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30/01/2013

Voleurs, tricheurs, plagiaires, sangsues

La récente mésaventure d'une de mes consoeurs qui s'est fait phagocyter un instagram par une célébrité qui n'a pas daigné sourcer la photo et s'en est laissé attribuer tous les mérites m'a subitement rappelé combien je détestais les voleurs, tricheurs, plagiaires et autres sangsues.

Sans être un modèle de vertu moi-même, je ne comprends même pas le concept en fait.

Quel est l'intérêt de s'attribuer un travail qui n'est pas le sien ? 

Surtout de nos jours de les internets où le moindre paragraphe emprunté se repère tellement facilement, même si c'est fait à l'autre bout de la galaxie.

Il y a même des gens dont c'est devenu la spécialité.

Fact ou text checking oblige.

Tôt ou tard, la supercherie refait surface et non content de te traîner à vie une réputation de tricheur (car les internets en plus de tout repérer, n'oublient rien), tu te tapes la tehon du siècle.

T'as pas de talent, t'as pas de talent, quoi, c'est pas un drame. 

Des milliards d'êtres humains ont vécu très heureux sans aucun don pour quoi que ce soit.

Et normalement, si tu es bien dans ta peau, tu n'as pas besoin d'emprunter la personnalité d'un autre pour exister.

Même verdict pour les gens qui s'inventent un public.

Tiens, ceux qui s'achetent des amis ou des abonnés sur les réseaux sociaux. 

Quel intérêt d'avoir un plus gros kiki que son voisin ?

Pour être repéré ? Se faire mousser auprès de son voisin ? Etre invités dans des coquetailles mondains parce qu'on a beaucoup BEAUCOUP de followers ?

Ca marche un temps, certainement.

Mais d'un, on repère aussi facilement tes abonnés qui viennent de Corée avec un oeuf en photo de profil, deux, si tu n'as AUCUN talent pour alimenter ta page ou ton compte,  on le repère aussi très facilement. Et très vite.

Avoir 127898 followers quand tu ne twittes que "hihihi je suis là" ou "j'ai mal à la tête", ... Enfin, tu vois ce que je veux dire.

Que tu veuilles émerger, ok, en trichant un peu, ok. Je peux éventuellement compatir. Ca va te retomber sur les Louboutins un jour ou l'autre de toutes manières.

Mais il y a un truc que je hais plus que tout.

Et quand j'emploie le mot haïr c'est en toute connaissance de cause.

Les sangsues.

Ceux qui se collent à toi pour profiter de l'appel d'air. Pour ramasser trois miettes. Les pique-assiettes. Les suce-roues. 

Qui essayent de t'imiter. De récupérer tes bons mots. De se faire inviter avec toi. 

En te cirant les pompes et le reste au passage.

Je déteste les flatteurs.

Je ne veux pas être flattée. J'ai un égo suffisamment développé et une conscience assez nette de ce que je vaux pour ne pas avoir besoin qu'on me jette des pétales de roses avec un jet à haute pression.

Et pire, ceux qui ne te jettaient même pas un regard avant, et qui se ruent sur toi comme si tu était leur meilleure amie depuis 10 ans dès que tu as un soupçon de notoriété ou un réseau qui commence à s'étoffer.

J'ai deux énormes défauts : une rancune très tenace et une susceptibilité aussi aigüe que le pic du Midi.

Je vous vois, je vous repère, sachez-le, je vous regarde d'un air amusé vous ridiculiser pour une parcelle de notoriété. 

Je n'en pense pas moins.

Je vous méprise.

De toute la hauteur de ma petite taille. 

 

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A propos, pour être cohérente avec moi-même, je ne vais plus "emprunter" de photos sur internet pour illustrer mes billets sauf photos de personnages publics, ou en les créditant. Je viens de me faire taper sur les doigts, avec raison, pour l'avoir fait. Je vais donc être obligée de me mettre à la photo sérieusement. Ce pour quoi, je confirme, je n'ai aucun talent. Mais au moins ce seront les miennes.

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : copie, plagiat, imitation, flatterie, internet, oeuvres, droits d'auteur | |  Facebook | |  Imprimer | |

29/01/2013

J'ai testé pour toi....

