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19/03/2013

Je te suis, tu me suis, par la barbitweet...

Un de mes distingués collègues, le sieur Pingoo, a récemment fait la liste de ce qui l'agaçait/ l'énervait/l'exaspérait sur twitter.

En tous cas qui rendaient pour lui les émetteurs persona non grata dans la liste des gens qu'ils suit.

Etant donné que Twitter c'est un peu l'endroit où je passe ma vie, et que moi aussi, il y a des trucs qui m'exaspèrent assez considérablement, je vais t'expliquer pourquoi en fait, je suis un nombre assez réduit de personnes, proportionnellement.

Et je te confirme, j'ai le melon.

Tu peux tenter de me le dire en face.

Oui, tu peux tenter. Je suis ceinture jaune de Tae Kwan Do, même pas peur, viens, je t'attends.

En attendant, parmi les quelques 550 personnes que je suis sur twitter, j'évite assez généralement ceux qui

  • Confondent twitter avec une agence de relations presse. L'auto-promo à ses limites. Et si un peu de personal branling ne nuit pas de temps à autres, utiliser son compte pour se faire reluire 24/24 7 jours sur 7 c'est juste ... Dirons-nous casse-... Je te laisse compléter.

 

  • Confondent twitter avec un service après-vente pour caser leur dernière production. Si je veux me procurer quelque chose, je suis  a priori adulte et consentante. Une ou deux fois, ok. C'est de bonne guerre. Plus ? Je peux réfléchir toute seule si j'ai vraiment envie de ton bidule miracle, d'aller voir ton nouveau site génial, ou de ton bouquin tellement bien mieux plus écrit, je vais me le procurer, merci.

 

  • Enfin, confondent twitter avec un agenda. Savoir que tu vas parler de ta vie qu'elle est belle sur RTL le 08 avril à 9 h 30 m'intéresse assez peu dans l'absolu. Au pire si j'ai envie de t'entendre, les podcasts c'est pas fait pour les chats.


Dans les 3 catégories ci-dessus on trouve beaucoup de politiques ou pipeules ou semi ou furent-people qui essayent de se refaire une notoriété. Ce qui explique que j'en suis très peu, car ils ont rarement des choses intéressantes à dire/lire en fait.


  • Balancent leur billet du jour 45 fois dans la même journée. C'est bon Marcel,  on a vu que tu as pondu le billet le plus génial du  monde, pas la peine de nous le remettre en boucle. En plus si tu veux mon conseil, ça donne l'impression que tu rames un peu pour avoir des lecteurs.

 

  • Re-tweetent à chaque fois que quelqu'un les cite. "Marcel, tu es le plus génial" "Tu es le soleil de ma vie" "J'aime tellement ce que tu écris". Ok ça fait plaisir à l'interessé. Pas forcément à ceux qui le suivent. En bonus, tes lecteurs ont rapidement l'impression que tu as un melon en titane armé.

 

  • Ne te répondent jamais. Même si tu ne peux pas répondre à tout le monde, tout le temps, quand on s'adresse à toi, le minimum de courtoisie est de réciproquer de temps à autres.

 

  • Te donnent des leçons. Il savent tout de la vie mieux que toi. Notamment ce que tu dois penser, faire ou pas. Insupportable. Pour moi en tous cas, qui adore qu'on lui dise quoi faire.

 

  • T'unfollowent dès que tu ose ne pas être d'accord avec eux. Normalement ce sont à peu près les mêmes que ceux ci-dessus.

 

  • Se prennent au sérieux en tant que leader influente du monde des médias (suivez mon regard) (oui, je m'amuse avec elle depuis quelques jours) (c'est mal) (mais c'est tellement bon)

 

  • Te racontent leur vie par leur détail parce qu'ils pensent que ça peut passionner la terre entière. Genre "je me suis raclé la gorge". Bon, moi aussi parfois je raconte ma vie inintéressante, j'admets. Mais je tente de ne pas le faire à jet continu. Et a priori, si ça ne te passionne pas, tu peux me le dire aussi. Je pourrais comprendre (ou pas, en fonction des jours)

 

  • Balancent des liens en continu, tout le temps, sans aucun apport personnel. L'article du Monde, je peux le trouver aussi toute seule éventuellement. J'aimerais juste que tu me dises de temps à autres ce que tu en penses.


