Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/05/2013

L'allumeur

Je ne peux pas vraiment expliquer ce qui a déclenché ce billet, par souci de discrétion vis à vis de divers protagonistes plus ou moins proches qui connaissent ou ont connu ces circonstances.

Ce que je peux te dire, c'est que j'aime bien observer mes congénères, leurs us, coutumes et moeurs diverses et variées.

Et surtout leurs comportements sur le champ de bataille.

(référence à l'hymne ultime de Pat Benatar : love is a battlefield. Les vrais savent. Les autres renseigne-toi sur google)

Nos amis les hommes, qui sont généralement de compagnie assez agréable tant qu'on ne leur laisse pas la parole,  ont souvent rapidement fait de taxer une fille qui les titille un peu "d'allumeuse".

Or, nous savons, nous les femmes que le pendant masculin existe bel et bien.

L'allumeur n'est pas une légende urbaine.

Consciemment ou inconsciemment certains hommes envoient des messages explicites. Qui peuvent te faire penser qu'ils ont envie qu'ils se passent un truc. 

Puis te laissent tomber comme une chaussette ayant mariné dans un ranger de para-commando trop longtemps

Tu vois le type qui te regarde au fond des yeux en te murmurant d'une voix de basse "tu es superbe aujourd'hui". Et qui, deux minutes, après t'ignore totalement en te laissant plantée au milieu de la pièce alors que tu lui apporte empressée son petit cocktail.

Qui te bombarde de SMS à double sens dont tu ne sais plus trop quoi penser. Et puis  te laisse sans nouvelles pendant plusieurs jours/semaines/mois. Ou te réponds de manière très neutre brutalement.

Pire, celui qui te chauffe à mort toute une soirée, te raccompagne jusque chez toi et t'embrasse platoniquement sur la joue en te murmurant "bonne nuit, ma belle" d'une voix de Barry White avant de tourner les talons et de partir.

La première fois, tu te dis que c'est un gentleman.

Au bout de la dixième, tu commences à te poser des questions soit sur les préférences du gars, soit, est c'est le pire, sur ton propre potentiel de séduction.

Les phéromones diffusées sont tellement contradictoires en fait tu ne sais plus du tout où tu en est.

Et quand enfin, un jour, à bout de nerfs, tu te jettes sur lui pour lui faire subir les derniers outrages, monsieur se recule en disant "ah écoute, je crois qu'on ne s'est pas du tout compris" "je t'adore et je te considère comme ma soeur, ne gâchons pas tout".

Tu perds en une demi-seconde ce qu'il te reste de dignité, ta confiance en toi et tes dernières illusions.

Soit le gars n'est sincèrement pas intéressé et apprécie vraiment ta compagnie sans vouloir aller plus loin. Et tu as mal interprété les messages qu'il envoie, parce que tu voulais les interpréter dans un sens qui t'arrangeait.

Ou il est très timide ou déjà en main et n'ose pas franchir le pas.

Ces trois hypothèses sont possibles.

Soit, dernière possibilité, bienvenue au club de celles qui ont croisé un allumeur.

L'allumeur est comme un genre de pervers manipulateur en plus soft.

Plutôt beau gosse, il souffre néanmoins d'un gros déficit de confiance en lui et n'existe que dans le regard des autres. Il cherche donc à séduire en permanence pour se rassurer. 

Conclure ne l'intéresse pas vraiment. Ce serait s'exposer et révéler ses failles.

Il continue donc à aspirer l'admiration qu'il suscite pour se nourrir, comme un vampire sentimental, sans jamais rien donner en retour.

De temps à autres il gérera ses besoins physiologiques avec une conquête de passage, sans aucune implication, et surtout sans lendemain.

Puis reprendra sa quête de séduction en laissant ses victimes éplorées et en vrac derrière lui.

Si tu en croises un, comme le pervers manipulateur, une seule chose à faire : fuis.

Tu n'aboutiras jamais à rien avec lui. Inutile de céder à la tentation du "oui mais avec moi ce sera différent". Ce ne sera jamais différent.

L'allumeur ne peut pas fonctionner sainement.

Et si tu t'es fait avoir,  dis-toi bien que ton potentiel de séduction n'y est pour rien. Et qu'il fonctionnera probablement parfaitement avec quelqu'un d'autre.

