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19/04/2013

Saturation

L'actualité n'est déjà pas rose en ce moment.

Couplée à un hiver long et morose, la plupart d'entre nous ont le moral au ras du sol, malgré les quelques beaux jours que nous venons d'avoir.

Sur cette couche de pessimisme ambiant s'ajoutent des médias affolant la ménagère à la moindre actualité un peu sensationnelle, guettant le plus petit clash entre personnalités ou semi-pipeules et des réseaux sociaux qui commencent à ressembler à un forum en ébullition permanente où les gens se jetent n'importe quoi à la tête....

J'ai envie de crier CRIER CRIER STOOOOOOP.

On en arrive à un stade où au lieu de passer du temps à rigoler et à raconter des énormités avec des adultes consentants, je passe la moitié de mon temps à éviter des scuds et l'autre moitié à en envoyer.

Tiens encore hier, j'achète une déclinaison lait chocolaté de célèbres barres  (si si, il viennent de lancer) pour faire un petit auto-test. Dont je parle en ligne. Et je me prends un "y'a toujours des cons pour avaler la merde qu'on nous vend" ....

Auquel j'ai rétorqué "et y'a toujours des cons pour le commenter"

Evidemment.

C'est anecdotique, certainement, mais symptomatique du climat exacerbé qui règne actuellement.

En gros tu ne peux plus rien dire sans que quelqu'un te cherche des poux dans la tête.

Pas un jour sans que tel ou tel se mettent mutuellement sur la figure  et je ne parle pas des tombereaux de merde que déversent quotidiennement actuellement en ligne, les extrémistes de tout bord sur les sujets de société, le mariage pour tous en tête.

Contrairement à certains qui y prennent visiblement du plaisir ou y gagnent de l'exposition, je n'apprécie que moyennement le clash pour le clash et j'essaye de ne pas agresser gratuitement pour le plaisir d'agresser ou pour me faire un nom en ligne.

Titiller, piquer, taquiner, oui, j'avoue.

Bâcher pour bâcher, certainement pas.

Tout ceci me fatigue à un point phénoménal. Malgré tout le second degré que je peux introduire dans ma relation avec les internets, je n'arrive parfois même plus à relativiser.

Si on y ajoute les égos en roue libre et les live tweets d'opés blogueurs où 4500 personnes te balancent au même moment "la vie est tellement mieux plus belle avec les anti-hémorroïdes jaimalaucul" il y a certains jours où je prendrais bien des cours de hacking pour faire sauter les serveurs de France Télécom.

Vraie lassitude  ? Augmentation de la taille de mon réseau qui fait que je suis plus exposée ? Vraie dégradation de la sphère connectée ?

Je ne sais pas trop identifier le pourquoi du comment.

Ce que je sais c'est que je ne suis pas la seule a ressentir ceci. Guy Birenbaum a notamment consacré une de ses chroniques au climat détestable qui règne en ligne actuellement.

J'en suis à un point tel que je refuse beaucoup d'invitations d'opérations blog pour ne pas entendre les mêmes sujets ressassés encore et encore "t'as vu ? Machin a dit ça à Truc l'autre jour sur twitter et Truc lui a dit que quand même c'était un gros naze". En alternance avec  "au fait tu vas à l'opé Choupilol après-demain ? Attends je regarde ... Ah non moi je vais boire du champagne chez Lolchoupi".

(D'autant que trouve, et c'est un point de vue purement subjectif, que toutes les opérations finissent par se ressembler et que bien peu sortent du lot.)

(oui et là j'ai envoyé un scud gratuit, je sais)

 

Je crois qu'il est donc temps prendre un peu le large histoire de respirer.

Pour mieux apprécier à niveau tout le fun qu'on peut trouver en ligne.

La cure de désintox s'impose.

1ère étape pour y aller en douceur (car en bonne accro, un sevrage brutal est inenvisageable), ce week-end, je vais tenter de ne pas mettre un seul orteil sur internet en général et sur les réseaux en particulier. Ni Facebook, ni twitter, pas un seul instagram, même pas de tumblr.

Rien sauf rédiger mon billet du début de semaine prochaine et regarder quelques séries. Sans les commenter à coups de "waouh l'épisode 3 de Game of Thrones, quelle tuerie" qui ne vont pas changer la marche de l'univers de toutes manières.

Je vais même tenter de ne pas trop suivre l'actualité que ce soit à la télé, en ligne, et même dans les journaux papier. L'hyper-information 24/24 a aussi des effets pervers. Tant pis si je manque la news du siècle. Je vais m'en remettre. J'en prendrais connaissance plus tard.

Si vous me voyez apparaître sur les réseaux sociaux, merci de me jeter à coups de tomates bien mûres. Ca m'aidera beaucoup.

Si je parviens à tenir, j'envisage de renouveler périodiquement l'exercice.

J'envisage même de partir exprès dans des endroits SANS wifi ni réseau.

Le web n'étant pas mon activité professionnelle, je n'ai aucune raison vitale de restée connectée à part le plaisir ou l'addiction.

Nous verrons bien si je tiens.

En tous cas je sens qu'une respiration devient nécessaire.

C'est le bon moment.

Dehors il y a du soleil, et j'ai plein de déjeuners et d'apéros à faire ....

