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12/09/2011

L'homme est un animal grégaire...

... Mais la femme pas forcément.

Cette année, pour les vacances d'été, nous avons été victimes d'une désorganisation totale.

Faute d'avoir planifié quoi que ce soit, fin août, le moment de partir venu, rien de prévu.

Au moment de prendre des réservations, le meuri qui voulait aller faire de la plongée s'est aperçu que les grosses promotions commençaient au moment où je devais reprendre le travail.

Nous avons donc convenu ensemble.. De ne pas partir ensemble.

Première incongruité d'une vie de couple, dirons certains. 

Je rappelle au passage que nous sommes ensemble depuis près de 30 ans 365 jours sur 365.

Passer 1,2 voire 3 semaines séparés n'est pas à mes yeux un acte hérétique. Bien au contraire. 

Je dirais que cette séparation nous fait même du bien à tous les deux car ceci nous permet de nous adonner à nos passions respectives sans ennuyer l'autre.

Au meuri, l'activité nautique à haute dose. A moi, la glandouille poussée à son paroxysme.

Mais pour autant, j'avais besoin de faire une coupure. Pas question de rester confinée chez moi.

Après quelques recherches expresses, j'ai dégoté une petite location dans le sud de la France. A Boulouris près de Saint-Raphael, très précisément.

Seule. Sans meuri ni progéniture.

Car l'objet de ce billet n'est pas tant de raconter une semaine de vacances,  où il ne s'est fondamentalement rien passé, que de confirmer ce que je sais depuis longtemps.

J'aime la solitude.

Partir - et rester - seule pendant une semaine est un luxe et un bonheur incomparable à mes yeux.

Ne parler à personne, sinon pour acheter une baguette à la boulangerie, pas d'horaires, pas de contraintes, pas de comptes à rendre, observer la vie autour de moi, espionner les conversations, vivre à mon rythme, ne pas dépendre de qui ou de quoi que ce soit, vivre pour moi et par moi, dans un mouvement d'égocentrisme total et absolu. Et avoir en prime, luxe absolu, des plages totalement désertes car hors-saison...

.. Quel bonheur.

Plus qu'un bonheur d'ailleurs, un besoin.

Etre seule me ressource et me permet d'affronter de façon plus sereine mes contemporains.

Au point que je peine même à comprendre les gens qui ont besoin d'être constamment entourés, de vivre en groupe en permanence, sans jamais un instant de répit.

Je ne redoute pas d'aller au restaurant seule, même si on me regarde parfois avec curiosité, ni au cinéma, ni au théatre.

Je déteste même faire certaines activités en groupe. Le classique shopping entre copines est une torture, tergiverser 3 heures sur un pantalon une exaspération totale. Deux heures pour prendre une décision sur où on va aller prendre un verre, pire qu'une séance chez le dentiste.

J'aime écouter ma petite musique intérieure et ne la partager avec personne. 

Egoisme absolu ? Sans doute. Nature profonde, certainement. 

Mon vrai moi est sans doute silencieux, introspectif et contemplatif.

J'ai peut-être été moine tibétain dans une autre vie.

J'ai pleinement conscience que ce billet est un exercice de moi je intensif.

Et que, pour ceux qui ne choisissent pas cette solitude et la subissent jour après jour, ce que je ressens peut être choquant.

Mais j'assume mon Robinsonisme. Sans affirmer que je vais tout plaquer et m'acheter une île déserte, je pense que la semaine face à moi-même, je vais la renouveler le plus rapidement possible.

Il y a plein de petits paradis avec terrasse et jardin qui m'appellent. Et ils crient très fort.

 

Menthe à l'eau.jpg

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : vacances, solitude | |  Facebook | |  Imprimer | |