté.

Je me contente de les aimer. 

Malgré toute la revendication féminitudinale qui bouillonne au dedans de moi, j'aime les hommes. 

J'en ai eu dès le départ une vision positive, grâce à un papa super-poule et féministe bien avant l'heure.

Ca aide plutôt à mettre le pied à l'étrier. 

Après, mis à part les quelques exhibitionnistes, pervers, fétichistes, adeptes de la main aux fesses et sales cons que j'ai pu croiser comme, probablement et malheureusement la plupart de mes consoeurs, les autres étaient plutôt... 

Mignons, amusants, touchants, et, dans le fond, assez gentils.

Non, ne hurle pas.

Oui, j'ai eu de la chance.

Je ne suis jamais tombée sur un sadique, un pervers manipulateur, un cogneur, ou un violeur.

Juste sur quelques énergumènes, un ou deux crétins congénitaux et un possessif.

Beaucoup de chance et un solide instinct de survie qui me fait m'enfuir sur mes talons de 12 au moindre signe inquiétant, probablement.

Mon expérience de nos compagnons à deux pattes est donc forcément, et heureusement, plus limitée.

Néanmoins, comme je le disais ici, si elle est moins étendue que celle de Madonna, elle l'est plus que celle de Bernadette Soubirous.

Donc j'aime les hommes. Sans vouloir généraliser, ils sont souvent moins compliqués que nous, plus directs. C'est reposant. Et frais. 

Surtout si comme moi tu as un cerveau en ébullition permanente. Te retrouver avec des individus pour lesquels un et un font forcément deux et pas

"et si un et un ne faisaient pas deux, mais trois, voire plus, par temps de pluie, et est-ce que j'ai pensé à couper l'électricité, je suis trop grosse et pourquoi il ne me rappelle pas, parce que je suis trop grosse, qu'est-ce que j'ai fait, c'est moi, faut que je rappelle ma mère, oh non pas ma mère, elle va encore me faire des reproches, et je vais être obligée de lui dire qu'il n'a pas rappellé".

J'ai juste quelques minis-reproches à leur faire.

1/ ils veulent commander. C'est moche. Et tout à fait hors de propos. Ils deviennent même pénibles parfois avec cette obstination à vouloir être le chef. Astuce : les laisser penser que c'est vrai. Ils sont contents et te fichent la paix.

2/ Ils ne comprennent pas les sous-entendus ni les approches suggestives. Si tu parles au deuxième degré ou avec subtilité, aucun résultat. Au lieu de t'épuiser dans des stratégies d'approches sophistiquées, essaye le "toi baiser moi". Ca marche relativement bien. Mais bon c'est trivial. Et tu risques de te faire jeter trivialement aussi. Avec dommages pour l'égo.

3/ Ils restent parfois assez volontairement assez hermétique au mode d'emploi du fer à repasser ou de l'aspirateur. Solution. Leur coller les engins dans les mains dès le berceau. En général, à l'âge adulte, ils ont trouvé le bouton "démarrage"

Et, au fait, cousine, à la question "mais pourquoi il ne rappelle pas ?" j'ai quand même trouvé la réponse au bout de toutes ces années.

Il ne te rappelle pas parce que simplement... Il n'a pas envie. 

Je sais, c'est spectaculairement osé comme hypothèse.

Mais compte tenu de la structure moléculaire de notre alter-ego, la plus vraisemblable.

tumblr_m9xo3mbytt1qzx74yo1_500.jpg

(et oui, les hommes je les aime particulièrement comme ça)

(mais en présence d'un tel individu, ma faculté d'analyse et de discernement disparait brusquement)

(et je me transforme brusquement en idiote balbutiante)

(phénomène étrange et inexplicable)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : homme, femme, relation, psychologie | |  Facebook | |  Imprimer | |

29/03/2010

Le paradoxe de l'histrion


Dans la série : la psycho à deux balles pour tout public.


Les personnes qui me connaissent dans la vraie vie le savent, j'ai une tare terrible.


Je souffre d'histrionisme.


L'histrionisme est une maladie qui vous pousse à souhaiter être constamment dans la lumière et au centre de l'attention et à faire quasiment n'importe quoi pour y parvenir.


Comme parler en mode Castafiore, faire des caprices de divas, porter des talons vertigineux, y compris pour arpenter un champ de maïs, hurler sur tout ce qui bouge, ramener les sujets de conversation systématiquement à soi, se couvrir de strass du matin au soir, porter un sac en python rose,  et surjouer absolument tout et n'importe quoi.


De quoi faire fuir à peu près 75 % de mes interlocuteurs.


Mais les 25 % qui arrivent à supporter sont généralement un bon public devant lequel je peux donner mon petit show quotidien et ainsi apaiser mes pulsions de moije-isme.


Mais où est donc le paradoxe me direz-vous ? Tu es cabotine, tu es cabotine, et alors ?


Oui, je le suis partout....Sauf sur une scène..


J'adore faire le petit théâtre de Manu devant un groupe de gens réduit et plus ou moins familier, mais je suis physiquement au bord du malaise dès qu'il s'agit de faire de même sur une scène ou devant un public plus nombreux.


Prendre la parole en public me tétanise, réciter un texte devant un auditoire me transforme en serpillière pathétique et la perspective de me retrouver sur une scène avec un projecteur dans les yeux suffit à me faire passer quelques nuits sans sommeil.

Et pourtant j'adore, le théâtre, j'ai pris quelques cours. Aux répétitions, tout va bien... Mais dès qu'il s'agit de représentation.. Les toilettes deviennent ma seconde maison et je conclus mon passage sur scène en quasi-malaise vagal.


J'aurais adoré monter sur les planches et écrire par exemple un one-woman-show, même à titre amateur (ne parlons pas de professionalisme, je n'ai pas cette prétention).


Mais impossible. Mon corps refuse.


Je me suis donc résignée à abrutir mes proches avec mon spectacle permanent pour lequel je suis mon propre auteur, mon propre metteur en scène, ma propre habilleuse-maquilleuse et ma propre éclairagiste.


Du coup, en fait, je n'ai de compte à rendre à personne et je fais ce que je veux..

C'est plutôt pas mal..


MOUAHAHAHAHAHAHH....


dvd_tintin_17_01.jpg
Et merci à Shaya qui m'a donné l'idée de ce billet

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (36) | Tags : spectacle, égocentrisme, histrionisme, public, psychologie | |  Facebook | |  Imprimer | |