Si tu viens par ici de temps à autres, ou de autres à temps, tu sais qu'un jour de solitude et d'alcool on a décidé avec les copines de tester les afternoon teas des grands hôtels ou palaces parisiens.

Après celui du Shangri-La nous avons eu l'honneur et l'avantage de tester celui du Four Seasons Paris - George V.

Oui, on ne recule devant aucun sacrifice pâtissier pour toi, jeune lecteur/trice.

(et à la fois, c'est moyen comme sacrifice à dire vrai).

Car à partir du moment où tu mets le pied dans le hall de l'hôtel ...

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Et que tu arrives devant le restaurant.

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Tu sais que tu vas vivre un moment d'exception.

Et moment d'exception tu vivras.

Car ce n'est pas un simple quatre heures que l'on va te proposer mais un vrai mini-repas qui peut aisément te permettre de te dispenser de déjeuner le midi ou de diner le soir.

Sauf si tu as un très gros appétit.

Car dans un palace, un goûter se conjugue aussi....

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Avec champagne rosé....

Avant l'arrivée du service d'un copieux (très copieux) goûter sur 3 étages....

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Avec des petits sandwiches salés dans des pains aromatisés (épinard, entre autres)

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Des scones, madeleines, carrot cake et autres muffins...

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Pour finir en douceur par des pâtisseries et verrine

gourmandes

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Avec délicieux thé à volonté.

Tout ceci dans une ambiance enchantée et avec un accueil et un service absolument hors pair, dont je tiens à souligner l'excellence.

Le Four Seasons George V ne mérite pas son label "palace" pour rien.

Difficile de s'arracher à cette bulle de luxe et de douceur.

Un dernier coup d'oeil à la cour intérieure illuminée et sous la neige !

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Et c'est déjà malheureusement l'heure de repartir !!

Je ne peux évidemment que vous conseiller de tenter l'expérience si vous en avez l'occasion pour vivre un moment exceptionnel.

Oui, comme je le précise à chaque fois, ce n'est pas forcément donné.

Mais, économisez plutôt deux restaurants moyens et offrez-vous un peu de rêve !!

Un grand merci aux équipes du restaurant du Four Seasons George V pour leur accueil et tout particulièrement à Hélène Avril

06:00 Publié dans Sorties | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : afternoon tea, four seasons, george v | |  Facebook | |  Imprimer | |

28/01/2013

d'Ingrid Betancourt à Florence Cassez

Souvenons-nous : il y a quelques années, Sainte Ingrid de la foret amazonienne, mater dolorosa, martyre, victime des méchants FARC dont les comités de soutien chantaient les louanges sur tous les tons avec marches blanches et vente de tee-shirts.


Icone à laquelle il ne fallait surtout pas toucher. Pure, héroïque, quasi-sainte. 

Dont la libération avait été suivie minute par minute par la presse en délire avec en apothéose la réception à l'Elysée par un Nicolas Sarkozy bouffi d'importance et de son statut de libérateur en chef. 


Sans minimiser les souffrances de cette femme retenue pendant des années par des gens moyennement sympathiques au milieu de nulle part dans des conditions atroces, ni celle de sa famille, l'iconisation d'Ingrid et le déferlement médiatique précédant et succédant à sa libération m'avait profondément exaspérée.


J'avais osé exprimer mon opinon, à la plus grande indignation de quasi-tous mes interlocuteurs et au risque de me faire traiter de monstre froid et égoiste.

La suite des évènements ne m'a pas donné tort, semble-t-il. 

A posteriori la dame n'était pas ni aussi désinteressée, ni aussi gentille, ni aussi détachée des contingences matérielles qu'on avait bien voulu le dire.

Il s'est avéré que malgré tous les avertissements, elle s'était volontairement rendue dans la jungle, pour faire un "coup" électoral, pensant que les FARC la retiendraient quelques jours avant de la libérer.

Que les capitaux finançant sa campagne n'étaient pas toujours très clairs,  ou encore que sa famille avait parfois des amitiés et des connexions douteuses.