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Web | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/03/2013

Je te suis, tu me suis, par la barbitweet...

Un de mes distingués collègues, le sieur Pingoo, a récemment fait la liste de ce qui l'agaçait/ l'énervait/l'exaspérait sur twitter.

En tous cas qui rendaient pour lui les émetteurs persona non grata dans la liste des gens qu'ils suit.

Etant donné que Twitter c'est un peu l'endroit où je passe ma vie, et que moi aussi, il y a des trucs qui m'exaspèrent assez considérablement, je vais t'expliquer pourquoi en fait, je suis un nombre assez réduit de personnes, proportionnellement.

Et je te confirme, j'ai le melon.

Tu peux tenter de me le dire en face.

Oui, tu peux tenter. Je suis ceinture jaune de Tae Kwan Do, même pas peur, viens, je t'attends.

En attendant, parmi les quelques 550 personnes que je suis sur twitter, j'évite assez généralement ceux qui

  • Confondent twitter avec une agence de relations presse. L'auto-promo à ses limites. Et si un peu de personal branling ne nuit pas de temps à autres, utiliser son compte pour se faire reluire 24/24 7 jours sur 7 c'est juste ... Dirons-nous casse-... Je te laisse compléter.

 

  • Confondent twitter avec un service après-vente pour caser leur dernière production. Si je veux me procurer quelque chose, je suis  a priori adulte et consentante. Une ou deux fois, ok. C'est de bonne guerre. Plus ? Je peux réfléchir toute seule si j'ai vraiment envie de ton bidule miracle, d'aller voir ton nouveau site génial, ou de ton bouquin tellement bien mieux plus écrit, je vais me le procurer, merci.

 

  • Enfin, confondent twitter avec un agenda. Savoir que tu vas parler de ta vie qu'elle est belle sur RTL le 08 avril à 9 h 30 m'intéresse assez peu dans l'absolu. Au pire si j'ai envie de t'entendre, les podcasts c'est pas fait pour les chats.


Dans les 3 catégories ci-dessus on trouve beaucoup de politiques ou pipeules ou semi ou furent-people qui essayent de se refaire une notoriété. Ce qui explique que j'en suis très peu, car ils ont rarement des choses intéressantes à dire/lire en fait.


  • Balancent leur billet du jour 45 fois dans la même journée. C'est bon Marcel,  on a vu que tu as pondu le billet le plus génial du  monde, pas la peine de nous le remettre en boucle. En plus si tu veux mon conseil, ça donne l'impression que tu rames un peu pour avoir des lecteurs.

 

  • Re-tweetent à chaque fois que quelqu'un les cite. "Marcel, tu es le plus génial" "Tu es le soleil de ma vie" "J'aime tellement ce que tu écris". Ok ça fait plaisir à l'interessé. Pas forcément à ceux qui le suivent. En bonus, tes lecteurs ont rapidement l'impression que tu as un melon en titane armé.

 

  • Ne te répondent jamais. Même si tu ne peux pas répondre à tout le monde, tout le temps, quand on s'adresse à toi, le minimum de courtoisie est de réciproquer de temps à autres.

 

  • Te donnent des leçons. Il savent tout de la vie mieux que toi. Notamment ce que tu dois penser, faire ou pas. Insupportable. Pour moi en tous cas, qui adore qu'on lui dise quoi faire.

 

  • T'unfollowent dès que tu ose ne pas être d'accord avec eux. Normalement ce sont à peu près les mêmes que ceux ci-dessus.

 

  • Se prennent au sérieux en tant que leader influente du monde des médias (suivez mon regard) (oui, je m'amuse avec elle depuis quelques jours) (c'est mal) (mais c'est tellement bon)

 

  • Te racontent leur vie par leur détail parce qu'ils pensent que ça peut passionner la terre entière. Genre "je me suis raclé la gorge". Bon, moi aussi parfois je raconte ma vie inintéressante, j'admets. Mais je tente de ne pas le faire à jet continu. Et a priori, si ça ne te passionne pas, tu peux me le dire aussi. Je pourrais comprendre (ou pas, en fonction des jours)

 

  • Balancent des liens en continu, tout le temps, sans aucun apport personnel. L'article du Monde, je peux le trouver aussi toute seule éventuellement. J'aimerais juste que tu me dises de temps à autres ce que tu en penses.


  • Usent et abusent d'outils du type "my daily stats" ou Foursquare. A priori, sache-le jeune padawan, on se contretamponne totalement de savoir si tu as perdu 5 followers aujourd'hui ou si tu es descendu boire un café au bistro du coin. Ca n'intéresse que toi.

 

  • Citent des marques à chaque détour de tweet. On doit tous vivre, pas de souci. Mais je ne veux pas non plus me transformer en panneau publicitaire.

 

Sortis des quelques cas d'espèce ci-dessus, et des trolls qui te sautent dessus juste pour t'agresser gratuitement, je vous aime. Enfin presque. Enfin pas tous les jours. Enfin parfois.

Et si tu aime l'humour et que tu es blond à fort QI et à tweet rigolo, ça m'intéresse.

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06:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : réseaux sociaux, twitter, followers | |  Facebook | |  Imprimer | |

17/01/2013

Toi aussi décide de la couverture de ELLE

Bon.

