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10/05/2013

Quoiqu'il arrive je m'énerve

Je m'énerve souvent.

Certes.

Je tempête, je pestifère, je râle, je m'indigne, je bougonne.

Pour tout et n'importe quoi, voire son contraire et inversement.

Et pour le plus grand désagrément de mon entourage qui me voit subitement monter dans les tours simplement parce que la lessive X que j'utilisais depuis plusieurs années est déréférencée par son fabricant pour cause de ventes insuffisante.

Si tu as déjà vu quelqu'un piquer une crise en se roulant par terre dans le rayon "hygiène de la maison" de ton hypermarché c'est probablement moi.

Ce qui vaut pour la lessive vaut pour des sujets plus importants.

Je passe ma vie à envoyer des scuds verbaux ou écrits en passant mes nerfs sur tous ceux qui barrent ma route physique ou intellectuelle.

Qui OSENT barrer ma route physique ou intellectuelle devrais-je dire.

La crise est évidemment l'expression de mon côté enfant gâtée-diva-princesse auquel rien ni personne ne dois jamais résister.

C'est assez moyen, socialement parlant, j'en conviens volontiers.

Mais si on retourne le verre pour qu'il soit à moitié plein, finalement, bien qu'il soit parfois épuisant, j'aime cet énervement continuel.

Il me maintient.

Tant que j'aurais la force, la volonté, la niaque et l'énergie pour gueuler, je serai moi, je serai vivante.

Ca signifie que ma capacité de m'émouvoir, de réagir, de réfléchir, de me révolter sera intacte. 

Que je pourrais encore débattre avec les gens intelligents et pourfendre les cons.

Que mon esprit sera éveillé au monde et pas endormi sur un canapé devant une série allemande sur France 3, les mots croisés posés sur le ventre.

(je n'ai rien contre les mots croisés, note, j'adore ça même).

Que je pourrais encore partir en croisade contre les moulins à vents juchée sur mon vieux cheval de bataille. Même si c'est idiot, même si ça ne sert à rien. SURTOUT si ça ne sert à rien.

Se battre pour des choses inutiles c'est toujours se battre.

Que j'entendrais encore mon coeur cogner dans ma poitrine, le sang battre dans mes tempes et ma voix sortir de ma gorge sur un mode hysterico-suraïgu.

Que mes poings se serreront de façon ridicule pour cogner sur un ennemi imaginaire ou réel qui fait deux fois ma taille, mon poids ou mon intelligence et qui se moquera de mon pauvre crochet du gauche qui ne tuerait même pas un hamster de taille normale.

Je m'en fous, je le balance quand même mon crochet, tant que je peux boxer, je boxe.

Tant que je peux hurler, je hurle.

Tant que je peux ne pas me résigner, je ne me résigne pas.

Je ne veux pas être sereine, je ne veux pas être détachée, je ne veux pas être zen, je ne veux pas être Gandhi.

Je redoute même le jour où je passerai dans le rayon lessive de mon magasin et que la mienne ayant disparu, je hausserai tristement les épaules en disant "pas grave, j'en prends une autre"

Ce jour là, le jour où la résignation aura gagné, ou ma capacité d'indignation et d'énervement se sera effacée, au-delà de mon âge réel, je serai vieille.

Alors plus rien n'aura vraiment d'importance, et je pourrai disparaître.

 

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Voilà, c'est tout...

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : humeur, énervement, vie, indignation, caractère | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/03/2012

Trop

T'es pas TROP vieille pour ?

Porter des blousons en cuir

Passer ta vie sur internet

Ecouter du rock

Mettre des mecs à oualpe sur un tumblr

Dire "mecs à oualpe" 

Fréquenter des trentenaires 

Avoir des tatouages

Tu parles TROP,

Tu ris TROP fort,

Tu es TROP théâtrale,

Tu dis TROP haut ce que tout le monde pense tout bas,

Tu es TROP égoïste, 

TROP ceci, TROP cela.

Il y a quelques années je n'étais pas ASSEZ. Pas ASSEZ winneuse, pas ASSEZ mère, pas ASSEZ vieille pour porter une veste Chanel, pas ASSEZ gentille, pas ASSEZ...

Trop, pas assez ?


Faudrait savoir.

Tu sais quoi, Maurice ?

Je commence à ne plus RIEN en avoir à faire.

Peu importe si je suis trop ou pas assez au yeux des gens. Trop ou pas assez quoi d'ailleurs ?

Tropassez dans la norme ? Tropassez dans un tronc commun où pas une tête ne dépasse, tu dois t'habiller, manger, regarder, penser comme tout le monde ?

J'ai essayé pendant longtemps de me couler dans le moule. C'est confortable le moule. Ca t'évite de trop réfléchir. 

C'est peine perdue, autant tenter de faire rentrer un carré dans un trou rond.