Comme le dit si bien la sagesse populaire : le mieux à faire après une chute de cheval, c'est de remonter en selle tout de suite.

Remets donc tes bottes et ta bombe, et go.

Rien ne t'interdit, pour ce faire, de jouer, toi aussi un peu les allumeuses.

Mais un peu seulement, hein.

Il ne faudrait pas exagérer non plus.

Fotolia_50979920_XS.jpg



06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : allumeur, psychologie, relations, hommes, femmes | |  Facebook | |  Imprimer | |

02/04/2013

Comment survivre à la communauté avec de jeunes adultes

Parent mon ami, tu as peut-être pour l'instant des mini-choses blondes et joufflues qui te courent entre les jambes en couinant et s'arrêtent éventuellement de temps à autres pour avaler une miniscule portion de steak haché ou te fixer en te disant "mamaaaan (ou papa)  zzzzeeee t'aimmeuh".

Je vais te rassurer immédiatement...

... Ca ne DURE PAS.

Comme je te l'ai expliqué précédemment il vont bientôt arriver au stade orang-outang neurasthénique version mâle et toupie hystérique version femelle.

Inévitablement.

Surtout qu'apparemment, nos amis marketeurs nous ayant concocté une nouvelle tranche d'âge pour nous refourguer leur camelote, à 10 ans les filles commencent désormais à réclamer des talons et du vernis et les garçons des pantalons sous-fessiers. Sans parler du fait que si tu n'as pas de smartphone à 8 ans tu es immédiatement fiché comme le loser de service dans la cour de recré, avec peu d'espoir de remonter la pente avant d'avoir intégré un lycée où personne ne te connait, et encore.

Au lieu de vous taper 5 ou 6 ans d'adolescence, jeunes parents, vous allez donc subir environ 10 ans de cette période délicieuse dont vous sortez en vous étonnant d'avoir réussi à ne pas tuer un seul de vos rejetons de vos propres mains et qui vous fait prendre 30 ans de plus d'un coup.

Comme je vous envie. Tellement. Trop.

Mais votre purgatoire ne se finit pas le jour où votre ado chéri, passe le bac franchit le cap des 18 ans qui lui permet d'arborer la pancarte "MAJEUR" sur son front et pour l'état civil.

Bien au contraire. 

Car vous allez devoir cohabiter avec un JEUNE ADULTE.

Oui, car si, hier, le jeune était expédié bon gré mal gré au service militaire puis à la chaîne chez Renault, aujourd'hui nous commettons l'horrible erreur de vouloir leur faire faire de LONGUES ETUDES.

Qui dit longues études dit stagnation au domicile familial pendant une décennie supplémentaire.

Et autant l'argument "tu pourras parler quand tu seras majeur" est valide en dessous de 18 ans.

Autant après non.

Oui, je viens d'écrire une connerie, j'en ai pleinement conscience, merci. 

Tu vis donc avec des individus qui

1/ Ne sont jamais là

2/ Ne sont là en fait que pour dormir et vider le frigo

3/ Prennent ton foyer pour un genre de camp de base et de ravitaillement en vue de courses lointaines vers des sommets escarpés.

Tu passes donc la majorité de ton temps à les géolocaliser et à remplir le frigo.

Car sache-le ami parent, si tu t'inquiètes pour l'hygiène alimentaire de ton enfant ou ton ado, la bonne nouvelle est que le jeune adulte refait des repas structurés.

La mauvaise est qu'il en fait quinze par jour.

A peine as-tu rempli péniblement ton caddie chez Auchan qu'il le vide aussi rapidement qu'une boite de strip-tease pendant une descente de la mondaine.

Le jeune adulte mâle mange les steaks hachés par douze, boit le jus de fruits par cubi de 15 litres et te descend un mouton entier plus rapidement qu'un bataillon de fourmis rouges affamées.

Sans compter le petit creux de 3 heures du matin, quand il rentre de soirée et qu'il te réveille en faisant rechauffer le reste de bourguignon "parce que y'avait rien à manger sur place".

C'est soit ça, soit le vomito dans l'entrée "parce que j'ai du manger un truc pas frais".