Certains otages américains emprisonnés avec elle l'ont décrite «égoïste, arrogante, manipulatrice» ; Noël Saez, ancien émissaire de la France en Colombie l'a jugée «ingrate» car elle ne l'a jamais remercié ; son mari Juan Carlos Lecompte, estime qu'elle l'a trahi et abandonné brutalement en demandant le divorce.

Même Clara Rojas, son assistante lors de sa campagne électorale et détenue en même temps dans la jungle colombienne, pourtant très proche d'Ingrid Bétancourt au moment de leur capture, n'a pas hésité à décrire une femme mesquine, seulement préoccupée par son propre sort et prête à toutes les bassesses pour avoir une situation plus confortable. Elle reproche également son attitude à la famille Bétancourt. Qu'elle accuse d'avoir caché des preuves de vie la concernant «par jalousie», afin qu'Ingrid conserve le «rôle principal» dans cette histoire.

Sans l'appui d'un entourage très aisé disposant des bons appuis politiques, Ingrid Bétancourt croupirait peut-être encore dans la jungle, comme c'est le cas de nombreux autres otages.

Règlement de compte ou vérité, son image apparait beaucoup plus contrastée aujourd'hui, comme le résume cet article du journal Le Point

Et ne méritait peut-être pas l'iconisation, la martyrologie et le déferlement médiatique lors de sa libération avec tous les médias en boucle minute par minute sur ses moindres faits et gestes.

On retrouve aujourd'hui les mêmes symptomes dans l'affaire Florence Cassez. 

Innocente ou coupable, même si ses actes ne sont pas toujours très clairs, elle a payé, elle est restée 7 ans enfermée, dans de probables conditions que je ne souhaite à personne.

Mais qu'on en fasse une icone martyre de la souffrance innocente avec déferlement médiatique en boucle pendant 48 heures autour de son retour, reléguant d'autres dossiers dont la crise au Mali ou en Algérie dans l'ombre,  laissez-moi esquisser une moue dubitative.

J'ai personnellement du mal à croire qu'elle ait fréquenté un parrain Mexicain qui, entre autres,  enlevait des gens contre rançon sans se douter un minimum de ses activités.

Les gangsters Mexicains sont notoirement connus pour leur sobriété et leur discrétion.

Cela ne la rend pas coupable pour autant.

A part éventuellement de complicité passive qui ne justifie  pas 7 longues années de détention.

Mais n'explique pas non plus qu'on l'accueille avec plus de flonflons et de trompettes que certains otages qui, eux, se retrouvent détenus dans des conditions encore plus difficiles, et n'ont rien demandé à personne.

Je ne suis pas certaine que la libération d'Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier, qui ont été aux mains des Talibans en Afghanistan pendant 18 mois ait suscité autant de bruit médiatique, par exemple.

Les quelques discussions que j'ai pu avoir avec mon entourage sur le sujet montre que son cas intéresse d'ailleurs plus les médias que le reste.

Voire exaspère tant la seule version des faits qu'on nous livre est celle de ses défenseurs.

Or, comme pour celle d'Ingrid Betancourt,  il reste des zones d'ombres dans cette histoire.

Si on reprend les faits côté Mexicain, son arrestation a été mise en scène, certains temoignages ont été fabriqués, mais d'autres restent assez troublants sur son rôle.

Notamment ceux de certains ex-detenus de son petit ami qui insistent sur son rôle actif dans les détentions d'otages.

A lire ce témoignage (en espagnol, mais compréhensible).

Pour une majorité de Mexicains, elle est bel et bien coupable, même si sa peine de prison était démesurée et il peinent à comprendre sa libération. La justice Mexicaine n'a pas formellement conclu à son innocence, même si elle a été libérée.

J'ai été assez troublée, je l'avoue par son attitude juste après son retour en France.

Outre le fait qu'elle demande à Sarkozy de venir l'accueillir (pour rendre l'évènement plus spectaculaire ?) je l'ai trouvée très à l'aise médiatiquement parlant, enchaînant les interviews et ne laissant filtrer que très peu d'émotion. Froide. Distante. Presque calculatrice.

Il y a une différence entre la retenue et le contrôle. Je dirais qu'elle était plus dans le contrôle que dans la retenue.

