Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/09/2012

Mon âge, mon ange

Passer du temps la tête dans les internets a des effets collatéraux parfois surprenants.

Et inattendus.

S'ils sont surprenants, ils sont probablement inattendus d'ailleurs, espèce d'imbécile.

Je me parle, on est plein dans ma tête.

Par exemple, je me retrouve régulièrement à parler - voire à raconter des conneries qui tueraient un éléphant à 20 mètres - à des gens qui pourraient être mes enfants, voire, bientôt, mes petits-enfants.

Ce qui n'est a priori pas une situation très orthodoxe. Convenons-en

Pire, ces jeunes godelureaux et godelurettes me font rire.

Eux je ne sais pas. Mais visiblement ils reviennent.

2 hypothèses : 

Soit la rigolitude est réciproque et dans ce cas je suis une sorte d'aberration chromosomique qui discute de sujets absolument pas dans son périmètre d'âge mental.

Soit ils se moquent de moi et me trouvent navrante.

Ne souris pas c'est mon angoisse.

Je ne voudrais surtout pas qu'on me compare à un genre de Madonna du net qui se trémousse en mini-short virtuel sous les quolibets des internautes.

Ou devenir une de ces vieilles Barbies tu sais, les filles, quand tu les vois de dos tu fais "ah oui, quand même" et quand elles se retournent tu fais aussi "ah oui, quand même" mais un ton plus bas.

Surtout que je n'ai pas non plus une garde-robe qui pourrait passer incognito à la sortie de Saint-Nicolas du Chardonnet.

Cette idée me tétanise tellement que je me rappelle avoir dit à mes fils "si un jour je ressemble à Lova Moor, euthanasiez-moi immédiatement"

N'empêche.

Euthanasie ou pas, ça ne résout pas le problème de l'ancêtre qui murmurait à l'oreille des jeunots.

J'ai toujours du mal à comprendre pourquoi je passe une partie de ma vie avec des gens plus jeunes. Y compris au travail ou mes relations privilégiées ont entre ... 22 et 35 ans.

A quelques exceptions près qui doivent bien atteindre les... ouf.. 45.

Sachant que les quelques 45/50 que je fréquente sont quasiment aussi azimutés que moi.

Et qu'avec l'individu standard de mon âge en général (je m'ennuie) (chut) (faut pas le dire)

Ce qui me rassure c'est que mes parents ont passé la majorité de leur vie avec des gens plus jeunes. Même encore aujourd'hui à 80 ans passés, il est rare qu'ils traînent avec des gens de leur âge qu'ils appellent aimablement "les vieux".

Ca doit être donc héréditaire.

Ce qui ne me rassure pas c'est que j'ai probablement fait exactement le même billet l'année dernière.

Malgré mon jeunisme relationnel, mes neurones ont bel et bien du mal à se renouveler.

Je vais donc  passer directement de Disneyland à Alzheimer sans avoir connu l'étape intermédiaire.

Allez vas-y, lecteur, fais ton boulot.

Rassure-moi (je suis angoissée)

 

Lova+Moor+Feu+Directed+Christian+Louboutin+R_Uz1WRMctGl.jpg

Ah oui, quand même 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : age, vieillesse, jeunes, relations | |  Facebook | |  Imprimer | |

12/10/2011

Benjamine Buttonette

J'ai un âge mental situé quelque part entre 12 et 14 ans. 

Je vis dans un univers d'ordinateurs, de musique, de BD, de lolcats, de blagues à deux balles, de hiiiiiiiii avec mes copines et d'obscures références à des séries Z dont personne ne se souvient. A part quelques geeks de 25 ans derrière leur écran.


Ce qui fait que mon mari, maintenant père de deux jeunes adultes plus ou moins élevés se coltine un OVNI dont le cortex ne correspond en rien au physique (de mémé). Et dont il observe jour après jour les frasques et les imbécilités d'un air consterné.

Ce qui fait aussi que QI de midinette + tête dans l'ordinateur = je me retrouve parfois en complet décalage avec les gens de mon âge. 

Et dans les dîners en ville, je finis souvent par discuter avec leurs (grands) enfants, plutôt qu'avec eux.

J'ai souvent l'impression qu'on a pas les mêmes centres d'intérêts : eux me parlent PEL, résidence secondaire, vacances à l'étranger, bons repas et travaux dans la salle de bain. 


Ce qui me laisse à 80 % indifférente (sauf pour les bonnes bouffes)


A l'inverse si je me lance dans une brillante démonstration sur le lancement de l'IOS 5 d'Apple, ses avantages et ses inconvénients, ils prennent un air hébêté, un filet de bave coulant de leurs lèvres entrouvertes pendant que leur progéniture me regarde subitement avec vénération comme si j'étais un genre d'icone post-moderne.

Ce qui est curieux c'est que gamine j'étais plutôt ultra sérieuse et en avance pour mon âge. Je trouvais mes congénères idiots et peu intéressants et je préférais nettement la compagnie des adultes.

Pour les enfants, je suis d'ailleurs restée à peu près sur la même ligne  jusqu'à aujourd'hui. Pour le reste, un truc a dû clocher dans ma maturation intellectuelle.