  • Usent et abusent d'outils du type "my daily stats" ou Foursquare. A priori, sache-le jeune padawan, on se contretamponne totalement de savoir si tu as perdu 5 followers aujourd'hui ou si tu es descendu boire un café au bistro du coin. Ca n'intéresse que toi.

 

  • Citent des marques à chaque détour de tweet. On doit tous vivre, pas de souci. Mais je ne veux pas non plus me transformer en panneau publicitaire.

 

Sortis des quelques cas d'espèce ci-dessus, et des trolls qui te sautent dessus juste pour t'agresser gratuitement, je vous aime. Enfin presque. Enfin pas tous les jours. Enfin parfois.

Et si tu aime l'humour et que tu es blond à fort QI et à tweet rigolo, ça m'intéresse.

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06:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : réseaux sociaux, twitter, followers | |  Facebook | |  Imprimer | |

13/03/2013

Moi aussi je fais ma bachelorette

J'ai décidé de m'exhiber désormais à la première occasion.

Comme je me trouve moche dans la vie en général et en photo en particulier, et que je refusais systématiquement tout cliché, un jour Domydom m'a dit, tel un griot Sénégalais post-moderne "au contraire, plus tu te verras, plus tu t'habitueras, et à la fin, tu te trouveras bien sur les clichés"

Suite à ce conseil, j'ai donc décidé de dissoudre non pas l'assemblée (poke Jacques Chirac) mais ma réticence à me faire prendre et à me voir en photo.

Je lutte ainsi progressivement par une forme de thérapie cognitive auto-administrée contre mes phobies diverses et variées.

Si ça continue, dans 10 ans j'arriverais éventuellement à restée bloquée dans un ascenseur ou à me faire enfermer dans un caisson hermétique de relaxation sans rayer les parois avec mes ongles et hurler frénétiquement au bout d'une demi-seconde.

Et éventuellement à finir à poil sur internet.

Non, ça on va éviter par contre, il y a suffisamment de trucs gores qui trainent.

Par exemple, lundi soir on nous avait invité pour ponctuer la finale du Bachelor de tweets inspirés. Moi et d'autres pauvres âmes perdues qui pensent que passer leur vie sur les réseaux sociaux est une occupation saine.

En fait de tweets inspirés on a fait n'importe quoi, comme d'habitude.

En dérangeant le reste de la salle par des gloussements hystériques sur des blagues cochonnes et très très malvenues.

Mais si tu ne fais pas des blagues cochonnes sur le Bachelor, tu les fais quand ? Jamais.

Je sens que je te perds en route.

Donc, à l'occasion de cette soirée il fut été pris des photos.

Que d'habitude j'aurais donc enterré soigneusement.

Mais...

Et d'une : j'ai donc décidé de lutter contre ma photophobie

Et de deux : on m'a choisie comme bachelorette de la soirée.

Si, je t'assure. Et je le prouve

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Loic veut m'épouser. Il est présentement en train de chercher un nid d'amour et on adoptera un cochon nain comme Le Bachelor.

Mais avant j'ai décidé d'enterrer ma vie de jeune fille avec Sélim

 

bachelor,live-tweet,photo,réseaux sociaux,soirée

(soirée SM, soirée qu'on aime)

Photo de Céline Crespin

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Sinon ça live-twittais sérieusement, comme tu peux voir

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Enfin, sérieusement, c'est vite dit (même Adriano se marre)

Quant à Céline Crespin et Fifi, elles se sont lâchées en blagues salaces

 

et on s'excuse auprès des deux personnes derrière qu'on a probablement empêchées de se concentrer

 

Voilà, maintenant, on ne fait pas de commentaires. Même si je progresse, je ne suis pas entièrement photo-guérie.

Sinon, je me mets VRAIMENT à poil.

Et tu risques de le regretter.

Très fort.


Photo de l'agence Darewin (que je remercie pour la soirée au passage)

06:02 Publié dans Les chroniques à Manu, Séries, TV | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bachelor, live-tweet, photo, réseaux sociaux, soirée | |  Facebook | |  Imprimer | |

23/10/2012

Marraine la fée.... De twitter

Je souhaiterais te parler dans le cornet acoustique d'une initiative bien sympatoche à laquelle je daigne participer.

Car oui, de temps à autres, je daigne. 

Ca me coûte, mais bon. Il faut faire preuve d'empathie avec le reste du monde parfois.

Ou du moins faire semblant.