Un jour ou l'autre ta vraie nature reprend le dessus.

Surtout quand tu as moins de temps devant toi que derrière.

Alors je vais continuer à me moquer joyeusement de ce que le gens pensent, de ce qu'ils peuvent dire, de leur gêne ou de leur déplaisir éventuel. Cultiver ma singularité, quitte à paraître ridicule, parce que ...

Ca me plait, je suis bien en ne ressemblant à personne. Je n'aime ni la pensée unique, ni le conformisme.

Je n'aime pas rentrer dans des trous de toutes façons.

Je suis bien TROP pour le faire.

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Moi c'est plutôt Non-Non. 

Et je t'emmerde.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : trop, assez, vie, conformisme, singularité | |  Facebook | |  Imprimer | |

25/11/2011

Recentrons-nous sur l'essentiel

Apprendre au détour d'un coup de fil qu'une connaissance est décédée : infection, septicémie, hop, à dégager en quelques jours.

Quand tu connais la personne, tu as un petit pincement au coeur quand même. Sauf si le ou la défunt(e) est ton ennemi juré ou t'as piqué l'homme de ta vie.

Tu envoies un mot, une carte, parfois tu assistes aux obsèques, et généralement, sois honnête, tu passes à autre chose.

Tu ne peux pas pleurer sur la terre entière, c'est la vie.

Sauf que cette connaissance, elle avait mon âge.

52.

Mourir à 52. Ca m'a quand même un peu remué. 

Du coup, j'envisage, comme à chaque fois dans ce cas, de sortir de ma zone de confort et de profiter de la vie avant d'être vieille, moche, sénile et morte.

J'envisage donc, dans le désordre de 

  • Me remettre à la clope normale et à celle qui fait rire 
  • Elever la résistance de mon taux d'alcoolémie 
  • Partir en Australie tailler le bush
  • Prendre 2/3 amants jeunes, depuis le temps que je le dis faudra quand même que j'essaye
  • Me faire tatouer l'omoplate gauche
  • Liquider mes économies dans un Kelly croco d'Hermès sur mesure
  • Rejoindre les anonymous et hacker le site de l'UMP 
  • Former un groupe trash métal et brailler "public je t'encuuuuuuuuule" sur scène
  • Dévaster une suite de palace
  • Faire "au revoir président" habillée en meneuse de revue accompagnée d'une école de samba brésilienne
  • Avoir un élevage de chats, 
  • Passer les fêtes de fin d'année dans un pays où elles n'existent pas
  • Etre maitre du monde juste cinq minutes voir ce que ça fait
  • Entarter Nadine Morano

 

Quand j'ai fait part de mes intentions sur twitter quelqu'un ma demandé (c'est quelqu'un qui m'a demandééééé siiiiii je l'aimaiiiiiis encoooore) si j'étais malheureuse pour vouloir changer de vie.

Du tout, c'est simplement que j'ai encore plein de choses que je n'ai pas faites, et de moins en moins de temps pour les faire.  

Quant au bonheur, d'expérience je pense d'ailleurs qu'il n'existe pas. Ma conviction n'est pas très originale, bien d'autres l'ont affirmé  : il y a juste des moments où le temps s'arrête, qu'il faut saisir, chérir et savourer à tout prix. Jusqu'au prochain moment. 

Je me méfie d'ailleurs terriblement des gens qui te jettent leur bonheur parfait à la figure. Le bonheur parfait est généralement un cosmétique à des névroses parfaites.

Les chants les plus beaux sont les plus désespérés, comme disait l'autre.

Décès ou pas j'ai déjà décidé depuis plusieurs années que ce qui me reste à vivre en bonne santé sera égoïste, hédoniste, même si je ne réalise pas tout à fait l'intégralité de ce qui est listé ci-dessus.

Ce sera ainsi, et pas autrement.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : vie, mort, hédonisme, bonheur, expériences | |  Facebook | |  Imprimer | |

16/11/2011

Et si ?

La vie se joue parfois à pile ou face.

Et le destin tiens parfois à des évènements tellement minimes que c'est assez incroyable.

Je me suis souvent demandé ce qui ce serait passé si tu avais tourné à gauche, au lieu de tourner à droite ?

Si j'avais continué le piano ?

Si j'avais suivi ce sublime suédois chez lui à Malmö (et oui, cette obsession ne date pas d'hier) au lieu de rejoindre mon petit copain de l'époque qui m'a planté quelques mois plus tard ?

Si j'avais eu le courage de passer ce concours au lieu de céder à la facilité ? 

Que ce serait-il passé ? Ma vie aurait-elle été différente ? 

Peut-être.

Surement.

Ou pas.

J'aurais certainement fini telle que je suis actuellement : casée, génitrice (mais pas tellement mère) clampin  dans une boite quelconque, douée pour pas grand chose à part faire l'imbécile et se faire remarquer pour de mauvaises raisons.