Je m'étais un peu énervée contre le journal ELLE suite à une ligne éditoriale faite d'articles qui me semblaient un tantinet racoleurs et deconnectés de la réalité.

En faisant, en conclusion, une des sorties théâtrales et définitives dont j'ai l'habitude en mode "JE SORS DE LA PIECE COMME UNE PRINCESSE SLAVE DRAPEE DANS MON OFFENSITUDE, jamais je ne reviendrai".

Seulement elles sont malignes ces filles.

Très malignes.

Elles t'appâtent sur twitter. En te faisant des quizz sur la prochaine couverture (qu'on te présente floutée et toi tu dois deviner ce que c'est)

Evidemment avec ton esprit tordu, et pour faire ta maligne, tu réponds "Fassbender tout nu ?"

Et là on te répond "mais oui, bonne idée, pourquoi pas ?"

Tu rétorques "même pas cap".

Grosse erreur.

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Donc jeune fille si tu veux voir tes rêves se réaliser, n'hésite plus et reprend le hastag #Fassbendernuencouv sur twitter.

Je te rappelle au passage que tu PEUX avoir ceci

 

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Sans le pantalon.

Oui car chez ELLE visiblement on a des connexions et on connait du monde, on PEUT faire deshabiller la bête.

Je suis de toutes manières volontaire pour la séance photo.

Pour tenir les paravents lumière.

Ou n'importe quel élément utile à réaliser un cliché de qualité.

Je tiens très bien l'élément. 

Qu'on se le dise.

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19/12/2012

Bye bye Instagram

Il fut une fois une petite appli bien sympatoche sur laquelle on pouvait prendre des photos de chats, de bouffe, de monuments, de ton suédois perso ou de tes boobs si tu avais une tendance exhibitionniste avancée.

Tu pouvais même coloriser les dits boobs et en faire une oeuvre artistico-filtrée destinée à éblouir tes followers, les internets et l'univers tout entier.

Par un beau jour de (printemps, été, hiver ?) a petite appli épousa le très riche prince charmant bleu et blanc pour 1 milliard de brouzoufs.

Et ce qui devait arriver, arrivit.

Après quelques mises à jour plutôt encourageant, les conditions générales d'Instagram viennent tout juste de changer façon Facebook.

Et quand tu lis les petits caractères en bas de page, tu t'aperçois qu'Instagram peut désormais disposer de tes photos comme il veut.

Y compris les revendre à des fins commerciales à des partenaires à des fins publicitaires sans ne rien avoir à te demander.

Ton chat Kiki peut donc se retrouver sur toutes les affiches 4 X 3 de ta ville, égérie des croquettes BonMiaou, s'il a une bonne tête.

Sans que tu touches quoi que ce soit dessus. Ni toi, ni Kiki.

Le chat c'est pas très grave (quoique). Mais tes enfants ? Sur une pub d'un produit que tu n'aimes pas, par exemple.

Hmmm ? 

Pas glop.

Perso ce n'est pas la qualité intrinsèque de mes clichés dont je me soucie. Ils sont moches la plupart du temps.

Mais pour le principe que je râle.

Je suis une femme à principes (que je renie dès le lendemain en général, mais bon).

Ca m'emm... d'être prise pour du fond photographique dont on peut se servir gratuitement et à volonté à des fins commerciales. Même sur le principe.

Pour un fond photographique ou une truffe en fait.

En clair Instagram, qui ne coûte pas grand chose à entretenir, peut rapporter à Zuckerberg plein de sous en contrepartie, sans que tu voies le début d'un commencement d'un euro. Toujours sur le principe.

Mais les petits principes font les grandes rivières.

Donc que faire ? 

Sois tu t'en fous. Option 1. Ok.

Sois tu passes en compte privé. Il n'y a plus que tes followers qui peuvent voir tes photos. Elles sont donc un peu moins repérables. Mais il reste tes instagrams antérieurs qui trainent encore. Et même en compte privé, big brother aura toujours un oeil dessus.

Sois tu es un peu "bon puisque c'est comme ça" comme moi et tu récupères toutes tes photos en suivant la procédure ICI.

Et tu fermes ton compte.

Sans regrets.

Ce que je vais faire ce week-end quand j'aurais quelques minutes.

Oui mais alors que faire à la place me diras-tu ?

Il parait que la nouvelle petite appli Flickr est pas mal. Couplée avec une ou deux applis de traitement d'image, on doit pouvoir obtenir des résultats intéressants.

Ou sinon tu as d'autres alternatives ICI (en VO)

Je vais tester.

Ah pour info, au cas où tu ne l'aurais pas encore remarqué, que l'opérateur ait la main sur tes oeuvres c'est déjà le cas sur Pinterest.

Donc méfiance.

L'internet n'est plus une terre libre où tu peux batifoler dans les pixels comme tu veux, mon lapin.

Il y a de grands méchants loups qui cherchent à te croquer.

(Et pour laisser la parole à l'adversaire le statement du co-fondateur  sur le sujet publié hier soir sur le tumblr Instagram ICI )

 

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06:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : instagram, facebook, pinterest | |  Facebook | |  Imprimer | |

23/11/2012

Trop de live tweet tue le live tweet

Ca faisait environ un bon quart d'heure que je n'avais pas râlé contre quelque chose.