Je m'attendais presque à ce qu'elle dise "je raconterai tout dans mon livre qui va sortir dans quelques mois".

En attendant, plus de 2000 autres français sont détenus, en prison ou otages,  partout dans le monde et croupissent parfois en détention depuis des années sans que leur cas mobilise l'opinion.

Ni nos cher médias avides d'information spectacle qui peut gonfler leur audience, jusqu'à la nausée de leurs auditeurs/spectateurs/lecteurs.

Coupables ou innocents, le silence qui les entoure contraste encore plus avec le bruit fait autour de l'affaire Cassez. 

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24/01/2013

Mot dièse

Par la grâce du génie français, de l'exception culturelle et de la loi Toubon réunis, un fonctionnaire zélé à trouvé bon de traduire le terme "hastag" par "mot-dièse

Ce qui 

1/ ne veut strictement rien dire

2/ n'est même pas exact puisque la traduction la plus intelligente serait plutôt "balise" ou "mot-clé" ou "étiquette", par exemple.

Je propose donc dans la même veine que l'on traduise

"internet" par "entrefilet"

"Facebook" par "VisageLivre"

"FourSquare" par "4carrés",

"Instagram" par "GrammeInstantané"

et "Tumblr" par "Tombelaire", tant qu'on y est.

Twitter deviendrait aussi "gazouiller", les twittos des "gazouilleurs" et un RT un "RG". Un Retour de Gazouillis.

Puisqu'on est dans l'absurde, autant y aller à fond.

Je rappelle donc à nos chers fonctionnaires que la langue française est, ou était, comme la France, une terre d'accueil.

Des gens et des mots.

Le vocabulaire français moderne puise largement dans des termes "étrangers".

Au hasard, abricot, moka ou assassins qui viennent  de l'arabe (les haschichins étaient des tueurs qui consommaient du haschich),  kitsch qui vient de l'allemand ou encore bistro qui vient du russe "bouistra" qui veut dire "vite".

Sans parler des anglais week-end ou beefsteack qui font désormais partie du langage courant, et qui ne sont même pas adaptés.

Je ne parle même pas non plus des divers argots qui puisent largement dans tous les langues et patois divers, du kabyle au manouche en passant par les divers dialectes ivoiriens ou sénégalais.

Dits argots qui finissent par remonter dans le langage courant.

Fatalement.

C'est ce qui fait qu'une langue reste vivante et non pas figée sous une couche de poussière sémantique.

Je suis de ceux qui pensent qu'une langue doit évoluer en tous cas. Et que vouloir la fixer dans sa "pureté" finit toujours par la tuer.

Sans aller dans un extrême de langue écrite phonétique ou façon SMS, je suis pour la simplification et l'ouverture du français en préservant ce qui fait son charme et son originalité.

Ce qui n'est pas une mince affaire, évidemment.

Mais nous avons tout un tas d'experts très qualifiés qui pourraient s'y coller.

La langue française est magnifique, poétique, musicale ...

Mais compliquée, trop compliquée, Truffée de règles grammaticales et orthographiques incompréhensibles dont peu de gens peuvent expliquer l'origine. De temps dont personnes ne se sert plus. De conjugaisons irrationnelles. D'accords obscurs.

Qui, vraisemblagement empêchent ou freinent aussi son apprentissage à l'étranger. Et font perdre des heures et des heures à des écoliers alors que les programmes scolaires sont chargés et que ce précieux temps pourrait être utilisé à d'autres apprentissages.

Oui, je suis convaincue qu'on pourrait simplifier le français sans le dénaturer en gardant son charme et sa musique.

Et pas en francisant à marche forcée et avec des équivalents approximatifs et ridicules des termes sans vraiment d'équivalent chez nous.

Laisse le hashtag vivre sa vie de hashtag. 

Et dis-toi que pour dire "rendez-vous", les anglais disent ... "rendez-vous". 

Visiblement ça ne les empêche pas de dormir.

 

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06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : hastag, twitter, langue, grammaire, orthographe, français | |  Facebook | |  Imprimer | |

22/01/2013

Collection de rateaux

Tiens ça fait longtemps que je t'ai pas raconté ma vie.