Tu sais qu'il parait que sur twitter nous sommes en minorité, nous les filles.

Car nous n'oserions pas.

Parait-il.

Cette situation est intolérable.

Laisser un réseau social aux mains des mâles ne peut se concevoir.

On leur laisse déjà notre corps (enfin plus ou moins) et environ 5000 ans de domination. 

CA SUFFIT.

Nous aussi on a plein de de choses à dire et il est temps qu'on raconte nos histoires de vernis, de jules, de karaté, de tuning, d'impôts sur le revenu, d'enfants (oui, enfin pas trop les enfants, j'aime pas les enfants, tu le sais), de plans cul (enfin vous, pas moi, le meuri veille au grain quand même) , de pipeules, de high-tech, de low-tech, de musique, de brushing ratés, de larmes, de joies, de jeans trop petits, de politique, de PC, de Macs (les ordis, pas le souteneur), de noms de domaines, de soirées, de météo, de spectacles et de ... ce que tu veux.

Alors pour faciliter la venue en masse des plus timides sur les ailes de l'oiseau bleu (qui s'appelle Larry, au cas où tu l'ignorasses), nous avons décidé sur l'initiative de Mademoiselle Ségoségo de nous constituer en brigade chic et choc de marraines les fées de twitter.


Nous nous engageons à prendre des filleules et à les guider pas à pas pour qu'elles deviennent à leur tour de vraies fées du réseau social.

Et ainsi faire tache d'huile. 

Tout ceci est extrêmement organisé puisque nous avons déjà 

La page Facebook 

Le compte twitter

Un site qui nous présente avec notre bio détaillée 

Bio dont je suis assez fière d'ailleurs. Je considère que c'est la meilleure que j'ai rédigé parmi tous les parcours fantaisistes que j'ai pu commettre sur différents supports.

Je songe d'ailleurs à mettre la phrase "bonne à rien, mais capable de tout" au fronton de ce blog.

Et même un fort joli logo qui a été dessiné spécialement pour nous par .... un homme.

Bon, parfois, un homme ça peut servir, je l'admets (Pascal Mabille, si tu nous regardes...)

Donc, jeune gazelle effarouchée, n'aies plus peur et viens nous rejoindre sur twitter, cause qu'on s'y marre assez bien et parfois même plutôt beaucoup.

Des petites (ou grandes) fées t'y attendent pour parsemer ton chemin de pétales de roses et de caramels au beurre salé.

Et si tu te sens l'âme d'une pygmalionne (ou d'une pygmée, ou d'une lionne) viens aussi, on a toujours besoin de bonnes volontés.

Nous sommes déjà 65 femmes de bonne volonté, plus quelques femmes d'honneur - des hommes de bonne volonté - viens nous rejoindre.

Moi j'ai déjà ma filleule. Et toi ? 

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06:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : réseaux sociaux, twitter, les marraines, filles, parrainage, discussion | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/09/2012

Le jeu des (7 ou plus) familles de twitter

J'y passe ma vie ou quasiment.

Il était donc normal qu'un jour je me lance dans l'étude socio-typologique de twitter.

Etude menée au doigt levé dans le vent avec le plus grand sérieux, bien évidemment.

Et que l'institut CSA ne renierait pas (Yves-Marie, si tu me lis...)

Evidemment, je n'invente rien, évidemment, l'exercice a déjà été fait à moultes reprises.

Mais ce sera la mienne d'étude à Manu qu'elle est bien et peut-être que dans 200 ans les élèves de CE1 l'étudieront en cours de réseau social, qui aura remplacé la géographie, dont tout le monde se contrecognera puisque tu peux d'ores et déjà contacter le Kazakhstan en 1/4 de seconde, donc à qui ça sert de savoir où ça se situe.

Donc.

Petite typologie de qui et quoi je vois passer sur twitter.

