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21/06/2013

You're talking to me ?

De temps à autres je me pose des questions existentielles.

D'où viens-je, où vais-je, dans quel état j'erre, pourquoi le blogging, les fringues, la vie, l'amour, les vaches et la glace Hagen Daasz.

Au bout de presque 6 ans de tête dans l'internet c'est vrai que j'arrive un peu à un carrefour.

1/ J'ai parfois l'impression d'avoir fait le tour du sujet

2/ Est-ce que j'ai encore envie de raconter des histoires en passant une heure tous les soirs quasiment à écrire un billet.

En y réfléchissant. Je réponds "non" et "oui".

Il suffit juste de le faire différemment. 

Pendant ces 6 ans ma façon de bloguer a évolué.

Au début j'écrivais non stop. Je faisais tous les soirs le tours des blogs "amis". Je laissais des commentaires partout. Et je répondais systématiquement à tous les commentaires.

Il faut dire aussi qu'à l'époque les réseaux sociaux étaient moins présents et que la quasi-totalité de la communication online se faisait (pour moi, tout au moins) d'un blog à l'autre.

Puis twitter est arrivé,  mes tournées systématiques se sont espacées pour disparaître totalement, je l'avoue. 

Je me sers désormais de twitter ou de Facebook comme agrégateur de blogs et je suis les liens dont l'intitulé me semble intéressant ou drôle.

Mes commentaires sur les blogs se sont fait plus rares. Voire ont quasiment disparu. Sauf quand j'ai vraiment envie de réagir sur quelque chose.

Mes billets se sont espacés. D'abord le week-end. Puis des pauses pendant les vacances. Et aujourd'hui même pendant la semaine. Il m'arrive parfois de ne rien écrire pendant plusieurs jours d'affilée.

Reste les commentaires sur mes billets. Et là, je l'avoue aussi : je réponds de plus en plus sporadiquement. 

Et je m'en veux.

Parce qu'au début de mon aventure ouebesque je me faisais un point d'honneur à répondre à tous et toutes. J'estime que si quelqu'un se donne la peine de venir te parler, la moindre des choses c'est de réciproquer.

Mais voilà, à force de répondre depuis près de 6 ans, je n'ai parfois plus rien à répondre.

A ce stade, j'ai plusieurs solutions.

  • Prendre mon courage à 2 mains et continuer à faire des réponses personnalisées
  • Fermer définitivement les commentaires. Mais c'est dommage de ne pas recueillir l'avis des lecteurs et de partager avec eux.
  • Faire une réponse globale du style "merci à tous, j'ai lu vos commentaires, c'est génial, je vous aime". Solution un peu téléphonée.
  • Faire des réponses sélectives aux commentaires qui en appellent vraiment. En me demandant si les autres ne vont pas être vexé(e)s du coup.

 

A ce stade, je n'ai pas trouvé de solution idéale pour contenter tout le monde : ma flemme et les lecteurs.

T'en penses quoi toi ?

(bisous sinon)

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06:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : blog, commentaires | |  Facebook | |  Imprimer | |

20/06/2013

Antoine, tu De Caunes

Donc, je suis un peu bloquée chez moi, une cane en sucette et la tête pas très claire à cause de la pilule magique qui efface la douleur.

J'en suis donc réduite à des allers-retours limités et une réflexion minimaliste sur la place de l'homme dans l'univers.

La télé me permet donc d'avoir de rares instants de lucidité et de pensée cohérente. A défaut d'autre chose.

La télé donc,  et son mercato annuel. Notamment l'affaire Le Grand Journal.

Le départ très médiatisé de Denisot et son remplacement par Antoine De Caunes pour animer l'emblématique émission qui a presque 10 ans.

Si quelqu'un a quelque chose à faire de mon avis de téléphage, je suis partagée.

Côté positif, n'oublions pas que De Caunes a une longue carrière d'animateur derrière lui. Avant son passage resté dans toutes les mémoires dans Nulle Part Ailleurs, il avait fait ses classes dans des émissions musicales et notamment Chorus, les Enfants du Rock et Rapido.

Il a su quitter Nulle Part Ailleurs en pleine gloire pour faire autre chose avant que l'émission ne décline.

Ses apparitions en MC aux Césars ou ses émissions de voyage décalées sur Canal sont assez réussies et montrent qu'il a la capacité à dynamiter un peu un genre parfois dormitif.

Côté négatif, il s'est lancé dans une carrière d'acteur puis de réalisateur pas vraiment convaincante. Ses apparitions à l'écran n'ont pas laissé un souvenir mémorable. Ses films se sont tous globalement plantés. Ni les morsures de l'aube, ni Coluche, ni Monsieur N. n'ont vraiment trouvé leur public. Etonnant d'ailleurs qu'il arrive encore à monter des films après un ou deux plantages consécutifs. Il est probable que ses réseaux à Canal, grand pourvoyeur de finance du cinéma français y contribuent.