Ca fait 5 ans que je te la raconte, ma vie, mais si tu viens, c'est que mon nombril doit t'intéresser plus ou moins.

Avoue.

De temps à autres j'ai un petit coup de nostalje.

Tu sais le moment où j'étais jeune et belle.

Oui, bon, ok, le moment où j'étais jeune.

Je la joue comme ça, loveuse, avec des suédois qui me tombent dans les bras à la pelle...

Mais, en parlant de pelle, j'ai aussi une collection de rateaux assez conséquente.

Avec la détestable habitude de draguer beaucoup plus haut que son physique, ça n'a rien d'étonnant.

Et malheureusement pour la tranquillité de ma vie sentimentale, mon goût du bellâtre ne date pas d'aujourd'hui.

Déjà en CM2, j'avais des vues sur Jean-Paul, le playboy de la classe (qui si mes vagues souvenirs ne me trompent pas était... très blond).

Et qui m'a préféré Josiane Gardebois (ou un truc du genre) nymphette aux grands yeux pleins de cils immenses et tout en jambes.

Depuis je déteste les filles tout en jambes.

Je déteste toutes les filles plus belles que moi en règle générale de toutes manières.

Donc, les rateaux .

Et oui, bizarrement j'ai plus tendance à me rappeler ces affreux moments de vexation que de mes conquêtes. 

Bizarrement.

 

Le rateau t'es moche : 

Très utilisé. J'y ai eu droit entre disons 14 et 17 ans, pendant 3 ans d'âge ingrat. Avec toutes les variantes du très sec "n'y pense pas une seule seconde, ça va pas la tête ?" au plus diplomatique "on ne va pas gâcher  notre amitié pour ça" en passant par le vexant "oui, tu es très sympa, tu as le téléphone de ta copine, par hasard ?"

(classique)

 

Le rateau vomito :

sens garçon - fille : après un roulage de pelle en règle "heu, on va arrêter un peu, je ne me sens pas très bien" (ce qui m'a conduit à m'interroger sur la fraîcheur de mon haleine)

sens fille - garçon : pour avoir le courage d'aborder un beau gosse, tu bois, tu bois, et... tu bois. Ton audace augmentant proportionnellement avec ton alcoolémie, tu montes au front. Et en ouvrant la bouche, ton amour et le reste se déverse sur le pauvre garçon qui n'en demandait pas tant. La honte totale.

 

Le rateau nationalité :

"j'adore les anglais" "je suis écossais, salut"

 

Le rateau nationalité bis :

"j'adore les anglais" "je suis irlandais, salut"

(j'ai fait beaucoup de séjours au Royaume-Uni"

 

Le rateau nationalité ter :

"j'adore les américains" "je suis canadien, salut"

 

Le rateau fan :

"Led Zeppelin, j'adore" "mais quel groupe de MERDE, t'as vraiment aucun goût". 

(oui c'était dans les années 70)

 

Le rateau avec mon futur mec :

"je t'adore, mais physiquement, il n'y a que les grandes brunes qui m'attirent". 

Il a fini par succomber. Parce que moi il n'y avait que les grands blonds qui m'attiraient. A force de ne pas s'attirer, on a fini ensemble.

 

Le rateau "je suis déjà pris" :

"je suis déjà pris et j'adore ma copine" 

"et sinon, une petite pipe ?"

"bon, ok, juste une"

(true story, je l'ai laissé en plan)

 

Le rateau "qu'est-ce que tu fais pour les vacances" :

"cet été je vais en Angleterre" lui dis-je dans l'espoir de l'attirer en séjour linguistique avec moi

"ah c'est bête, moi je vais en Espagne".

Woké, j'ai compris.

 

Le rateau "on est pas du même monde" :

"non, tu comprends, vu nos fréquentations respectives, ça ne collera jamais"

Joli garçon de grande famille avec foulard dans la chemise.

 

Le rateau Club Med' :

"je suis GO tu comprends, j'ai toutes les nanas que je veux"

Popeye (ou son alter-ego)

 

Le rateau humiliation :

"c'est qui cette fille foldingue ?" 