Une éternité. Je me dois donc de réparer cet incident, mon public me réclame.

On va donc le faire vite, court, efficacement.

Et sans détours.

Parfois, je dis bien parfois, certains live tweets sont vraiment pénibles.

Voire font carrément chier. 

Que tu ne t'intéresses pas à certains sujets, c'est normal, je conçois que certains râlent quand la politique envahit leur timeline par exemple.

Je suis la première à ronchonner contre le foot dont je me contrecogne avec une perçeuse à percussion.

Mais je conçois que ce petit jeu binaire de baballe aux piepieds puisse amuser nos amis les hommes.

Laissons-leur ce petit plaisir, sinon ils s'énervent, la testostérone ne s'évacue pas et après ils déclarent la guerre à la Belgique. 

Après tout, en cas de match international où Zlatan met des patates à la terre entière, on peut muter ou aller voir ailleurs si on y est, n'est-ce-pas ?

Non, je te parle du moment où une marque fait venir des gens à un évènement ou à une conférence et qu'elle leur suggère plus ou moins subtilement de twitter.

Et comme disait notre ami Brice, un tweet sur une marque ça va. C'est quand y'en a plusieurs que ça devient un problème.

Voire contre-productif pour la marque en question.

Car au bout du 25ème twitt sur "oh c'est chouette on boit du champage Capetille et fils et on s'amuse, avec le champagne qu'il est bon" que se passe-t-il ami Directeur de Communication ?

Moi-même et un certain nombre de mes confrères vont dérouler la gamme d'humeur qui va du léger agacement à l'énervement prononcé en passant par le grognement rauque et appuyer sur la fonction "mute".

Voire, nous allons éventuellement sortir la machine à scuds et t'en envoyer quelques-uns bien sentis.

Ce qui n'est va totalement a contrario du but recherché, j'imagine.

L'effet de tir de barrage avec salves massives sur twitter n'a pas forcément le même effet qu'une grande vague de pub bien placée dans les médias traditionnels, car ce n'est pas un média traditionnel.

Il faudrait éventuellement que tu t'en rendes compte.

Alors comme rien ne vaut un bon exemple, je vais t'en donner un. Hier une marque avec une couleur d'agrumes organisait une conférence sur ses nouveautés et avait invité visiblement un certain nombre de gens en leur donnant un hastag bien senti.

1/ Je n'ai strictement rien à cirer de la nouvelle boite à image de la marque. Ou de ses nouveaux abonnements qui vont te connecter à ta télé qui sera elle-même connectée à ton téléphone qui va te coûter deux reins.

2/ lire 25 fois de suite "Maurice Boutboul, Directeur de la nouvelle boite à image de la marque dit qu'elle est bien" j'en ai doublement rien à cirer CAR CE N'EST PAS INTERESSANT.

Si je veux connaître la vie, l'oeuvre et la pensée de Maurice Boutboul, j'irai me renseigner toute seule comme une grande fille.

Résultat ? Comme dit plus haut, ne pouvant de là où j'étais muter le hastag, j'ai balancé un scud sur la marque à l'agrume à mes presque 3500 abonnés (hé oui, moi aussi, je me la pète au max) avant de partir de twitter tellement l'impression d'être envahie était forte.

Je fais une nette distinction sur le fait que des gens AIENT une opinion sur un sujet en cours même si le sujet ne m'intéresse pas, même si ce n'est pas la mienne, même si je ne suis pas d'accord.

Et qu'il répètent mécaniquement les déclarations de Maurice Boutboul.

Ah et pour parer à l'objection "oui mais toi quand tu es dans les soirées de l'ambassadeur, tu twittes aussi".

Certes, j'en convient parfaitement.

Mais ayant pris au moins conscience de la lassitude que ceci peut provoquer chez les gens de l'autre côté de mon smartphone, j'essaye de limiter mes interventions, ou de les rendre un minimum drôles et intelligentes (pour l'intelligence c'est pas gagné, par contre). Ou alors de faire quelques jolis Instagrams. Ca marche aussi et c'est moins intrusif (enfin je trouve).

Après le ou la DirCo de la marque à l'agrume tu fais comme tu veux, c'est pas à moi de t'apprendre ton taf, hein.

Quoique...

Avec un peu d'imagination...

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06:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : twitter, live tweet | |  Facebook | |  Imprimer | |

23/10/2012

Marraine la fée.... De twitter

Je souhaiterais te parler dans le cornet acoustique d'une initiative bien sympatoche à laquelle je daigne participer.

Car oui, de temps à autres, je daigne. 

Ca me coûte, mais bon. Il faut faire preuve d'empathie avec le reste du monde parfois.

Ou du moins faire semblant.

Tu sais qu'il parait que sur twitter nous sommes en minorité, nous les filles.

Car nous n'oserions pas.

Parait-il.

Cette situation est intolérable.

Laisser un réseau social aux mains des mâles ne peut se concevoir.

On leur laisse déjà notre corps (enfin plus ou moins) et environ 5000 ans de domination. 

CA SUFFIT.