LES ADOS

font des tweets à base de Justin Bieber, de kikoolol et de ta mère la pute. Sémantique assez limitée du genre "Les Onedirectioners allé tous vous fer metre" (with les fautes) ou "j'aime trop fort les slims rouges" . Sont trop mignons quand il pensent que toi aussi tu as 15 ans et demi ou que tu pourrais leur servir de mère de substitution. Sinon difficiles à suivre. Comme les ados dans la vraie vie en somme. Mais gentils. Ou casse-couilles en fonction des jours


LES NERDS

Ont un langage codé difficilement accessible au commun des mortels à base de protocole, de HTML, d'adresse IP, de boucle de redirection et d'engins mystérieux. Parfois on a l'impression qu'ils vivent dans une dimension parallèle avec Sheldon Cooper. Grâce à eux tu sais quand va sortir l'Iphone 5, tu as toutes les keynotes d'Apple en streaming et les bonnes adresses de sites qui vont bien. Se moquent des bloggeuses mode mais sont tout aussi hystériques devant un nouvel OS qu'une fashionista devant le dernier it-bag. Utiles en cas de panne chez toi, tu en trouves toujours un en ligne qui peut faire le SAV. Quand il n'est pas occupé à démolir l'hérétique d'en face qui utilise un MAC alors qu'il est PCiste (tous des moutons) et vice-versa (tous des abrutis).

 

LES POLITIQUES

Principale activité ? S'engueuler. D'un camp à l'autre bien sur, les grands sujets de société donnant lieu à un échange de noms d'oiseaux en 140 caractères qui égayent souvent, il faut bien le dire, notre petit quotidien. Mais, surtout, dans le même camp. Les différentes composantes d'un même parti s'envoyant régulièrement sur twitter des scuds à base de "espèce de néo-réactionnaire" "tu n'es qu'un vulgaire marxiste reconverti" "l'écologie n'est pas un vrai mouvement" ou tout simplement "pauvre cloche". Assez amusant parfois. Saoulant souvent. Surtout quand les arguments échangés ne dépassent justement pas le "pauvre cloche"

 

LES PIPEULES

Mon conseil ? Zappe. Aucun intérêt à 95 % du temps. A part nous faire part de leurs agendas et du fait qu'il ont rencontré un encore plus pipeule qu'eux (avec qui ils se sont fait prendre en photo). Essayent parfois d'être drôles. Ne le sont pas. Ou plus exactement leurs CM ne le sont pas. Parce qu'ami non initié, rares sont les pipeules qui tweetent eux-mêmes en fait. Ah si, les has-been twittent eux-mêmes. Car twitter constitue une excellente base de repli pour les ex-, demi- et presque- vedettes (genre anciens de Secret Story) qui déclenchent des clashes sur tout et n'importe quoi pour s'y faire de la pub. Plus une "célébrité" est provocatrice, plus elle est has-been c'est le principe des vases communiquants.

 

LES INFLUENTS

Ne te parlent pas si tu as moins de 15680 followers comme eux. Et encore. Parlent souvent avec les pipeules ci-dessus. De trucs qu'ils ont fait entre gens de bonne compagnie "l'avant première du bar à oxygène de l'hôtel Intercontinental à New-York c'était géniaaaaaal" "J'étais avec Lady Gaga backstage, c'était géniaaaaal" "J'ai discuté avec Jean-Claude Vandamme à la soirée Brossard, c'était géniaaaaal" "J'ai serré la main de François Hollande, c'était géniaaaaal" . Encore plus ennuyeux que les pipeules, parce qu'ils ne sont même pas pipeules, mais il pensent qu'ils le sont, sans l'être. Tu me suis ? Non ? C'est pas grave, j'arrive à me comprendre, c'est l'essentiel.

 

LES FILLES

Vaste communauté de 18 à .... On a dit qu'on ne parlait pas d'âge, qui échange en vrac les photos de vernis, les adresses de pâtisseries et de sites de déco, les photos d'hommes nus, de chats, et de tweets à base de "TROOOOOP CHOUUUUU" et de "tu crois qu'il en a une grosse" ? J'hésite à inclure les mères et les cuisinières dans le lot de peur de me faire lapider (je suis lâche). Mais quand même, parfois vers 22.30/23.00 les mères et les cuisinières se lâchent et commencent à me demander des photos de mecs à poil. J'ai des noms. Je les garde en cas de besoin pour faire des dossiers. Je peux les donner contre un gros chèque ceci dit. Ou contre une photo de mec à poil, ça suffira.

 

LES GARS

Vaste communauté de 18 à... Boh les mecs ont toujours 18 ans dans leur tête de toute manière, qui échange des photos de footballeurs, les adresses de bars et de sites de pièces détachées, les photos de femmes nues, de chats (oui, ça tu n'y coupes pas quelque soit le sexe), et de tweets à base de "Zlatan est trop fort" et de "tu crois qu'elle est bonne" ? J'hésite à inclure les pères et les cuisiniers dans le lot de peur de me faire lapider (je suis lâche). Mais quand même parfois, vers 22.30/23.00 les pères et les cuisiniers se lâchent et commencent à me demander des photos de mecs à poil ....

