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22/01/2013

Collection de rateaux

Tiens ça fait longtemps que je t'ai pas raconté ma vie.

Ca fait 5 ans que je te la raconte, ma vie, mais si tu viens, c'est que mon nombril doit t'intéresser plus ou moins.

Avoue.

De temps à autres j'ai un petit coup de nostalje.

Tu sais le moment où j'étais jeune et belle.

Oui, bon, ok, le moment où j'étais jeune.

Je la joue comme ça, loveuse, avec des suédois qui me tombent dans les bras à la pelle...

Mais, en parlant de pelle, j'ai aussi une collection de rateaux assez conséquente.

Avec la détestable habitude de draguer beaucoup plus haut que son physique, ça n'a rien d'étonnant.

Et malheureusement pour la tranquillité de ma vie sentimentale, mon goût du bellâtre ne date pas d'aujourd'hui.

Déjà en CM2, j'avais des vues sur Jean-Paul, le playboy de la classe (qui si mes vagues souvenirs ne me trompent pas était... très blond).

Et qui m'a préféré Josiane Gardebois (ou un truc du genre) nymphette aux grands yeux pleins de cils immenses et tout en jambes.

Depuis je déteste les filles tout en jambes.

Je déteste toutes les filles plus belles que moi en règle générale de toutes manières.

Donc, les rateaux .

Et oui, bizarrement j'ai plus tendance à me rappeler ces affreux moments de vexation que de mes conquêtes. 

Bizarrement.

 

Le rateau t'es moche : 

Très utilisé. J'y ai eu droit entre disons 14 et 17 ans, pendant 3 ans d'âge ingrat. Avec toutes les variantes du très sec "n'y pense pas une seule seconde, ça va pas la tête ?" au plus diplomatique "on ne va pas gâcher  notre amitié pour ça" en passant par le vexant "oui, tu es très sympa, tu as le téléphone de ta copine, par hasard ?"

(classique)

 

Le rateau vomito :

sens garçon - fille : après un roulage de pelle en règle "heu, on va arrêter un peu, je ne me sens pas très bien" (ce qui m'a conduit à m'interroger sur la fraîcheur de mon haleine)

sens fille - garçon : pour avoir le courage d'aborder un beau gosse, tu bois, tu bois, et... tu bois. Ton audace augmentant proportionnellement avec ton alcoolémie, tu montes au front. Et en ouvrant la bouche, ton amour et le reste se déverse sur le pauvre garçon qui n'en demandait pas tant. La honte totale.

 

Le rateau nationalité :

"j'adore les anglais" "je suis écossais, salut"

 

Le rateau nationalité bis :

"j'adore les anglais" "je suis irlandais, salut"

(j'ai fait beaucoup de séjours au Royaume-Uni"

 

Le rateau nationalité ter :

"j'adore les américains" "je suis canadien, salut"

 

Le rateau fan :

"Led Zeppelin, j'adore" "mais quel groupe de MERDE, t'as vraiment aucun goût". 

(oui c'était dans les années 70)

 

Le rateau avec mon futur mec :

"je t'adore, mais physiquement, il n'y a que les grandes brunes qui m'attirent". 

Il a fini par succomber. Parce que moi il n'y avait que les grands blonds qui m'attiraient. A force de ne pas s'attirer, on a fini ensemble.

 

Le rateau "je suis déjà pris" :

"je suis déjà pris et j'adore ma copine" 

"et sinon, une petite pipe ?"

"bon, ok, juste une"

(true story, je l'ai laissé en plan)

 

Le rateau "qu'est-ce que tu fais pour les vacances" :

"cet été je vais en Angleterre" lui dis-je dans l'espoir de l'attirer en séjour linguistique avec moi

"ah c'est bête, moi je vais en Espagne".

Woké, j'ai compris.

 

Le rateau "on est pas du même monde" :

"non, tu comprends, vu nos fréquentations respectives, ça ne collera jamais"

Joli garçon de grande famille avec foulard dans la chemise.