De plus ce côté "retour vers le futur" ne donne pas un élan très moderne à la future émission. On reprend ce qu'on estime être "une valeur sûre" au détriment d'un choix plus audacieux qui aurait pu dynamiter un peu plus l'émission. 

Même si Antoine est un type chouette, ce dont je ne doute pas une seconde, c'est ENCORE un homme blanc dans la cinquantaine qui prend la tête d'une émission.

Qui donne de plus l'impression d'avoir décroché sa place plus grâce à ses relations chez Canal qu'à cause de son talent. Eventuellement avec un petit deal pour que la chaîne finance ses prochains films en contrepartie.

Je regrette à titre personnel que la rumeur qui donnait Maïtena Biraben aux commandes du Grand Journal. Cette fille a fait un très bon boulot à La Matinale et au Supplément et je pense qu'elle aurait fait le job.

Ce dont je suis moins certaine dans l'absolu pour Antoine. Faire des vignettes drôles et décalées, oui. Tenir un talk show pendant une heure et demie dans l'ombre de Denisot, je reste dubitative.

Tout dépend aussi de la forme qu'il va donner à l'émission et des chroniqueurs/animateurs dont il va s'entourer. J'espère juste qu'il ne "récupérera" pas la calamiteuse Ariane Massenet, autrefois son assistante et a priori au chômage après l'annonce de l'arrêt de La Matinale, toujours sur Canal.

Au passage, il faudra un jour m'expliquer comment cette fille fait une carrière à la télé avec ses questions décerébrées qui consternent une grande partie des téléspectateurs, du moins ce que je peux en voir sur les réseaux sociaux. Comme par exemple, ce moment gênant qu'Olivier Pourriol relate dans son livre On/Off (où il raconte son passage au Grand Journal), où elle a demandé à Michael Fassbender si c'était bien son organe fortement burné qu'on voyait dans "Shame" et pas celui d'une doublure.

Bien évidemment, je regarderai à la rentrée, comme tout le monde, la nouvelle formule du Grand Journal pour laisser sa chance au produit.

Reste que je n'en attend pas grand chose. 

J'avais déjà pris l'habitude de zapper l'émission depuis la rentrée 2012. La promotion envahissante + l'exaspérante Daphné Burki avait fini par avoir raison de ma patience et de ma fidélité.

Antoine, à toi de nous surprendre.

Ou pas.

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10:57 Publié dans Séries, TV | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : antoines de caunes, le grand journal, retour, canal + | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/06/2013

Guenou en torche

J'aurais du écouter ma maman qui me disait "OCCUPE-TOI DE TES GENOUX".

Oui, j'aurais dû.

Ca fait deux/trois ans que j'ai périodiquement la rotule qui grippe.

Et hier en courant pour attraper mon RER, j'entends un petit "clac" de mauvais augure suivi d'une douleur qui ne l'était pas moins.

Et qui s'est rapidement transformée en impossibilité quasi-totale de poser le pied par terre.

Je t'épargne les détails de l'arrivée en rampant à moitié chez le médecin du cabinet médical situé près de mon travail, des péripéties administratives de l'évacuation vers un hôpital en chaise roulante.

Car oui, parenthèse, c'est un accident du travail, donc tu ne peux pas partir n'importe comment : la règlementation exige le Samu, les pompiers, ou une ambulance. 

Le Samu m'a ri au nez.

Le pompier de permanence m'a raconté sa laife alors que je souffrais ma race. J'aime énormément les pompiers mais là j'avais juste envie de lui dire "raccroche mon bichon, ou je vais te mordre la cuisse gauche".

On a finalement trouvé une ambulance.

Deuxième parenthèse : un énorme merci au médecin qui m'a recueillie en vrac et aux secrétaires médicales qui ont été super choupinettes pour me dépoter le transfert.

Après consultation d'un médecin orthopédiste à l'hôpital le plus proche, je suis rentrée en taxi conventionné et mon fils a du quasiment porter sa mère jusqu'à l'appartement.

Chaque pas m'arrachant un AAAAAAH mélodieux certes mais douloureux quand même. 

Et je t'épargne l'épisode disgracieux de l'ascension de quelques marches dans mon hall à quatre pattes.

C'était pas joli joli.

D'habitude quand je rentre à quatre pattes j'ai au moins l'excuse d'avoir absorbé quelques verres d'excellent vin avant.