Mais bien sur, le truc pas frais y'avait marqué "vodka" dessus.

Bref, tu croyais en avoir fini avec les réveils nocturnes pour toujours ET BIEN NON, c'est reparti pour une bonne tranche de rigolade. 

Avec des gros bébés d' 1,80 m et de 80 kilos.

Le niveau du frigo qui se vide est parfois d'ailleurs un des seuls signes que ta progéniture est encore en vie. Car elle commence à avoir des relations (sexuelles ou amicales) qui ont un toit bien à elles. 

La dite progéniture considère donc qu'elle peut aller et venir entre chez toi et ses différents points de chute en toute sérénité. Pour elle. Pas pour toi. Car tu restes parfois 2/3 jours sans nouvelles autre que le "je ne suis pas là pour le moment, je vous rappelle très vite" du répondeur de son portable qui t'amène à déclencher le plan vigipirate en perdant le peu d'influx nerveux qui te reste.

Pour se souvenir qu'il habite encore chez toi, le jeune adulte marque néanmoins son territoire en empilant ses sous-vêtements qui jonchent le sol d'une chambre à côté de laquelle la centrale de Fukushima est un modèle d'ordre et de propreté. Car en plus d'y empiler les sous-vêtements, il s'y retranche souvent pour manger ses 15 repas quotidiens en y collectionnant les assiettes sales. 

Pour manger, il est souvent là. En revanche pour le reste, beaucoup moins.

Ce qui fait que tu te retrouves souvent à t'énerver car tu tombes (à nouveau) sur un répondeur qui t'explique pour la quinzième fois que son propriétaire n'est pas disponible alors qu'on l'attend chez sa grand-mère qui te hurle dans le cornet parce que son poulet est en train de brûler dans le four.

Car la famille du jeune adulte est, comme ton appartement,  un camp de base. 

Qui sert principalement à le fournir en billets de banque pour ses activités diverses, permis de conduire et études qui n'en finissent pas et coûtent un bras.

Etudes dont on n'a plus aucun contrôle au passage puisque le sujet MAJEUR reçoit ses papiers directement.

On a juste le droit à un "ouais ouais, ça va" périodique comme compte-rendu.

Ne t'inquiètes pas. Tu fininiras par le récupérer ton petit. La brebis égarée reviendra toujours assez tôt pour te donner son linge à laver quand il aura vraiment déménagé, te présenter la moitié de sa vie avec qui tu ne t'entendras pas et te fourguer ses rejetons le samedi soir quand ils voudront sortir tranquillou.

Oui, jeune parent, je sens que tu regrettes déjà.

Trop tard.

Tu as signé pour 25 ans. Dont, si tu as bien suivi ce qui précède, 15 infernaux et très onéreux.

Sinon j'ai du prozac si tu veux.

jeune adulte,relations,famille,cohabitation

Oui c'est à peu près comme ça que tu retrouves ton frigo au bout de 24 h

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : jeune adulte, relations, famille, cohabitation | |  Facebook | |  Imprimer | |

05/10/2012

Chers CM, chères agences

En temps ordinaires, je t'aime bien, tu sais.

J'ai même quelques copains/copines qui pratiquent cette activité salutaire de façon tout à fait honorable pour la plus grande satisfaction de leur client, voire la mienne quand on m'invite à boire une coupette dans des festivités festives.

Mais parfois, chers CM, chères agences, tu pousses le bouchon un peu loin Maurice.

Exemple : on te demande si tu veux faire un petit concours sympatoche et sans prétention pour faire gagner un petit truc à tes lecteurs.

Ok. J'aime faire plaisir, pourquoi pas. Et tu réponds que tu vas faire un billet en début de semaine.

Et puis tu as une vie, tu pars en goguette avec un collègue anglois, les invitations à boire des mojitos pleuvent et le meuri réclame que tu passes au moins 5 minutes par jour à la maison sinon il achète la collection complète des DVD de Thalassa.

Donc tu perds genre 24 ou 48 h sur le planning initial.

Planning informel, je rappelle.

Bon.

Au moment d'écrire le billet, tu ouvres un mail qui te dis en substance "Très chère Emanu, j'ai pas vu ton billet, tu en est où ?"

En gros.