 

Le rateau Club Med' :

"je suis GO tu comprends, j'ai toutes les nanas que je veux"

Popeye (ou son alter-ego)

 

Le rateau humiliation :

"c'est qui cette fille foldingue ?" 

Devant tout le monde, c'est mieux.

 

Le rateau roue de secours :

"ta copine, elle est chouette" "bon, elle est prise, ton prénom c'est quoi déjà ?"

Autant te dire que je l'ai planté là.

Je peux supporter pas mal de trucs.

Mais pas d'être du deuxième choix.

Ca, jamais.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : rateau, flirt, relation, drague | |  Facebook | |  Imprimer | |

11/09/2012

L'homme, cet animal étrange....

Clairement je ne comprendrai vraisemblablement jamais les hommes.

Mais est-ce qu'il faut vraiment les comprendre ?

La réponse est non.

Enfin, ma réponse est non.

Toi tu continues à chercher si tu veux, personnellement j'ai arrêté.

Je me contente de les aimer. 

Malgré toute la revendication féminitudinale qui bouillonne au dedans de moi, j'aime les hommes. 

J'en ai eu dès le départ une vision positive, grâce à un papa super-poule et féministe bien avant l'heure.

Ca aide plutôt à mettre le pied à l'étrier. 

Après, mis à part les quelques exhibitionnistes, pervers, fétichistes, adeptes de la main aux fesses et sales cons que j'ai pu croiser comme, probablement et malheureusement la plupart de mes consoeurs, les autres étaient plutôt... 

Mignons, amusants, touchants, et, dans le fond, assez gentils.

Non, ne hurle pas.

Oui, j'ai eu de la chance.

Je ne suis jamais tombée sur un sadique, un pervers manipulateur, un cogneur, ou un violeur.

Juste sur quelques énergumènes, un ou deux crétins congénitaux et un possessif.

Beaucoup de chance et un solide instinct de survie qui me fait m'enfuir sur mes talons de 12 au moindre signe inquiétant, probablement.

Mon expérience de nos compagnons à deux pattes est donc forcément, et heureusement, plus limitée.

Néanmoins, comme je le disais ici, si elle est moins étendue que celle de Madonna, elle l'est plus que celle de Bernadette Soubirous.

Donc j'aime les hommes. Sans vouloir généraliser, ils sont souvent moins compliqués que nous, plus directs. C'est reposant. Et frais. 

Surtout si comme moi tu as un cerveau en ébullition permanente. Te retrouver avec des individus pour lesquels un et un font forcément deux et pas

"et si un et un ne faisaient pas deux, mais trois, voire plus, par temps de pluie, et est-ce que j'ai pensé à couper l'électricité, je suis trop grosse et pourquoi il ne me rappelle pas, parce que je suis trop grosse, qu'est-ce que j'ai fait, c'est moi, faut que je rappelle ma mère, oh non pas ma mère, elle va encore me faire des reproches, et je vais être obligée de lui dire qu'il n'a pas rappellé".

J'ai juste quelques minis-reproches à leur faire.

1/ ils veulent commander. C'est moche. Et tout à fait hors de propos. Ils deviennent même pénibles parfois avec cette obstination à vouloir être le chef. Astuce : les laisser penser que c'est vrai. Ils sont contents et te fichent la paix.

2/ Ils ne comprennent pas les sous-entendus ni les approches suggestives. Si tu parles au deuxième degré ou avec subtilité, aucun résultat. Au lieu de t'épuiser dans des stratégies d'approches sophistiquées, essaye le "toi baiser moi". Ca marche relativement bien. Mais bon c'est trivial. Et tu risques de te faire jeter trivialement aussi. Avec dommages pour l'égo.

