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02/08/2009

Des films... Au poids..

Les avions longue distance ont quand même un avantage - hormis les sièges rembourrés avec des noyaux de pêches, les gens qui pètent, le personnel malamaible et les gosses braillards - c'est qu'on peut se faire une cure de films.

Surtout maintenant avec les écrans individuels qui vous permettent de regarder "Festen" (enfin si vous avez le courage en avion) alors que votre voisin mate "les bronzés à Saint-Tropez".

Donc 8 heures de vol (je rappelle aux gens qui étaient sur Mars au cours des 3 dernières semaines que j'étais en Guadeloupe) = 3 films  à l'aller et au moins un au retour avant d'avaler un cacheton pour dormir.

Ce qui m'a permis de me remettre à niveau question toiles.

Mais pas de me contenter complètement. Car j'ai moyennement apprécié les oeuvres visionnées, même si elles ont rencontré un grand succès un peu partout dans le monde. Bon évidemment, l'écran mini, le son pourri et le film retaillé pour l'avion ça n'aide pas.

Mais quand même.

Passons rapidement sur "Quantum of Solace", regardé parce qu'un James Bond, ça passe le temps. Grosse erreur. Décidemment, Moi Daniel Craig, je peux pas. Il a autant de classe et d'expressivité qu'une pièce de boeuf sauce poivre. Et une tronche de catcheur bulgare. Clive Owen, oui, voilà un James Bond tel que je le conçois. Il parait qu'il a refusé de peur d'être enfermé dans le rôle.. Quant au film ? Intrigue incompréhensible (mais comme d'hab' je dirais) cascades tellement spectaculaires qu'elles sont peu crédibles et effets spéciaux en pagailles. L'humour second degré qui faisait le sel des vieux James Bond ? A la trappe.

Verdict ? Valable pour meubler une insomnie persistante ou comme alternative à Patrick Sébastien un samedi soir. A part ça...

Je ne met même pas l'affiche, tiens, je vous met Clive Owen à la place, c'est plus motivant.

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Ensuite à deux films qui ont été encensés par la critique..

En premier, Slumdog Millionnaire...eeeet... ce que je redoutais est arrivé. Oui. Parce que j'avais lu le bouquin dont est inspiré le film "Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire" AVANT.

C'est pas une chose à NE PAS faire dans la mesure du possible car on est souvent déçu  par le passage du papier à l'image. C'est ce que je craignais, et c'est pourquoi j'avais évité d'aller le voir au ciné.

Et j'ai eu le nez creux : je n'ai pas aimé l'adaptation de l'histoire. Des pans entiers des péripéties du héros ont été supprimés au profit de quelques épisodes - et pas forcément les plus intéressants. Des personnages clés ont été totalement occultés au profit d'une histoire d'amour à l'eau de rose qui n'existait pas dans le bouquin. En effet, le héros rencontre la femme de sa vie assez tard dans l'aventure et pas du tout dans son enfance. Quant aux images flashantes, elle m'ont collé mal au crâne. Les images stroboscopiques, ça va pour les clips, moins pour les films. Si vous cherchez l'authenticité indienne, allez plutôt voir directement une Bollywooderie du style "Devdas" avec Ashwaya Raî.

Verdict ? Je ne comprends absolument pas le succès de ce film. Pour moi, il est raté.

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En second, Sunshine Cleaning. Dans la catégorie film indépendant USA. L'histoire ? Deux soeurs paumées et désargentées qui vont de galère en galère, vont sortir la tête de l'eau en nettoyant des scènes de crime. Là encore... Bof. Le réalisateur accumule les clichés des films indépendants : la galerie de personnages atypiques paumés de la société américaine qui s'en sortent grâce à la solidarité, une histoire qui se veut originale, une mise en scène et une prise de vue sans fioritures, etc.. Tellement accumulés les clichés, d'ailleurs, qu'on entend presque le réalisateur dire "regardez-je-fais-un-film-indé-intelligent-tellement-qu'il-est-bien".

Verdict ? Moyen. Très moyen, je me suis ennuyée. Jetez-vous plutôt, dans la même catégorie, sur "Little Miss Sunshine" : un vrai bonheur.

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Seul film rescapé du naufrage : "Elizabeth" avec Kate Blanchett, un film de 1998 sur l'arrivée au pouvoir et les premières années du règne de la jeune Elisabeth Ière. Ce n'est pas le chef-d'oeuvre du siècle, mais les décors, les costumes et la photo sont très soignés, l'histoire d'Elizabeth I à découvrir pour sa culture générale, et les acteurs excellents. Mention spéciale à Geoffrey Rush en exécuteur des basses oeuvres tout à fait impressionnant. Si vous aimez les films historique, je ne peux que vous le recommander. Je n'ai pas encore pu voir la deuxième partie de la saga "Elizabeth, l'âge d'or", mais je le ferai à la première occasion.... Sauf si quelqu'un me crie là maintenant tout de suite "arrêtes tout, la deuxième partie est catastrophique"..


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