Alors attends, Maurice, je vais t'expliquer un truc.

En temps normal, sous des aspects fioufious, je suis assez sérieuse. Je m'engage, je fais.

Juste, il y a un truc qui m'insupporte plus que tout dans l'univers of the world, c'est d'avoir quelqu'un sur le dos.

Je suis sérieuse, mais j'ai un léger problème avec l'autorité.

C'est un miracle qu'un employeur veuille encore de moi par exemple alors que j'ai passé toute ma carrière à engueuler mes chefs.

Je rappelle également zossi, que je n'étais ni rétribuée, ni créditée de quoi que ce soit pour ce billet à part une invitation à une inauguration d'un centre commercial, pas au défilé Chanel.

Et que in fine, c'est mon blog, je fais ce que je veux. Sauf si, précisément, je signe un contrat formel assorti d'une rétribution pour laquelle je tiens à respecter mes engagements.

Donc, je fais ma diva. 

Ca tombe bien, ça colle pile poil avec mon personnage. Au moins je suis cohérente.

Je préfère faire diva que poire, à choisir.

Ce que, visiblement, certains oublient parfois. 

(note que je n'ai pas utilisé le terme "pigeon" assez préempté de nos jours)

Ah et au passage, ceci me décide à arrêter totalement les concours. 

J'en ai assez de gérer l'organisation, les allers-retours, les tirages au sort et le reste. Ca m'ennuie.

Et quand je m'ennuie, tu sais ce qui se passe, je tourne les talons et je m'en vais.

Je perdrais éventuellement un peu de visites, mais, bon, je vais y gagner en tranquillitude.

 

Sur ce, jeunes gens, jeunes filles, je réenfile mon costume de diva et je pars à la recherche de quelqu'un d'autre à flinguer.

C'est comme le sport, ça me maintient en forme.

flingueuse1.jpg


 

ET psssstttt au passage les agences, faudrait parfois étudier un peu la psychologie de vos interlocuteurs et apprendre à travailler avec différentes cibles. Tout le monde n'est pas prêt à faire n'importe quoi en échange d'une coupe de champagne. 

 

06:00 Publié dans Blog, Concours | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : cm, agences, concours, billet, relations | |  Facebook | |  Imprimer | |

04/09/2012

Mon âge, mon ange

Passer du temps la tête dans les internets a des effets collatéraux parfois surprenants.

Et inattendus.

S'ils sont surprenants, ils sont probablement inattendus d'ailleurs, espèce d'imbécile.

Je me parle, on est plein dans ma tête.

Par exemple, je me retrouve régulièrement à parler - voire à raconter des conneries qui tueraient un éléphant à 20 mètres - à des gens qui pourraient être mes enfants, voire, bientôt, mes petits-enfants.

Ce qui n'est a priori pas une situation très orthodoxe. Convenons-en

Pire, ces jeunes godelureaux et godelurettes me font rire.

Eux je ne sais pas. Mais visiblement ils reviennent.

2 hypothèses : 

Soit la rigolitude est réciproque et dans ce cas je suis une sorte d'aberration chromosomique qui discute de sujets absolument pas dans son périmètre d'âge mental.

Soit ils se moquent de moi et me trouvent navrante.

Ne souris pas c'est mon angoisse.

Je ne voudrais surtout pas qu'on me compare à un genre de Madonna du net qui se trémousse en mini-short virtuel sous les quolibets des internautes.

Ou devenir une de ces vieilles Barbies tu sais, les filles, quand tu les vois de dos tu fais "ah oui, quand même" et quand elles se retournent tu fais aussi "ah oui, quand même" mais un ton plus bas.

Surtout que je n'ai pas non plus une garde-robe qui pourrait passer incognito à la sortie de Saint-Nicolas du Chardonnet.

Cette idée me tétanise tellement que je me rappelle avoir dit à mes fils "si un jour je ressemble à Lova Moor, euthanasiez-moi immédiatement"

N'empêche.

Euthanasie ou pas, ça ne résout pas le problème de l'ancêtre qui murmurait à l'oreille des jeunots.

J'ai toujours du mal à comprendre pourquoi je passe une partie de ma vie avec des gens plus jeunes. Y compris au travail ou mes relations privilégiées ont entre ... 22 et 35 ans.