Devant tout le monde, c'est mieux.

 

Le rateau roue de secours :

"ta copine, elle est chouette" "bon, elle est prise, ton prénom c'est quoi déjà ?"

Autant te dire que je l'ai planté là.

Je peux supporter pas mal de trucs.

Mais pas d'être du deuxième choix.

Ca, jamais.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : rateau, flirt, relation, drague | |  Facebook | |  Imprimer | |

21/01/2013

Les réacs

Tout le monde a plus ou moins déjà donné son avis sur le mariage pour tous.

Personnellement, je ne vois même pas pourquoi il y matière à débat. Que des gens aient envie de s'aimer, de se marier et de fonder une famille par des moyens x, y, ou z, et alors ?

C'est plutôt mieux que de se jeter des parpaings à la figure et plus constructif.

Quant à l'argument portant sur le fait qu'une famille c'est un homme et une femme pour l'éternité et au-delà, je crois qu'il est largement dépassé.

La réalité des familles décomposées, recomposées, monoparentales ou d'autres cas de figure est là pour le prouver.

En plus, franchement, pour le pays des des droits de l'homme et de la révolution, passer dans ce domaine après l'Argentine ou le Mexique, c'est franchement la honte.

Qu'on soit pour ou contre, je peux l'entendre.

Que pour les uns ce soit simplement une égalité des droits et pour d'autres un bouleversement sur leur notions de famille et de filiation, je peux comprendre.

Pour ce qui est de l'église catholique qui donne de la voix, je tiens à lui rappeler aimablement, mais fermement qu'on parle de mariage civil.

Qu'on est dans un pays laïc. Qu'elle n'a donc aucune légitimité à donner son avis sur ce type de dossier. Et que des prêtres qui ne sont ni mariés, ni pères de famille viennent donner leur avis sur le mariage et les enfants, non plus.

Pour le reste, les gens qui défilent contre le projet, bizarrement, ont un air de déjà vu.

Ne parlons pas la frange rigido-traditionnaliste de l'UMP qui fait de la récupération, de la ridicule Boutin cramponnée à son dogme et la grotesque Frigide Barjot.

Petit aparté sur cette dernière aussi crédible en croisée de la famille traditionnelle que l'archevèque de Paris en fan de death métal. Ex-égerie punk de droite qui fut amusante dans les années 80/90. Amusante mais pas innocente. En grattant un peu, il s'avère que l'amusante Frigide a des fréquentations très très extrêmes et pas drôles du tout. Elle a par exemple été mariée par un curé proche de mouvements on ne peut plus sectaires et intégristes. Et a, avec son mari, de nombreuses connexions au FN et dans les mouvements identitaires.

Disons qu'elle est comme les vieilles actrices qui, quand leur physique les lâche se réfugient dans la bigoterie. Et qu'elle a trouvé un moyen d'attirer la lumière sur sa personne avec cette petite campagne médiatique en sortant, comme par hasard, un livre sur le sujet quelques jours avant la manifestation pour tous.

Non, je parle de ces gens qui défilent plus ou moins encadrés par des associations diverses.

Moi qui ait un certain nombre de décennies au compteur je les ai déjà vu, à chaque avancée de la société, les mêmes, exactement les mêmes, qui ont manifesté contre l'avortement, les droits des femmes, pour le maintien de la peine de mort, contre le PACS, pour l'école confessionnelle, et j'en passe.

Les mêmes. Cette partie de la France toujours prête à se lever dès que les choses changent.

Que la société évolue. Qu'on va de l'avant. 

Les réacs. 

La France réac.

Ces gens recroquevillés, qui vivent repliés sur leurs certitudes, leurs acquis, leurs traditions.

Qui ne veulent rien. Jamais. A part que les choses restent exactement figées comme ils l'entendent.

Qui sous des prétextes plus ou moins réalistes brandissent toujours les mêmes arguments conservateurs et à la limite de la tolérance. Et aux relents souvent douteux voire franchement xenophobes, antisémites, homophobes. 

Qui brandissent la menace de l'apocalypse à chaque avancée sociale.

