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22/07/2010

Tête de guichet de sécu


J'arbore ordinairement une mine suffisamment revêche pour décourager toute velléité de contact humain de la part d'inconnus : conversation, bise, poignée de main, ou, il y a quelques années, drague.


A tel point qu'on m'a encore dit récemment que je figeais les gens sur place - même à distance.


Mais paradoxalement, malgré une tête de bouledogue à qui on vient de voler son jouet pouet-pouet favori, dans la rue au milieu de 10 personnes, à votre avis, à qui va-t-on demander un renseignement ?


Voilà.


C'est systématique. Si je ne me fais pas arrêter au moins une fois par jour par un clampin qui me demande en me tendant un bout de papier griffonné "lou rouche du la bictoirche disse nouf centch coirante cintche siboulpli", et me prend environ 25 minutes de mon précieux temps le temps qu'il comprenne mes explications, je me pose des questions.


A deux demandes sur trois, comme je deviens exaspérée à force d'être sollicitée, je réponds directement "sais pas" en m'éloignant rapidement.

Voire pire : quand j'en ai vraiment assez, j'envoie volontairement le malheureux demandeur dans une direction totalement opposée à celle qu'il devrait prendre. En ricanant sadiquement dans ma barbe.


C'est à tel point que lorsque je me ballade accompagnée (copines, meuri, fans, boy philippin qui porte mes paquets) les gens ignorent totalement mes binômes pour m'adresser exclusivement leurs requêtes.


Dans un jour faste, où je m'étais fait arrêter 3 fois en 50 mètres, la copine qui m'accompagnait, pourtant beaucoup plus visible que moi car très grande, en a fait l'amère et hallucinante expérience.  On la délaissait systématiquement à mon profit exclusif.


Coïncidence ? Pas que.


Si je vous dis qu'il m'est arrivé de me faire arrêter dans des villes étrangères comme San Francisco, Istanbul ou Le Caire par des quidams qui me demandaient des renseignements ? San Francisco, je veux bien concevoir qu'on me prenne pour une autochtone, mais Istanbul ou Le Caire ????



J'ai plusieurs explications à ce phénomène paranormal


Psycho-affective : les gens sont masochistes et aiment se faire humilier en public par une harpie qui leur hurle dessus...


Mégalomane : j'ai un tel air d'intelligence qui émane de ma personne que les gens sont irresistiblement attirés par mon aura.


Réaliste : vu ma verticalité limitée, je suis à la hauteur des yeux de la plupart des gens... Et quand tu cherches quelqu'un du regard...


Cependant j'en suis encore à m'interroger sur l'origine du phénomène et à vérifier de temps à autres si je n'ai pas un néon "guichet de renseignement" qui clignote sur mon front. Ou si quelqu'un n'a pas créé un groupe Facebook "toi aussi pourris la vie à Manu en lui demandant ton chemin dans la rue".


Si c'est le cas prévenez-moi

Car je ne vais pas sur Facebook. Au moins personne ne m'y demandera des renseignements..


Mouahahahahhah



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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : renseignements, rue, vie quotidienne | |  Facebook | |  Imprimer | |

25/06/2009

How many times have you woken up and prayed for the rain?*

 

L'intro à Manu : Daydreamer nous explique un sentiment commun à beaucoup d'entre nous. Celui de parfois ne pas être à la bonne place !!

 

A certaines périodes il se fait plus présent, plus oppressant, ce sentiment bizarre de n’être pas à sa place. Oh, pas en terme de degrés d’élévation dans les classes sociales. Non. “Sa place”, comme si je disais “sa vie”. Cette impression qui vient, qui va, qui s’enroule autour de toi comme un boa (le serpent) et disparait, se fait toute petite la seconde d’après, attendant le moment où tu baisseras la garde et où elle pourra revenir te dire “Ce n’est pas toi, ce n’est pas ton destin, tu ne devrais pas être là…


Est-ce le changement de saison? La lune? Le réchauffement climatique? Non, parce-que, la première qui dit la crise de la quarantaine, je lui ferai dire que c’est déjà fait. Il y a trois ans. Ca a duré un an. C’est torché.
Mais qu’est-ce qui fait que tu te retrouves en pyjamas devant un évier plein, au milieu des restes de bouffe éparpillés sous la table par les gnomes, et que ton esprit décide soudain un retour vers le futur via des souvenirs peut-être faux de tes rêves d’ado. “Je ne suis pas là. Je ne peux pas être là. Ce n’est pas moi.”.
Ne confonds pas, je ne parle pas de dépression, de remise en question, non, je te parle d’une espèce de décalage entre ce que tes yeux perçoivent et ce que tu ressens. Tu sais que tu es en pyjamas devant cet évier qui t’inspire des sentiments définitifs et tu te vois ailleurs. Les murs ne sont plus là. Tu n’es pas là. Tu es figée, et en même temps, l’évier disparait et fait place au sable du désert, à un chantier de fouilles… C’est quoi, ça, encore? La vie de ton double dans un univers parallèle? Même pas. Quoique… Mais c’est quoi ton problème, bordel?
Tu es coupée en deux, je crois. Dichotomie, que ça s’appelle. Dans le sens de la longueur? Faut croire. La moitié du cerveau est ici, l’autre ailleurs. Et par moments, la partie qui est ici subit un court-circuit et oublie la linéarité du temps et l’espace d’une fraction de seconde, tu n’es plus toi, tu n’es plus là, tu as encore des choix à faire, des choix d’avant et puis plus rien. Tu réintègres ton espace-temps et tu réalignes tout ça.
Ce n’était rien. Une absence.
Et tu repars.
L’évier est toujours là, tes mains sont dedans, tu fais ta vaisselle et ton esprit s’éclate ailleurs, mais là, tu as conscience de la présence des assiettes et des verres, tu gères…
Tu as choisi le bon pseudo, je crois.