Bon je n'aurais peut-être pas tout à fait eu le même meuri, ni les mêmes extensions, ni le même boulot.

Mais je suis assez convaincue que ma vie ne serait pas fondamentalement différente

Parce qu'on finit toujours par devenir ce que l'on est...

(pitin c'est beau on dirait du BHL)

Mais peut-être que dans un univers parallèle un autre moi-même brune, politiquement correcte, brillante et mère attentive de 4 enfants vient d'être nommée PDG de la world company.

Et que dans un autre, je suis rousse, camionneuse en Australie et pacsée avec un kangourou.

Pendant que dans un troisième, je suis une diva de la soul has-been, noyant son chagrin dans l'alcool et les gigolos.

Un jour si tu es sage je t'expliquerais la théorie des univers parallèles, mais là j'ai piscine et après manucure.

En plus mon kangourou vient d'appeler, il parait que mon 15 tonnes est mal garé et qu'il va partir à la fourrière.

 

(s'il y en a que ça intéresse, je raconterai un jour l'histoire du suédois. Le meuri ne lit pas mon blog, je peux. Et tu comprendras peut-être ma passion pour le nordique. En gros si tu veux une image, le nordique c'est l'Islande : froid dehors et chaud bouillant à l'intérieur)

 

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Heu ben non là je ne veux pas...

 

06:04 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : vie, choix, si | |  Facebook | |  Imprimer | |

06/10/2011

Vent contraire

J'ai été conformiste.

J'ai rêvé de fêtes traditionnelles fêtées traditionnellement, d'appartenir à un clan, de porter les mêmes vêtements que tout le monde, d'aller aux mêmes endroits aux mêmes moments, de me couler dans la douce béatitude de la monopensée.

J'avais même un poil honte des mes parents qui faisaient souvent à mes yeux n'importe quoi, surtout en terme de... N'importe quoi. Je rêvais d'ascendants avec des bibliothèques remplies de La Pléiade, un chien et des napperons au crochet, comme chez ma meilleure copine de l'époque.

Et puis, la vie, l'amour, les vaches, les gens, les amis, les amours, les emmerdes...

Aujourd'hui les exercices et les fêtes imposés m'ennuient, les relations convenues me fatiguent, je déteste porter les mêmes vêtements que tout le monde, même si je sais que H&M a fabriqué mon tee-shirt en 12598 exemplaires je déteste le voir sur quelqu'un d'autre, je refuse d'aller où tout le monde va quand tout le monde y va, voir les blockbusters, lire le prix Goncourt, aimer les chanteurs guimauves et kiffer la vibe avec mon mec.

Je n'aime plus que les relations non conventionnelles, les endroits secrets, les plages désertes, les fêtes improvisées et je commence à développer une forte attirance pour les trucs que tout le monde déteste.

Plus j'avance, plus je recule devant les cases, plus je nage à contre-courant.

A tel point que j'ai toujours une suspicion envers les oeuvres dites "populaires".

Parfois à tort, d'ailleurs, élitisme de mauvais aloi.

Le visionnage de certains films ou la lecture de best sellers à l'insu de mon plein gré initial m'ont souvent prouvé que j'avais tort.

Bien sur ma vie n'est pas si rockenrollienne, et j'ai même un quotidien normativé avec mariage, enfants, boulot, Iphone à tous les étages et chat qui ronronne sur le canapé.

Mais sous le pavé, la plage et ses grains de sable dans la machine.

Etre contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre pourrait être ma raison de vivre.

Ca me va plutôt bien. 

Il y a juste un truc qui me dérange.

Oh un détail, presque rien.

Je commence à ressembler à ma mère. Et c'est une perspective plutôt effrayante.

Je crois que je vais aller contre.

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : vie, contre, quotidien, norme, conformisme | |  Facebook | |  Imprimer | |

26/08/2010

Vis ma vie de vieille..

 

20 ans ... l'insouciance

30 ans ... la maternitude

40 ans ... la liberté

50 ans .. l'épanouissement

 

Et après...

 

Ben après...

 


 

 

Oui moi aussi à 70 ans je ferais n'importe quoi avec une permanente violette et des vêtements Damart.

 

 

Je cramerais ma retraite au poker, je déshériterais mes gosses, je léguerais mon appartement à mes chats, je boirais de la pinacolada au goulot, j'emmerderais les gens en bloquant la caisse de l'hypermarché, je prendrais les transports à l'heure de pointe en réclamant une place, je foutrais la main aux fesses du facteur et je recommencerais à fumer.


Quel bonheur..

 

Vivement la vieillesse

06:00 Publié dans Les vidéos à Manu | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : vieillesse, vie, retraite, fun | |  Facebook | |  Imprimer | |