3/ Ils restent parfois assez volontairement assez hermétique au mode d'emploi du fer à repasser ou de l'aspirateur. Solution. Leur coller les engins dans les mains dès le berceau. En général, à l'âge adulte, ils ont trouvé le bouton "démarrage"

Et, au fait, cousine, à la question "mais pourquoi il ne rappelle pas ?" j'ai quand même trouvé la réponse au bout de toutes ces années.

Il ne te rappelle pas parce que simplement... Il n'a pas envie. 

Je sais, c'est spectaculairement osé comme hypothèse.

Mais compte tenu de la structure moléculaire de notre alter-ego, la plus vraisemblable.

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(et oui, les hommes je les aime particulièrement comme ça)

(mais en présence d'un tel individu, ma faculté d'analyse et de discernement disparait brusquement)

(et je me transforme brusquement en idiote balbutiante)

(phénomène étrange et inexplicable)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : homme, femme, relation, psychologie | |  Facebook | |  Imprimer | |

04/11/2011

Putain, 30 ans...

.. Ou presque.

28 ans et quelques que je connaissois le meuri.

2 ans de fréquentation, 3 ans de vie dans le pêché et ... Gloups .. 23 ans de mariage.

Plus de la moitié de ma vie avec le même individu, donc. Qui devrait être canonisé de son vivant pour avoir réussi à me supporter tout ce temps.

Quand autour de nous il y a quasiment plus de familles recomposées que de couples au long cours, nous commençons à faire faire figure d'incongruité.

Ne me demandez pas comment nous faisons, je n'en sais strictement rien.

Passées les 3 années premières années de chouchou et loulou, évidemment que notre relation a évolué. On en est plus à se donner des petits surnoms en public et à se regarder le blanc de l'oeil.

C'est normal somme toutes, les gens qui s'aiment comme au premier jour restent assez rares, il faut bien le dire.

 

Je connais mes parents, 53 ans de mariage, 63 ans de fréquentation et toujours à roucouler comme des pigeons. A part eux ? Personne.

Pourquoi, donc ? En ce qui concerne le meuri,  je n'en sais rien, vu qu'il me regarde en permanence d'un air mi-exaspéré, mi-atterré. Je suis son poil à gratter, son fardeau à trimballer, la punition divine qu'il doit subir sans savoir pourquoi en homme de devoir qui n'abandonnera jamais le navire quitte à couler avec.

 

En ce qui me concerne, il a une énorme qualité : il me fiche une paix royale. Même si mes lubies le tétanisent, il me laisse passer ma vie dans l'ordi, aller boire des canons avec mes copines, rentrer totalement ivre et me comporter comme une ado attardée.

Pour ma part, je le laisse regarder Thalassa, se promener en forêt, cuisiner des boeufs bourguignons et râler en permanence.

En fait, je pense que notre couple fonctionne parce que fondamentalement nous nous fichons la paix. Et parce que nous sommes indépendants tous les deux. Si l'un de nous deux ne l'avait pas été, il y a longtemps que nous ne serions plus ensemble.

Nous nous sommes mariés pour rester ensemble mais pas pour faire tout ensemble, toute la vie. 

D'ailleurs, cerise sur le gâteau, nous n'avons absolument pas les mêmes goûts.

Un genre de mariage de la carpe et du lapin, vu de l'extérieur. Vu de l'intérieur aussi, d'ailleurs.

Et pourtant, comme je le disais au départ, j'ai passé presque 30 ans de ma vie avec cet individu qui a réussi en prime à me convaincre de procréer deux fois de suite, malgré mon aversion caractérisée pour les humains de moins de dix ans.

Ceci restera un des grands mystères de l'univers, avec les pyramides, le triangle des Bermudes et les ventes de disques de Christophe Maé.

S'il y a bien un point sur lequel le meuri et moi sommes d'accord, c'est celui-la.

 

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Si si ça existe sur le marché, je veux exactement le même faire-part pour mon prochain mariage 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : mariage, durée, relation | |  Facebook | |  Imprimer | |