06:00 Publié dans Les guests à Manu | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : dichotomie, vie quotidienne | |  Facebook | |  Imprimer | |

04/06/2008

JDM

Aujourd'hui j'ai eu une JDM (Journée de Merde).

Déjà en arrivant sur ma ligne de métro - celle qui va de "ça ne marche pas" à "en raison d'un incident technique, le traffic est interrompu"  - j'entends le fatal "en raison d'un incident technique, blabliblabla... enregistré en boucle par une RATPeuse à la voix aussi avenante que celle d'une marchande de poisson avant son café à 5 heures du matin à Rungis.

Ma ligne de métro, pour une raison inconnue, soit tous les dépressifs de Paris ont décidé de s'y suicider, soit ils y mettent tous les vieux métros  en fin de vie qui ne tiennent plus qu'avec des élastiques. 

Ok, tout va bien, j'ai super mal aux jambes, parce que j'ai tout déchiré à la salsa hier soir et je suis perchée sur mes jolies mules à talons très très haut...

Je sors donc du métro et décide de rejoindre un autre point d'accès mis à la disposition des pauvres piétons  par la bienveillante Régie Autonome des Transports Parisiens...

Après 10/15  minutes de marche à faire aie, aie, à chaque pas, je rejoint donc une AUTRE ligne - celle qui va de "le traffic va bientôt reprendre" à "une partie du personnel technique étant en grève..." qui doit me permettre d'atteindre ma destination.

Après des couloirs interminables et des escaliers à n'en plus finir j'arrive à bout de souffle sur le quai pour entendre que sur ma ligne initiale le traffic était en train de reprendre, et que, par contre, sur celle que je venais de rejoindre "en raison d'un incident technique, le traffic est perturbé.."...

Aaarggghhh...

Après une attente, un métro se présente et je me dirige bon gré mal gré compressée comme une sculpture de César vers ma destination intermédiaire la gare qui est celle-ou-la-racaille-des-banlieues-avec-le-couteau-entre-les-dents-et-la-capuche-sur-la-tête- découpe-les-braves-gens-en-morceaux

Là, après un nouveau couloir interminable, je découvre que le conducteur du train ayant décidé de rester fumer une clope et boire un coup  avec ses collègues,  le train de banlieue que je prends pour aller travailler dans la joie et la bonne humeur est supprimé.

Re-aaargghhh...  et re-20 minutes d'attente. Car le conducteur du train suivant n'ayant pas fini d'éplucher les potins de Voici avec ses potes arrive largement en retard par rapport à l'horaire prévu.

Résultat des courses : une heure de retard et des envies de meurtre. Si un personnel ferroviaire ou métropolitain s'était présenté devant moi à ce moment, je pense qu'il aurait passé un sale quart d'heure...

Arrivé dans ce havre de joie et de bonheur que me propose mon employeur... JDM ...JDM ... JDM... Tout va de travers TOUTE la journée : les catastrophes s'accumulent les unes après les autres, je vous passe les détails techniques, mais nous avons fini, mes collègues et moi en vrac les cheveux dressés sur la tête et dans un état de nerfs proche de la piqure de Valium... Et pour finir en feu d'artifice, croyant tester un mail automatique, je l'ai en fait envoyé à un fichier de 350 personnes qui vont tous me demander pourquoi demain et planter ma messagerie...

La totale, je vous dis, la totale...

Et en plus, en rentrant, mon meuri fait la gueule, mes fils font la gueule, le chat fait la gueule et je ne peux même pas me consoler avec une édition de Nouvelle Star très moyenne où il reste Ken-le-marin à belle gueule qui plait aux ménagères de moins de 50 ans et aux Vibettes (elles vont râler), une fille qui chante avec sa grosse voix sur un ventilateur (il lui mettent toujours le vent dans les cheveux, on se demande bien pourquoi) et un brun ténébreux qui se la pète un max et chante (faux) du jazz ... En plus il faut se taper Lio qui nous fait un festival de conneries et de nichons tous les mercredis.

Rien pour rattrapper ce "bad hair day" comme disent les anglais (la journée qui commence mal parce que vous n'arrivez pas à vous coiffer)

Ah si, ce serpent visqueux d'Elkabbach s'est fait virer d'Europe 1 : enfin une bonne nouvelle !

C'est pourquoi ce soir vot' Manu, elle a plus trop ni d'énergie, ni d'envie d'écrire...

Boh, demain sera un autre jour...En plus je ferai ma star chez Touwity... Si vous avez envie de rigoler deux minutes..

Salut mes chonchons... 

20:34 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : vie quotidienne, nouvelle star | |  Facebook | |  Imprimer | |