Si on les écoutait on en serait encore à construire des cathédrales pierre par pierre avec les mains et à décorer des enluminures à la lumière de la bougie.

Enfin, les hommes, parce que les femmes auraient juste le droit de cuisiner en élevant leurs douze enfants.

Je n'ai quasi plus envie de les écouter, d'ailleurs, pour avoir entendu ses mêmes arguments en boucle encore et encore pendant des années. Juste de leur dire qu'avec eux, ou sans eux, le monde avancera qu'il le veuillent ou non.

Ils sont juste une petite cordelette aux chevilles qui ralentit la marche en avant.

Leur combat d'arrière-garde est de toutes manières déjà dépassé par la réalité de la vie et de la société.

Qu'il ont d'ores et déjà perdu d'office, dépassés par leur propre conservatisme.

Tant pis s'ils ne veulent pas l'admettre.

 

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06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : mariage pour tous, réactionnaires, manifestation, ump, boutin, barjot | |  Facebook | |  Imprimer | |

17/01/2013

Toi aussi décide de la couverture de ELLE

Bon.

Je m'étais un peu énervée contre le journal ELLE suite à une ligne éditoriale faite d'articles qui me semblaient un tantinet racoleurs et deconnectés de la réalité.

En faisant, en conclusion, une des sorties théâtrales et définitives dont j'ai l'habitude en mode "JE SORS DE LA PIECE COMME UNE PRINCESSE SLAVE DRAPEE DANS MON OFFENSITUDE, jamais je ne reviendrai".

Seulement elles sont malignes ces filles.

Très malignes.

Elles t'appâtent sur twitter. En te faisant des quizz sur la prochaine couverture (qu'on te présente floutée et toi tu dois deviner ce que c'est)

Evidemment avec ton esprit tordu, et pour faire ta maligne, tu réponds "Fassbender tout nu ?"

Et là on te répond "mais oui, bonne idée, pourquoi pas ?"

Tu rétorques "même pas cap".

Grosse erreur.

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Donc jeune fille si tu veux voir tes rêves se réaliser, n'hésite plus et reprend le hastag #Fassbendernuencouv sur twitter.

Je te rappelle au passage que tu PEUX avoir ceci

 

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Sans le pantalon.

Oui car chez ELLE visiblement on a des connexions et on connait du monde, on PEUT faire deshabiller la bête.

Je suis de toutes manières volontaire pour la séance photo.

Pour tenir les paravents lumière.

Ou n'importe quel élément utile à réaliser un cliché de qualité.

Je tiens très bien l'élément. 

Qu'on se le dise.

06:00 Publié dans People, Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : twitter, elle, fassbender | |  Facebook | |  Imprimer | |

16/01/2013

La nostalgie de San Francisco - la suite du retour de la revanche

Suite de les photos qu'elles me font pleurer le soir quand je les regarde.

Je m'en fiche, c'est vous qui allez pleurer quand je vous ferai coucou du haut du Golden Gate.

(faudrait pas trop que je flambe, si jamais je n'y retourne pas, je vais être ridicule)

Enfin bref...

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06:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : voyage, san francisco | |  Facebook | |  Imprimer | |

15/01/2013

La nostalgie de San Francisco

Le meuri est un gars formidable.

C'est la personne la plus organisée de l'univers of the world.

La preuve il m'a récupéré de je ne sais quel ex-ordinateur mes photos de San Francisco prises lors de mon voyage sur place en 2006.

Presque 7 ans.

Tous les ans je me suis dit "j'y retourne", tous les ans il y a toujours eu autre chose à faire.

Ou un budget vacances réduit SOUS PRETEXTE QU'IL FAUT FINANCER les études des enfants.

QUI mais QUI a décrété qu'il fallait financer les études de sa progéniture d'ABORD ?

Je veux un nom. Il va passer un sale quart d'heure.

J'en pleurerais de regarder ces photos, tiens pas trop moches pour une fois. 

Et puis non, au lieu de pleurer, je me dis que c'est trop bête. Je vais y repartir.

Quitte à cramer mon PEL, à convoyer de la drogue, à visser des boulons en usine, ou a faire des strip-teases dans une boite louche.