Mouahahahahah (j'ai des noms aussi) (je les garde pour mes dossiers)

 

LES POETES

Parfois au milieu d'une mer d'ennui et de tweets vides de sens arrivent LA perle en 140 caractères qui te fait faire un "O" muet d'admiration avec ta bouche et penser "PUTAIN J'AURAIS VOULU ECRIRE CE TRUC". Drôles, poétiques, sarcastiques, percutants, ils sont quelques-uns à ciseler leurs tweets et leurs pensées comme un orfèvre cisèle un petit bijou. Heureusement que ces gens existent. On devrait les canoniser et construire un temple à leur gloire. Ils sont les 5 ou 10 % qui font que twitter vaut le coup d'y rester.

 

LES TROLLS, LES STALKERS, LES HATERS

Ils font notre amusement, et notre exaspération. Ils sont là par pure méchanceté et pour piétiner tout ce qui se présente sur leur écran. Ils sont le yin de ton yang, le professeur Moriarty de Sherlock Holmes, le Nadine Morano de la politique, le méchant de service. Jouer avec est parfois assez distrayant du coup. Faire exploser un troll en vol est un exercice intellectuel assez enrichissant, voire carrément jouissif, quand tu as du temps à perdre et le moral au beau fixe. Sinon, ne pas répondre est la meilleure solution. Le gusse d'en face se fatiguera assez vite de crier tout seul dans le vide. Au pire, l'option "bloquer" existe toujours. Je préfère encore les trolls aux stalkers. Les gusses pas méchants, mais un peu (voire très) lourds, qui te bombardent de tweets dès que tu mets un pied sur twitter alors que tu n'as qu'une envie très modérée d'échanger avec eux. Tu t'en veux d'être abrupte avec eux. Donc tu les garde. Ils te  harcèlent. Jusqu'au jour où tu n'en peux plus et tu les bloque. Et là c'est le drame. 24 h de cris et de larmes. 

 

LES CHRONIQUEURS

Commentent l'actualité. Toute l'actualité. De A à Z. Pratique pour suivre les évènements en temps réel. Moins drôle quand tu en est à ton 377ème "RIP Mireille Mathieu" ou "Le Kazakhstan vient d'être libéré". Parfois les chroniqueurs pensent aussi que leur avis sur l'actualité compte vraiment. C'est à ce moment précis qu'il faut leur rappeler que ... Non, en fait. Ce que je me charge de faire avec ardeur et délectation. Ce qui me classe directement dans la catégorie ci-dessus à leurs yeux. J'en conviens. C'est moyennement civique. Mais assez jouissif. Sous-catégorie des chroniqueurs : les live-twitters qui nous font partager leurs programmes télé. Pour le meilleur (nous avons connu quelques moments épiques de télé connectée) et le pire (je ne jetterai la pierre à personne, mais quand même).


 

ET MOI

A priori, je suis un concentré de tout ce qui précède. Donc parfaitement insupportable. Mais je balance des photos de mecs à poil vers 22.30/23.00 ce qui semble plaire à un peu plus de 3000 personnes. J'ai les noms. Comme je disais plus haut, ça servira toujours en cas de besoin.

Tremble, twitter

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10/04/2012

C'est ma tournée !!! (enfin plus vraiment, en fait)

Par ce billet, je bats ma coulpe.

Et je vais certainement perdre le peu de relations qui me restent.

Mais tu me connaissois, je dis ce que je pense, je pense ce que je dis, au risque de me prendre des pelles dans la figure et de finir vieille, laide, abandonnée et  absolument seule avec mes chats.

Au temps béni de l'innocence et du début du blogging, je faisais quasiment tous les soirs la tournée des blogs "amis".

Oui, je regrette presque ce temps où je torchais un billet un 15 minutes et où je passais la soirée à jouer à saute-mouton d'un blog à l'autre.

Remarque quand je relis mes anciens billets, tu comprends tout à fait qu'ils ont été écrits en 15 minutes.

Je ne sais même pas pourquoi je les garde d'ailleurs, c'est à pleurer.