Nous aussi on a plein de de choses à dire et il est temps qu'on raconte nos histoires de vernis, de jules, de karaté, de tuning, d'impôts sur le revenu, d'enfants (oui, enfin pas trop les enfants, j'aime pas les enfants, tu le sais), de plans cul (enfin vous, pas moi, le meuri veille au grain quand même) , de pipeules, de high-tech, de low-tech, de musique, de brushing ratés, de larmes, de joies, de jeans trop petits, de politique, de PC, de Macs (les ordis, pas le souteneur), de noms de domaines, de soirées, de météo, de spectacles et de ... ce que tu veux.

Alors pour faciliter la venue en masse des plus timides sur les ailes de l'oiseau bleu (qui s'appelle Larry, au cas où tu l'ignorasses), nous avons décidé sur l'initiative de Mademoiselle Ségoségo de nous constituer en brigade chic et choc de marraines les fées de twitter.


Nous nous engageons à prendre des filleules et à les guider pas à pas pour qu'elles deviennent à leur tour de vraies fées du réseau social.

Et ainsi faire tache d'huile. 

Tout ceci est extrêmement organisé puisque nous avons déjà 

La page Facebook 

Le compte twitter

Un site qui nous présente avec notre bio détaillée 

Bio dont je suis assez fière d'ailleurs. Je considère que c'est la meilleure que j'ai rédigé parmi tous les parcours fantaisistes que j'ai pu commettre sur différents supports.

Je songe d'ailleurs à mettre la phrase "bonne à rien, mais capable de tout" au fronton de ce blog.

Et même un fort joli logo qui a été dessiné spécialement pour nous par .... un homme.

Bon, parfois, un homme ça peut servir, je l'admets (Pascal Mabille, si tu nous regardes...)

Donc, jeune gazelle effarouchée, n'aies plus peur et viens nous rejoindre sur twitter, cause qu'on s'y marre assez bien et parfois même plutôt beaucoup.

Des petites (ou grandes) fées t'y attendent pour parsemer ton chemin de pétales de roses et de caramels au beurre salé.

Et si tu te sens l'âme d'une pygmalionne (ou d'une pygmée, ou d'une lionne) viens aussi, on a toujours besoin de bonnes volontés.

Nous sommes déjà 65 femmes de bonne volonté, plus quelques femmes d'honneur - des hommes de bonne volonté - viens nous rejoindre.

Moi j'ai déjà ma filleule. Et toi ? 

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06:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : réseaux sociaux, twitter, les marraines, filles, parrainage, discussion | |  Facebook | |  Imprimer | |

25/09/2012

Ma vie sur les réseaux sociaux

J'ai commis un long billet sémantico-portnawak sur twitter hier.

Je pondrai donc un très court billet sémantico-portnawak sur facebook aujourd'hui.

Tu crois peut-être que je vais bosser TOUS les jours ? 

Non. Je suis une grosse feignasse, j'ai une idée percutante de billet une fois de temps à autres seulement, le reste du temps c'est de l'enfumage.

Il parait qu'un bug géant a fait apparaître les messages privés sur les murs de certains abonnés.

Gênant.

Très.

Enfin, moi je n'ai rien de compromettant sur Facebook, je me méfie de Zuckerberg, ce type n'est pas net.

(pas net, humour, tagada, tsouin tsouin)

Juste un truc par contre.

Si jamais Jack Dorsey, le patron de twitter mélange alcool et médocs et appuie par erreur sur le bouton "messages privés"

Et qu'ils sortent en public.

Autant te dire que je peux prendre direct un billet aller simple pour la Papouasie occidentale vu les bombes à retardement contenues dans ce dossier.

Je vais donc aller tout supprimer par sécurité.

Il parait que Jack picole énormément ces derniers temps.

Pour oublier qu'avec les copines on lui parle cunnilingus et grand nez vers 22.30/23 h sur twitter.  

Etant donné qu'il a commis l'énorme erreur d'avoir un compte (@Jack pour info)

Et que selon la théorie de certaines, un grand nez serait un bonus dans le cunnilingus, pression supplémentaire au bon endroit oblige.

(et que Jack a un TRES grand nez)

Si.

Je t'assure.

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24/09/2012

Le jeu des (7 ou plus) familles de twitter

J'y passe ma vie ou quasiment.

Il était donc normal qu'un jour je me lance dans l'étude socio-typologique de twitter.

Etude menée au doigt levé dans le vent avec le plus grand sérieux, bien évidemment.

Et que l'institut CSA ne renierait pas (Yves-Marie, si tu me lis...)

Evidemment, je n'invente rien, évidemment, l'exercice a déjà été fait à moultes reprises.

Mais ce sera la mienne d'étude à Manu qu'elle est bien et peut-être que dans 200 ans les élèves de CE1 l'étudieront en cours de réseau social, qui aura remplacé la géographie, dont tout le monde se contrecognera puisque tu peux d'ores et déjà contacter le Kazakhstan en 1/4 de seconde, donc à qui ça sert de savoir où ça se situe.

Donc.

Petite typologie de qui et quoi je vois passer sur twitter.

