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27/10/2011

Roman Noir - 2

Ca puait.

Pas seulement à cause des ordures renversées, des odeurs de vomi, de pisse et des déos bon marché de mes collègues.

La scène puait.

La fille étalée devant la sortie de secours de la boite de nuit avait du avoir un joli sourire.

Sauf que son sourire il était maintenant rouge-brun, qu'il allait d'une oreille à l'autre  et que les mouches bourdonnaient dessus.

Ses omoplates faisaient un angle bizarre, une de ses chaussures avait disparu, l'autre était enroulée autour de son bras et sa jupe à la base déjà courte, ne cachait plus grand chose.

Vu sa tenue elle ne travaillait visiblement pas à l'armée du salut pour gagner sa vie

Le gros Sullivan échangeait des blagues grasses avec les gars de la scientifique. Il m'interpelle

"Hey, Miss Monde, tu devrais porter des jupes, comme la fille, au lieu de te faire des tatouages tous les mois, ça t'irait bien"

"Ta gueule, Sullivan, occupe-toi de tes fesses et de relever les indices"

"Ouhla, Mademoiselle est de mauvais poil, ce soir, elle a ses règles ?"

"Encore une connerie de ce genre, espèce de débile, et je te fais remonter les couilles dans les sinus. Si j'arrive à les retrouver au milieu du tas de graisse qui te sert de bide"


Les gars de la scientifique se marrent. Le chef intervient.

"Ca suffit vous deux, j'en ai marre de vous entendre vous disputer en permanence. Si ça continue, je vous colle à ranger les archives"


"Sullivan, va interroger le personnel de la boite" "toi, tu retrouves ses fréquentations, son client, son mac, son entourage" "en silence et au galop"

 Sullivan se retourna en marmonnant et fit trémoussser sa graisse jusqu'à la sortie du bar.

Je ramasse ses affaires que les types de la scientifique ont mis dans des petits sacs plastiques : un sac, un portefeuille et un étui à cigarettes Vuitton, un Iphone 4S qui allait nous cracher gentiment sa liste de contact,  du maquillage haut de gamme, des clés, un permis de conduire et un porte carte de visite ... en plastique. Curieux pour une fille qui avait des accessoires dont le prix auraient pu nourrir un village africain à vie.

Dedans des cartes de visites d'hommes, beaucoup, quelques magasins haut de gamme et de spas de luxe. Rien de très original.

Je veux le mettre avec le reste des affaires, mais je remarque un détail : un des emplacement est arraché. Il manque visiblement une carte.

Au même moment les gars de la scientifique enlevent le corps pour l'amener direction la morgue. A l'endroit où elle était allongée, dans le reflet des phares un petit rectangle blanc et brillant attire mon attention. Je le ramasse. La carte.

Et mes cheveux se dressent dans ma nuque. Un nom : Daemon Stockwell. Un logo : Secrétariat d'Etat à la Défense.

Je le savais bien que ça puait.

Roman-noir.jpg

To be NOT continued...

06:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : polar, roman noir, suspense, police, intrigue | |  Facebook | |  Imprimer | |

14/11/2010

Roman noir....

Il y a avait quelqu'un dans mon bureau.


Cette légère odeur de cigarette blonde. Je pouvais la répérer à plusieurs mètres depuis que j'avais arrêté de fumer 10 ans plus  tôt.

 

Le jour où, à cause de la flamme de mon briquet, mon équipier s'était pris la balle d'un 45 tenu par un latino camé en cavale en plein front.

Effectivement, ma porte était déverrouillée, je tournais la poignée d'un coup sec, donnait un coup d'épaule dans la porte et dégageais mon flingue de son étui en me précipitant à l'intérieur.

Elle ne cria même pas. A peine si sa main gantée se crispa un peu sur sa cigarette.

Sa bouche esquissa une moue dédaigneuse.

Puis, en en quart de seconde elle changea d'expression. Comme si un masque se plaquait sur son visage. Le masque d'une petite fille perdue et suppliante.

Sauf que la petite fille perdue et suppliante faisait un 95 C que sa petite robe noire trop sage peinait à maîtriser et que ses longues jambes auraient fait pâlir les danseuses de tout les cabarets de la ville. Sans parler de sa crinière blonde disciplinée dans un chignon sage.

Bien trop sage pour être honnête.

"Mr Smith" ?

"Smythe, chérie, Smythe, c'est écrit sur la porte"

"On m'a recommandé vos services" "il parait que vous êtes le meilleur dans votre domaine".

"Qui vous a donné mon nom ?"

"Peu importe" "J'ai besoin de vous, c'est urgent" "Ma colocataire a disparu depuis plus d'une semaine, elle est partie sans rien emporter" "Pas un mot, pas un appel. Je suis morte d'inquiétude"

Elle battit des cils en essayant de faire couler une larme. Elle était aussi morte d'inquiétude qu'un cobra au moment de mordre dans sa proie.

Elle me tendit une enveloppe. "Je crois que c'est votre tarif".

Je comptais les billets. Effectivement. Les affaires n'étaient pas florissantes, mon dernier client était insolvable et j'avais des charges à payer.

Mais j'aurais du écouter l'araignée qui venait de se poser sur ma nuque et commençait à me gratter la moelle épinière avec ses pattes.

Au lieu de ça, j'ai jeté à nouveau un coup d'oeil à l'enveloppe.

Et je me suis entendu dire "Je vous écoute"

....

 

veronica-lake-this-gun-for-hire.jpg

 

Hommage au roman noir. Un genre trop sous-estimé et malheureusement moins en vogue aujourd'hui. Dommage.

06:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : roman noir, policier | |  Facebook | |  Imprimer | |