Aujourd'hui ce n'est plus du tout le cas, j'avoue. Mes billets sont toujours à pleurer, mais je ne vais plus, ou assez rarement, lire les blogs des autres.

Lance moi des tomates, tu peux.

Je mets déjà beaucoup, beaucoup plus de temps à rédiger.

Une heure est souvent un minimum, voire plus.

J'y viens, j'y reviens, je corrige, je biffe, je coupe, je sabre, je réécris.

Donc au minimum 45 minutes de moins à consacrer à la vadrouille bloggesque.

Evidemment s'est également greffée l'addiction au réseaux sociaux. Le temps consacré à la lecture s'est transféré, sur du temps passé à raconter des imbécilités en ligne.

Et enfin - c'est à ce point précis que je vais perdre toutes mes relations - "l'ancienneté" fait que je trouve de plus en plus rarement des sujets qui captent mon attention.

Certes pour les nouveaux arrivants dans la grande famille, écrire un billet "pourquoi je blogge" ou est certainement motivant.

Mais quand tu vois le 12592ème truc sur le sujet, ou sur certains autres, que je n'énumèrerais point pour ne pas vexer encore plus,  tu pousses un soupir et tu passes ton chemin. 

Beaucoup de "déjà vu, déjà écrit", malheureusement. 

Ceci dit, je n'échappe pas non plus à ce phénomène.

Mon nombril étant d'une taille assez limitée, on en fait assez rapidement le tour.

Je crois même avoir déjà traité ce sujet il y a quelques temps, c'est dire.

C'est, en fait, désormais twitter ou facebook qui me servent d'agrégateurs. Si un titre de billet me parait prometteur, hop, je clique, je commente... Et parfois je claque si je ne suis pas d'accord.

On ne se refait pas.

Ce qui me permet de ne pas toujours aller voir les mêmes blogs et de faire aussi... De belles découvertes. 

Tu vois, je ne suis pas aussi blasée qu'on pourrait le croire.

J'arrive encore à fôlatrer dans la blogosphère tel une jeune biche pré-pubère.

J'espère juste ne pas finir en civet pour ce billet.

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06:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : blogs, visites, commentaires, blogosphère, réseaux sociaux, twitter, facebook | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/12/2011

Plagiaires et faussaires

Le plagiat sur le net on avait l'habitude.

Tu fais un petit billet sympatoche et hop ! Au détour d'un clic tu le découvres sous un autre nom, et même pas crédité (sinon ce n'est pas drôle) sur un blog que tu ne connais ni des lèvres ni des dents.


Voire tu écris un petit tweet rigolo et zou ! On te signale que @copieurcheri vient de faire exactement le même sans RT ni citation bien évidemment.


On avait arrêté de s'énerver, à part de temps à autres, pour le sport ou la beauté du geste.

Après tout, on pouvait se dire avec un tant soit peu d'orgueil que c'était un hommage rendu à notre plume subtile et notre esprit brillant.

Sans oublier parfois de bâcher publiquement le fautif pris la main dans le sac pour lui apprendre à vivre.

Un genre de roulage dans le goudron et les plumes virtuel.

Cependant depuis quelques temps en plus des plagiaires une autre sorte d'escroc du réseau social émerge : l'acheteur de follower.


Alors qu'il est relativement simple d'avoir quelques followers en couchant sur la toile quelques pensées drôles, intelligentes, spirituelles ou même ... utiles, ils jugent plus rapide de se faire passer pour le maître du monde of the world de l'univers du web et de twitter réunis en gonflant artificiellement le nombre de leurs adeptes.

Pour se faire passer pour les rois de l'influencerie on-line.

C'est le cas d'une agence de communication qui s'est fait récemment prendre la main dans le pot de confiture.

C'est pas joli, joli. Surtout de la part de professionnels.


Comment repérer ces nouveaux faussaires qui pensent qu'une réputation numérique est quantitative avant d'être qualitative ?

Facile : leur nombre de followers augmente brutalement et sont souvent... Japonais, ou Coréens, ou Kazakhs, exotiques en tous cas.

Facile à percer à jour.

Et pas très malin pour le coup.


En tous cas mes abonnés sont tous frais, roses, 100 % bio et élevés sous la mère. Je dois bien avoir quelques robots dans le tas, mais globalement... Ils ont été gagnés à la sueur de mon front (ou de mon clavier plus précisément)

Et parce que c'est la sueur de mon front, j'ai un peu de mal avec ceux qui veulent passer par la case départ et récolter 20000 euros en pipeautant les dés si tu vois ce que je veux dire.