LES ADOS

font des tweets à base de Justin Bieber, de kikoolol et de ta mère la pute. Sémantique assez limitée du genre "Les Onedirectioners allé tous vous fer metre" (with les fautes) ou "j'aime trop fort les slims rouges" . Sont trop mignons quand il pensent que toi aussi tu as 15 ans et demi ou que tu pourrais leur servir de mère de substitution. Sinon difficiles à suivre. Comme les ados dans la vraie vie en somme. Mais gentils. Ou casse-couilles en fonction des jours


LES NERDS

Ont un langage codé difficilement accessible au commun des mortels à base de protocole, de HTML, d'adresse IP, de boucle de redirection et d'engins mystérieux. Parfois on a l'impression qu'ils vivent dans une dimension parallèle avec Sheldon Cooper. Grâce à eux tu sais quand va sortir l'Iphone 5, tu as toutes les keynotes d'Apple en streaming et les bonnes adresses de sites qui vont bien. Se moquent des bloggeuses mode mais sont tout aussi hystériques devant un nouvel OS qu'une fashionista devant le dernier it-bag. Utiles en cas de panne chez toi, tu en trouves toujours un en ligne qui peut faire le SAV. Quand il n'est pas occupé à démolir l'hérétique d'en face qui utilise un MAC alors qu'il est PCiste (tous des moutons) et vice-versa (tous des abrutis).

 

LES POLITIQUES

Principale activité ? S'engueuler. D'un camp à l'autre bien sur, les grands sujets de société donnant lieu à un échange de noms d'oiseaux en 140 caractères qui égayent souvent, il faut bien le dire, notre petit quotidien. Mais, surtout, dans le même camp. Les différentes composantes d'un même parti s'envoyant régulièrement sur twitter des scuds à base de "espèce de néo-réactionnaire" "tu n'es qu'un vulgaire marxiste reconverti" "l'écologie n'est pas un vrai mouvement" ou tout simplement "pauvre cloche". Assez amusant parfois. Saoulant souvent. Surtout quand les arguments échangés ne dépassent justement pas le "pauvre cloche"

 

LES PIPEULES

Mon conseil ? Zappe. Aucun intérêt à 95 % du temps. A part nous faire part de leurs agendas et du fait qu'il ont rencontré un encore plus pipeule qu'eux (avec qui ils se sont fait prendre en photo). Essayent parfois d'être drôles. Ne le sont pas. Ou plus exactement leurs CM ne le sont pas. Parce qu'ami non initié, rares sont les pipeules qui tweetent eux-mêmes en fait. Ah si, les has-been twittent eux-mêmes. Car twitter constitue une excellente base de repli pour les ex-, demi- et presque- vedettes (genre anciens de Secret Story) qui déclenchent des clashes sur tout et n'importe quoi pour s'y faire de la pub. Plus une "célébrité" est provocatrice, plus elle est has-been c'est le principe des vases communiquants.

 

LES INFLUENTS

Ne te parlent pas si tu as moins de 15680 followers comme eux. Et encore. Parlent souvent avec les pipeules ci-dessus. De trucs qu'ils ont fait entre gens de bonne compagnie "l'avant première du bar à oxygène de l'hôtel Intercontinental à New-York c'était géniaaaaaal" "J'étais avec Lady Gaga backstage, c'était géniaaaaal" "J'ai discuté avec Jean-Claude Vandamme à la soirée Brossard, c'était géniaaaaal" "J'ai serré la main de François Hollande, c'était géniaaaaal" . Encore plus ennuyeux que les pipeules, parce qu'ils ne sont même pas pipeules, mais il pensent qu'ils le sont, sans l'être. Tu me suis ? Non ? C'est pas grave, j'arrive à me comprendre, c'est l'essentiel.

 

LES FILLES

Vaste communauté de 18 à .... On a dit qu'on ne parlait pas d'âge, qui échange en vrac les photos de vernis, les adresses de pâtisseries et de sites de déco, les photos d'hommes nus, de chats, et de tweets à base de "TROOOOOP CHOUUUUU" et de "tu crois qu'il en a une grosse" ? J'hésite à inclure les mères et les cuisinières dans le lot de peur de me faire lapider (je suis lâche). Mais quand même, parfois vers 22.30/23.00 les mères et les cuisinières se lâchent et commencent à me demander des photos de mecs à poil. J'ai des noms. Je les garde en cas de besoin pour faire des dossiers. Je peux les donner contre un gros chèque ceci dit. Ou contre une photo de mec à poil, ça suffira.

 

LES GARS

Vaste communauté de 18 à... Boh les mecs ont toujours 18 ans dans leur tête de toute manière, qui échange des photos de footballeurs, les adresses de bars et de sites de pièces détachées, les photos de femmes nues, de chats (oui, ça tu n'y coupes pas quelque soit le sexe), et de tweets à base de "Zlatan est trop fort" et de "tu crois qu'elle est bonne" ? J'hésite à inclure les pères et les cuisiniers dans le lot de peur de me faire lapider (je suis lâche). Mais quand même parfois, vers 22.30/23.00 les pères et les cuisiniers se lâchent et commencent à me demander des photos de mecs à poil ....

Mouahahahahah (j'ai des noms aussi) (je les garde pour mes dossiers)

 

LES POETES

Parfois au milieu d'une mer d'ennui et de tweets vides de sens arrivent LA perle en 140 caractères qui te fait faire un "O" muet d'admiration avec ta bouche et penser "PUTAIN J'AURAIS VOULU ECRIRE CE TRUC". Drôles, poétiques, sarcastiques, percutants, ils sont quelques-uns à ciseler leurs tweets et leurs pensées comme un orfèvre cisèle un petit bijou. Heureusement que ces gens existent. On devrait les canoniser et construire un temple à leur gloire. Ils sont les 5 ou 10 % qui font que twitter vaut le coup d'y rester.