A quelques exceptions près qui doivent bien atteindre les... ouf.. 45.

Sachant que les quelques 45/50 que je fréquente sont quasiment aussi azimutés que moi.

Et qu'avec l'individu standard de mon âge en général (je m'ennuie) (chut) (faut pas le dire)

Ce qui me rassure c'est que mes parents ont passé la majorité de leur vie avec des gens plus jeunes. Même encore aujourd'hui à 80 ans passés, il est rare qu'ils traînent avec des gens de leur âge qu'ils appellent aimablement "les vieux".

Ca doit être donc héréditaire.

Ce qui ne me rassure pas c'est que j'ai probablement fait exactement le même billet l'année dernière.

Malgré mon jeunisme relationnel, mes neurones ont bel et bien du mal à se renouveler.

Je vais donc  passer directement de Disneyland à Alzheimer sans avoir connu l'étape intermédiaire.

Allez vas-y, lecteur, fais ton boulot.

Rassure-moi (je suis angoissée)

 

Lova+Moor+Feu+Directed+Christian+Louboutin+R_Uz1WRMctGl.jpg

Ah oui, quand même 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : age, vieillesse, jeunes, relations | |  Facebook | |  Imprimer | |

23/05/2010

Pas douée pour l'amitié


Il est temps que je fasse mon coming-out et que je vous révèle un terrible secret.

Je profite pour cela d'un long week-end où il n'y aura pas grand-monde en ligne. Ca se verra moins.


Je ne suis pas formidablement douée pour les relations humaines en général. Mais encore moins pour l'amitié.

Bien sur comme beaucoup de gens j'ai eu petite et ado quelques amitiés fusionnelles "t'es ma copine à la vie et la mort, et si ça se trouve on est cousines et on le sait pas"..

Mais depuis...


Ce n'est pas que je suis asociale (quoi que) mais l'amitié ça s'entretient parait-il..

Et je comme je suis une ménagère calamiteuse, ça vaut aussi pour l'entretien moral : j'oublie régulièrement, voire systématiquement de téléphoner, de prendre des nouvelles, ou de demander comment vont les gens.

Pire.


L'empathie n'étant pas mon fort, j'ai tendance à lever rapidement les yeux au ciel en cherchant la sortie dès que quelqu'un me raconte ses malheurs ou cherche du réconfort. D'ailleurs réconforter quelqu'un est un exercice que j'ai du mal à accomplir. A part "mais oui, ça va aller", je suis souvent démunie quand il s'agit de trouver les mots pour remonter un moral.

 


Evidemment de ce fait, j'ai perdu de vue un nombre conséquent de gens lassés de n'avoir de mes nouvelles que quand EUX décrochaient leur téléphone pour en prendre.


Mais ce n'est pas tout. Je n'aime pas non plus qu'on s'approche de moi de trop près. Qu'on me colle, matériellement ou spirituellement est insupportable. C'est pourquoi, dès que quelqu'un tente de s'introduire un peu trop dans mon intimité, je recule immédiatement et je lève la herse.

 


Compte tenu de tout ce qui précède, je peux dire que j'ai des copains et des copines, oui. Mais des amis ? A voir.


Je n'en veux à personne, quand on donne aussi peu de soi-même il est normal que les gens ne se jettent pas sur vous avec des cris hystériques.

C'est probablement aussi pourquoi les relations virtuelles me conviennent aussi bien. Peu de contacts réels, pas d'engagement, rien d'implicant.

 


Suis-je un monstre pour autant ? Je ne pense pas. J'ai juste un fonctionnement un peu atypique. Dans ce domaine en tous cas.

Est-ce que j'en souffre ? Non plus. Il faut accepter ce qu'on est. J'ai arrêté de vouloir aller contre ma nature à tout prix pour "faire comme les autres" et avoir un carnet d'adresses débordant de noms et de numéros de téléphone.

 


Finalement être misanthrope ça a aussi des avantages. Vous pouvez par exemple envoyer paître les gens sans une once de culpabilité.

Essayez c'est extrêmement jouissif.


antisocial_online.jpg

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (42) | Tags : amitié, relations, misanthrope | |  Facebook | |  Imprimer | |