Ca pourrait m'énerver un de ces jours.

Et ceux qui me connaissent savent qu'ils ne faut pas m'énerver.

Non, faut pas.

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J'ai rarement vu plus moche comme couverture. Un collector

06:00 Publié dans Blog, Web | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : faussaire, plagiat, blog, réseaux sociaux, twitter | |  Facebook | |  Imprimer | |

31/10/2011

Lèche-bottes blues, je chante le lèche-bottes blues

La promo appuyée c'est ultra-pénible.

 

Voir dans tous les médias les mêmes acteurs/chanteurs/quidams raconter en boucle combien le film/disque/épilation du string était formidable, le meilleur de leur vie, et qu'il faut absolument aller voir ce chef-d'oeuvre impérissable me donne juste envie de surtout ne PAS y aller.

Trop de promo tue la promo.

A l'intérieur de cette avalanche de bonheur sucré, il y a un degré supplémentaire dans la douleur épidermique. 

Le léchebottisme chronique. 

L'acteur qui repeint entièrement le réalisateur en rose. Le chanteur qui rend un hommage appuyé à un de ses aînés (mort ou ringard la plupart du temps). Les présentateurs télé qui sortent la langue.

Les cire-pompes, les turlutteurs, les rampants, les à-genoux.

Insupportable.

Prenons par exemple (au hasard) quelque chose qui touche au réseaux sociaux. Le passage la semaine passée de l'émission "Le grand Webze".

Non pas que je veuille critiquer l'émission que je n'ai d'ailleurs pas regardée pour être tout à fait honnête.

Je me méfie terriblement des exercices du style "on s'invite entre potes, parce qu'on est tous les plus beaux et les plus intelligents et on parlera de notre nombril qui est super-intéressant, surtout pour nous, en fait"

Si j'ai tort sur ce point, je veux bien faire le tour de Notre Dame à genoux en pénitence. Et dieu sait que j'ai mal au genou en ce moment, c'est dire.


Je veux parler de ce qui a entouré l'émission. L'avalanche de "attention ça va commencer, c'est la meilleure émission of the world de l'univers" avant  ; et de "mais mon cheeeeriiiiiii que tu étais beau, que tu étais télégénique, comment tu étais trop le phoenix des hôtes de ce bois, je fais un billet immédiatement dessus tellement je kiffe" après.

Gerbique. 

En rajouter des couches pour ... Pourquoi au fait ? Etre gentil ou altruiste ? Ca m'étonnerait.

Se faire bien voir ? Progresser ? Se faire des copains ? Ou dans ce cas précis, passer éventuellement dans l'émission histoire de se faire une petite branlette audiovisuelle ? Avoir ses 15 minutes de célébrité ? 

Beaucoup plus probable.

Le lèche-bottes pense qu'il progressera en faisant reluire ses contemporains, ce qui est probablement le cas d'ailleurs, la franchise étant une valeur en nette perte de vitesse dans une ère où tout et tout le monde est tellement beau qu'on a l'impression de vivre à Disneyland en permanence. Il ne faut pas fâcher, il ne faut pas décevoir, il faut flatter pour réussir.  

Le lèche-bottes a le vent en poupe. Il ira loin, tant mieux pour lui d'ailleurs.

Pour ma part féliciter quelqu'un pour une jolie prestation, tant qu'on veut.

Sortir le cirage et le chiffon polish, non merci.

Si c'est bien, je le dis. Si c'est mauvais, je le dis aussi. 

Au pire, je ne dis rien. Quelque soit mon interlocuteur.

Avec l'âge j'ai quand même appris à dire "c'est mauvais" avec les formes pour éviter de blesser, notamment les gens que j'estime. Et même parfois à en rajouter un poil pour obtenir ce que je veux. Voire à dire aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre pour leur faire plaisir. Mais sans plus.

C'est probablement la raison de ma non-ascension sociale (avec l'incompétence, la paresse et un caractère de merde, bien sur)

Mais au moins je reste debout sur mes mes talons de douze. Sans avoir eu besoin de sortir la brosse à reluire pour me les payer.

Le père La Fontaine avait déjà tout compris "un flatteur vit toujours aux dépens de celui qui l'écoute"

Preuve à l'appui

 

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