(ceci dit vu mon âge je ne suis pas certaine d'être payée très cher pour cette dernière prestation, ou alors on me rémunèrera plutôt pour que j'arrête)

A ma prochaine rentrée de sous, je prends un billet direct et je me loue une maison bleue accrochée à colline.

Très égoïstement, tant pis pour les autres.

J'ai trop envie de revoir .... CA

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NB : étant donné que la plateforme et/ou la connexion buggaient abondamment hier soir, les photos mettaient énormément de temps à se charger. Je ferai donc une deuxième partie demain...

06:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : san francisco, voyage, usa | |  Facebook | |  Imprimer | |

14/01/2013

A la Maison Blanche

Les américains sont des gens comme nous.

Enfin presque.

En dépit d'aspects qui nous ressemblent beaucoup, ils ont des côtés excessivement exotiques qui nous agacent, nous irritent, nous étonnent et parfois nous font rire.

Prenez leurs moeurs socio-politiques qui sont parfois quasi-incompréhensibles pour la vieille Europe (quoique l'inverse soit certainement vrai aussi).

La liberté d'expression et tous les débordements qui peuvent en découler est, notamment, une quasi-religion outre-atlantique.

Sais-tu par exemple que n'importe quel citoyen ou groupe peut déposer une pétition auprès de la Présidence et qu'il y a même désormais un site pour le faire.

Et qu'à partir de 25000 signatures, la Maison-Blanche est OBLIGEE de fournir une répondre circonstanciée et argumentée.

Il y a peu des gugusses soit complètement allumés, soit joyeusement barjos, soit gentiment farceurs ont décidé de déposer une pétition pour que les USA construisent l'étoile noire.

Pour les non-spécialistes ou les gens qui ne s'intéressent pas à la science-fiction, rappelons que l'étoile noire est la station spatiale avec lequel le méchant empereur de la Guerre des Etoiles veut anéantir ses ennemis.

Soit ceci.

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La pétition ayant donc dépassé le seuil fatidique des 25000 signataires, un haut fonctionnaire a été chargé de rédiger la fameuse réponse.

Intitulée «This Isn't the Petition Response You're Looking For», celle-ci fait référence à une célèbre réplique du film de 1977. Paul Shawcross, responsable du département des sciences et de l'espace au bureau de la gestion et du budget de la Maison-Blanche, y explique, de façon humoristique, mais très argumentée qu'il est tout simplement impossible de construire le vaisseau.

Tout d'abord, selon ses calculs, il en coûterait 852 billiards de dollars pour réaliser la construction de l'Étoile Noire, dans une période où, explique-t-il, les USA tentent plutôt de réduire leur déficit budgétaire.

Ensuite,  ajoute-t-il, avec un second degré tout à fait réjouissant «il n'est pas dans la politique de l'administration américaine de faire exploser des planètes».

Il rappelle également que les USA ont déjà un objet dans le ciel, en l'occurrence la station spatiale internationale qui mène des recherches, notamment en vue de savoir si une forme de vie peut exister sur Mars. 

Shawcross ajoute que les États-Unis possèdent également un laser, un télescope, des robots et même un président qui sait manier le sabre laser, arme de prédilection des jedis et un canon à Marshmallow (photo et vidéo à l'appui). Avant de finir par une recommandation à tous ceux qui veulent se lancer dans une carrière scientifique sur le fait que la force sera toujours plus puissante qu'un quelconque vaisseau de destruction massive.

Bref, Paulo Shawcross s'est offert une vaste tranche de rigolade tout en répondant point par point à la demande qui lui avait été faite.

Pour notre plus grand plaisir intergalactique.

On aimerait fortement que Jérôme Cahuzac fasse de même en répondant point par point à une pétition demandant la construction en réplique exacte et à taille humaine du village d'Asterix en Bretagne.

Où à celle demandant dans quelle banque il a son compte en Suisse.

Mais ceci est une autre histoire.

La réponse complète de Paul Shawcross sur le site de la Maison-Blanche en VO est ici 

06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : pétition, maison blanche, guerre des etoiles, cahuzac, budget | |  Facebook | |  Imprimer | |