Ou alors, comme Benjamin Button, je fais le chemin à l'envers. 

Ca promet pour les vingt à trente ans à venir (j'espère).

Allumez un cierge pour mes proches svp, ils vont en avoir besoin.

benjamin-button.jpg

 

PS : j'exagère un poil, j'arrive à penser à acheter du pain et à prendre une décision rationnelle de temps à autres quand même, faut pas exagérer.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : benjamin button, vieillesse, jeunesse, maturité | |  Facebook | |  Imprimer | |

26/08/2010

Vis ma vie de vieille..

 

20 ans ... l'insouciance

30 ans ... la maternitude

40 ans ... la liberté

50 ans .. l'épanouissement

 

Et après...

 

Ben après...

 


 

 

Oui moi aussi à 70 ans je ferais n'importe quoi avec une permanente violette et des vêtements Damart.

 

 

Je cramerais ma retraite au poker, je déshériterais mes gosses, je léguerais mon appartement à mes chats, je boirais de la pinacolada au goulot, j'emmerderais les gens en bloquant la caisse de l'hypermarché, je prendrais les transports à l'heure de pointe en réclamant une place, je foutrais la main aux fesses du facteur et je recommencerais à fumer.


Quel bonheur..

 

Vivement la vieillesse

06:00 Publié dans Les vidéos à Manu | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : vieillesse, vie, retraite, fun | |  Facebook | |  Imprimer | |

17/08/2010

Madonna et moi


Ou moi et Madonna devrais-je dire..

Mouahahahah


Melon.


Hier le monde a souhaité un bon anniversaire à Madonna Louise Ciccone, star interplanétaire, 52 ans.


Soit, à peu de choses près, un an de plus que moi.


Elle est en forme, elle est riche, célèbre, elle a un amant de la moitié de son âge et elle ressemble à...


Humour.jpg

IIIIIIkkkkkkk


Un poisson.


Evidemment je ne suis ni aussi mince, ni aussi musclée, et surtout ni aussi... tirée.

Mes rides, je les garde. Je préfère avoir de petites griffures autour des yeux et la marque de mes rigolades autour de la bouche plutôt que de ressembler à un mérou inexpressif.


Bien sur, vieillir n'est agréable pour personne, je ne vais pas raconter des fariboles et prétendre qu'à chaque anniversaire je ne vois pas l'horloge tourner avec ... Un peu de tristesse. Moi aussi je soupire sur les beautés lisses en maillot de bain, je vois l'ovale de mon visage se rapprocher de ma poitrine, ma poitrine se rapprocher de mon nombril.. Et mon nombril.. enfin bref.


Mais de voir les gens ne plus accepter leur âge est un mystère qui me dépasse. Un visage qui raconte une histoire est tellement plus beau qu'une face lisse aux nez raboté et aux lèvres collagénées. Visages qui finissent d'ailleurs tous par ressembler à des poissons-lune à force de liftings et autres botox. Les soirées mondaines tiennent actuellement plus du retour de pêche au gros que du rassemblement de jolies sirènes.


Même les professionnels s'en émeuvent : les réalisateurs américains en ont assez de n'avoir que des actrices - mêmes jeunes - tellement transformées que leur visage n'est plus capable de faire passer une expression digne de ce nom à l'écran. Julia Roberts et Teri Hatcher (Desperate Housewives) ont d'ailleurs déclaré ne plus vouloir avoir recours à des artifices.. On veut bien les croire..J'ai un tantinet de mal à avaler leurs déclarations vertueuses quand je les regarde, ceci dit. Et toutes ces belles phrases restent assez hypocrites dans un système qui réclame de la chair fraîche et du visage lisse au kilomètre.


On peut être actif, fasheune et attirant à tout âge, et c'est d'autant plus facile aujourd'hui. Vouloir se rajeunir à tout prix est justement l'erreur qui va d'autant plus souligner... qu'on est plus très jeune. Rien de plus ridicule qu'une vieille Barbie qui s'habille comme sa petite-fille ou un Ken sur le retour avec des cheveux en plastique et un bronzage orange.


Je comprends, surtout dans certains métiers, qu'on veuille offrir une apparence "agréable" ; et dans ce cas, pourquoi pas une ou deux retouches légères, chacun fait ce qu'il veut de son corps et de son porte-monnaie.



Personnellement, je n'ai envie ni de passer sur le billard - aucune opération n'est bénigne -  ni de m'injecter des trucs sous la peau, pour recommencer dans quelques années.  Car les lois de l'attraction terrestre finissent toujours par l'emporter sur les lois du bistouri. Si on veut conserver une certaine apparence, il faut recommencer les retouches, encore et encore.


Non, décidemment, à aucun prix, je ne veux finir comme ça...

Régine.jpg

L'impérissable Régine, tellement liftée qu'on doit la mettre sous oxygène à chaque fois qu'elle tente un sourire..


Je préfère encore finir comme ça...

20300954-07f2-11de-86db-d33d4d96e58d.jpg

Ce qui compte tenu de mon caractère tendre et aimant est certainement l'option la plus réaliste