 

LES TROLLS, LES STALKERS, LES HATERS

Ils font notre amusement, et notre exaspération. Ils sont là par pure méchanceté et pour piétiner tout ce qui se présente sur leur écran. Ils sont le yin de ton yang, le professeur Moriarty de Sherlock Holmes, le Nadine Morano de la politique, le méchant de service. Jouer avec est parfois assez distrayant du coup. Faire exploser un troll en vol est un exercice intellectuel assez enrichissant, voire carrément jouissif, quand tu as du temps à perdre et le moral au beau fixe. Sinon, ne pas répondre est la meilleure solution. Le gusse d'en face se fatiguera assez vite de crier tout seul dans le vide. Au pire, l'option "bloquer" existe toujours. Je préfère encore les trolls aux stalkers. Les gusses pas méchants, mais un peu (voire très) lourds, qui te bombardent de tweets dès que tu mets un pied sur twitter alors que tu n'as qu'une envie très modérée d'échanger avec eux. Tu t'en veux d'être abrupte avec eux. Donc tu les garde. Ils te  harcèlent. Jusqu'au jour où tu n'en peux plus et tu les bloque. Et là c'est le drame. 24 h de cris et de larmes. 

 

LES CHRONIQUEURS

Commentent l'actualité. Toute l'actualité. De A à Z. Pratique pour suivre les évènements en temps réel. Moins drôle quand tu en est à ton 377ème "RIP Mireille Mathieu" ou "Le Kazakhstan vient d'être libéré". Parfois les chroniqueurs pensent aussi que leur avis sur l'actualité compte vraiment. C'est à ce moment précis qu'il faut leur rappeler que ... Non, en fait. Ce que je me charge de faire avec ardeur et délectation. Ce qui me classe directement dans la catégorie ci-dessus à leurs yeux. J'en conviens. C'est moyennement civique. Mais assez jouissif. Sous-catégorie des chroniqueurs : les live-twitters qui nous font partager leurs programmes télé. Pour le meilleur (nous avons connu quelques moments épiques de télé connectée) et le pire (je ne jetterai la pierre à personne, mais quand même).


 

ET MOI

A priori, je suis un concentré de tout ce qui précède. Donc parfaitement insupportable. Mais je balance des photos de mecs à poil vers 22.30/23.00 ce qui semble plaire à un peu plus de 3000 personnes. J'ai les noms. Comme je disais plus haut, ça servira toujours en cas de besoin.

Tremble, twitter

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Web | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : twitter, catégories, réseaux sociaux | |  Facebook | |  Imprimer | |

21/09/2012

Ras la parodie

Je voudrais pousser un cri strident de déchirement pleuvral

HIIIIIIIIIIIIII

Et râler. 

Ca faisait au moins deux bonnes heures que j'étais gentille, c'est trop.

J'en ai marre des parodies sur le net.

Pas un truc un peu original qui sorte sans qu'on se gaufre 32692 reprises plus ou moins drôles de l'OVNI.

Rappelle-toi des types en justaucorps avec poutre apparente qui dansaient sur le single ladies de Beyoncé, des parodies en eskimo de Bref, ou de - horreur totale - l'adaptation Rochechanesque de "Call me Maybe" qui te reste bien dans le crâne 3 semaines après.

Et aujourd'hui, c'est le défilé des imitations de Gangnam style. Un truc électro-asiatique avec une chorégraphie bondissante qui est presque un appel "oh oui, parodie-moi"

Je n'en peux plus.

Dis Monsieur Plus, on peut pas avoir des choses un peu originales au lieu de la énièmes recopie de  ?

Parce que si c'est le futur des internets, je te préviens, moi je me casse.

Ca, c'est dit.

Court mais efficace dans le message, non ?

Non ?

Bon, dans ce cas, il ne me reste qu'à faire une parodie de ce billet.

Pour faire passer le message.

...

Je voudrais pousser un cri strident de déchirement pleuvral

HIIIIIIIIIIIIII

Et râler. 

Ca faisait au moins deux bonnes heures que j'étais gentille, c'est trop.

J'en ai marre des parodies sur le net.

Pas un truc un peu original qui sorte sans qu'on se gaufre 32692 reprises plus ou moins drôles de l'OVNI.

Rappelle-toi des types en justaucorps avec poutre apparente qui dansaient sur le single ladies de Beyoncé, des parodies en eskimo de Bref, ou de - horreur totale - l'adaptation Rochechanesque de "Call me Maybe" qui te reste bien dans le crâne 3 semaines après.

Et aujourd'hui, c'est le défilé des imitations de gangnam style. Un truc électro-asiatique avec une chorégraphie bondissante qui est presque un appel "oh oui, parodie-moi"

Je n'en peux plus.

Dis Monsieur Plus, on peut pas avoir des choses un peu originales au lieu de la énièmes recopie de  ?

Parce que si c'est le futur des internets, je te préviens, moi je me casse.

Ca, c'est dit.

Court mais efficace dans le message, non ?

Non ?

Bon, dans ce cas, il ne me reste qu'à faire une parodie de ce billet.

Pour faire passer le message.

(ayé t'as compris là, ou je recommence ?)

(Bon j'admets la version chatroulette de Call Me Maybe était quand même à hurler de rire, ta tête des gars, franchement....)

06:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : parodies, bref, single ladies, call me maybe, gangnam style | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/07/2012

"Je ne vais plus sur internet" est le nouveau snobisme

Depuis quelques mois on voit fleurir des déclarations fracassantes de gens qui abandonnent le cyber monde.

Principalement intellectuels, ou prétendus tels, ils ou elles rejettent "l'esclavage" et "l'abrutissement" crée par internet et les réseaux sociaux.

C'est rigolo, on pourrait ressortir les discours de leurs prédécesseurs il y a une quarantaine d'années qui disaient exactement la même chose de la télévision.

Je suis prête à parier qu'en remontant dans l'histoire, leurs grands-pères parlaient de façon similaire de la TSF.

Et qu'on entendait déjà ce même discours au moment de l'invention de l'imprimerie.

Parmi d'autres, Nick Bilton, qui a décidé de ne plus répondre à ses emails.

Lui, sa démarche peut se comprendre, voire se partager.

L'email, courrier électronique qui facilitait la communication d'un bout de la planète à l'autre il y a encore quelques années présente finalement les mêmes défauts que son ancêtre papier. Envahissement, courriers indésirables, tri régulier à faire sous peine de piles qui s'alourdissent chaque jour. Je déprime à chaque retour de vacances devant les 4 ou 500 mails qui m'attendent au bureau. Du coup, je fais comme lui, je ne les ouvre plus. Je me dis que si vraiment il y a une urgence, on viendra me le signaler. 

Mais que dire des autres, Frederic Beigbeder en tête. Egerie masculine de la branchouillerie parisienne, il a décrété qu'il n'aimait ni les livres électroniques, ni Facebook, ni twitter qu'il considère le nez pincé comme un espèce d'égout à ciel ouvert où se déversent toutes les bassesses du genre humain. Un cloaque boueux bien trop sale pour ses jolies chaussures de créateur.

Ou encore de Kolia Delesalle, journaliste à Télérama qui annonce de façon très scénographiée son retrait de twitter "adieu peuple, je me drape dans ma dignitude et je me retire sous vos applaudissements". "Je retourne dans la vraie vie" dit-il en prenant bien la peine de préciser qu'il a été inondé de SMS et mails qui se lamentaient sur sa défection  du style « Qu'est-ce que tu fous ? » ; « Je rêve ou tu as quitté Twitter ? » ; « C'est quoi ce bordel ? » ; « Tout le monde se demande ce qui se passe ! »

Mais bien sur. Comme c'est crédible. Twitter a une mémoire de poisson rouge. Tu es généralement oublié au bout de 2 minutes maximum. Même par tes plus fidèles followers.

Arrête un peu ton cinéma Kolia, partir, vraiment partir c'est se retirer sans explication et stopper net, sans fleurs ni couronnes. Tu ne pars pas vraiment, tu te fais de l'auto-promo, point. Tu es comme les vieilles actrices qui font leurs adieux en pleurant sur scène et reviennent l'année suivante, ce par quoi tu conclus ton billet d'ailleurs. 

"Je suis vivant" dis-tu. Ce qui signifie que nous pauvres esclaves du pixel, nous sommes des zombies enchaînés à notre clavier. Mais que toi, tu as vu la lumière et que donc, tu es un être infiniment supérieur.

Quelle prétention sans bornes.

Quel snobisme.

Car apparemment, pour toi Beigbeder et ceux qui pensent de façon similaire, il est de bon ton de mépriser la cyber communication. 

Plus que la cyber communication d'ailleurs, il est de bon ton de mépriser tout ce qui est populaire, répandu, partagé voire universel.

Les anglo-saxons appellent cela le mainstream le "courant principal" 

Je connais cette tendance, je la pratique aussi. Je méprise le mainstream en cas de mauvais goût et la qualité discutable.

Mais notre différence fondamentale est que mainstream ou pas, quand quelque chose est bon, beau, de qualité ou bénéfique, je suis volontaire pour faire le mouton avec les moutons.

Je suis une pauvre victime consentante de l'esclavage électronique et d'Apple réunis. Qui m'ont sans doute apporté plus, beaucoup plus que les seules relations que j'aurais pu avoir IRL. Et ouverts des horizons que je n'aurais pas soupçonné il y a quelques années.

Je suis donc une pauvre fille perdue et à moitié débile, selon vos critères, messieurs.

Juste un truc, si le clampin qui a inventé le feu avait écouté votre ancêtre qui lui disait à l'oreille "le feu ? C'est tellement vulgaire, ça va nous rendre esclave de notre nourriture", on en serait encore à manger de la viande crue sur nos genoux vêtus de pagnes en feuilles de bananier.

Pour ma part, je préfère déguster un steak à point avec quelques vêtements stylés sur le dos et tapoter sur un clavier.

Chacun sa lobotomie. J'ai choisi la mienne.

 

tweet-zombie1.jpg

Et fière de l'être...

 

06:00 Publié dans Actualités, Les chroniques à Manu, Web | Lien permanent | Commentaires (29) | |  Facebook | |  Imprimer | |