En plus j'ai eu une vision horrifique de l'avenir quand je serai vieille et impotente et que mon fils sera obligé de me servir de tuteur.

Si ça se trouve, lui aussi, d'ailleurs a eu cette même vision. Ca ne m'étonnerait pas qu'il déménage vite fait pour éviter la corvée (du coup je pourrais récupérer sa chambre et en faire un bureau).

Donc j'ai un poil mal. Mais ça commence à aller mieux grâce à un anti-douleur de cheval qui renvoie l'opium au rang de sirop pour la toux.

Je vais aller vendre mon reliquat dans la rue, ça me fera des sous pour payer mes vacances.

Sinon oui, je vais écouter ma maman, ce coup-ci, c'est un bon coup de semonce. A la rentrée je vais aider un spécialiste à refaire son cabinet grâce aux honoraires insensés que je vais lui verser.

Et donc ceci devrait clôturer la série de 3 merdes  : perte de lunettes + peloteur fou dans mon hall + genou en cacahuète. Normalement je devrais être tranquille. Car oui, la sagesse populaire a raison, les ennuis arrivent toujours par 3. Je l'ai constaté à maintes reprises. 

Les licornes existent aussi. Comme les poneys roses. Et j'aime la chanson française et Marc Lévy.

(je crois que le médoc est VRAIMENT très fort).

 

Pour te faire rire quand même et ne pas parler que de mon nombril, qui est joli, certes, mais pas le centre du monde contrairement à ce qu'il pense , je te livre l'info la plus WTF de la semaine qui m'a bien fait rire ces derniers jours.

Un sosie de Serge Gainsbourg qui avait poignardé en juillet 2011 son voisin et rival, sosie de Johnny Hallyday, a été condamné lundi à deux ans de prison par la cour d'assises des Vosges. Les deux sosies, voisins,  s'affrontaient dans les concours et de clash en insultes, la situation a fini par dégénérer pour une histoire de tonte de pelouse. Le faux Gainsbourg a invectivé le faux Johnny avant de lui planter un couteau dans la gorge. «J'ai fait une connerie, mais il ne fallait pas m'emmerder», a-t-il déclaré aux jurés avec des faux airs de Gainsbarre. 

(respire, je t'assure que tout est vrai)

Vive la France.

 

 

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(Fais pas cette tête, Michel, ça va aller, va)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : genou, douleur, médecin, hôpital, radio | |  Facebook | |  Imprimer | |

17/06/2013

Cinéma pas paradiso du tout (mais pas du tout du tout)

Il est probablement trop tard pour empêcher qui que ce soit d'y aller, les places ayant été vendues d'avance mais je peux toujours essayer.

Soyons clairs et nets d'entrée : Cinéma Paradiso au grand palais est à fuir directement car une arnaque totale.

Fin avril, par l'annonce alléchée, je me précipitais tel un poney fougueux pour acquérir un sésame me permettant d'accéder à un évènement que je pensais original et ludique dans un lieu magique, le grand palais.

La promo promettait grosso-modo ceci (que j'ai moi-même relayé dans un précédent billet)

"Sous la houlette des cinémas MK2, le Grand Palais va se transformer pendant 10 jours en drive-in géant et rétro, tous les jours jusqu'au 21 juin.

La nef sera occupée par 4 espaces  cinéma, restauration, jeux et clubbing.

La journée, un grand espace de jeux avec  bornes d’arcade vintage ainsi qu’une exposition, l’Age d’Or du Jeu Vidéo. Au programme, des dizaines de machines, des jeux et personnages iconiques, des vidéos et des publicités d’époque… et une piste de roller, libre d’accès !"

Le drive-in devait ressembler grosso-modo à ceci selon la photo

 

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Et je me réjouissais donc d'y visionner à nouveau un film oh combien raccord avec l'ambiance, American Graffiti.

Tout ceci pour environ le prix de 2 places de cinéma.

C'est donc réjouie et frétillante que j'attendais le jour J. Réjouissance et frétillement déjà un peu diminués par les premiers avis de consoeurs et confrères ayant fréquenté les premières soirées.

Mais bon, j'avais payé ma place, autant constater par moi-même.

Ok, dès mon arrivée sur place, première déception. En fait d'ambiance rétro, c'est l'ambiance money money money. Un restaurant géant avec banc et tables en bois sous l'ombre de coca, avec parasols aux couleurs du soda et des stands divers et variés avec bien peu de rapport avec une quelconque ambiance rétro. En fait d'exposition sur les jeux vidéos, quelque bornes d'arcade rétro et... point. Pour le reste, des stands de démonstration des gagdets à acheter, ou des guitounes de restauration.

Pas de décoration, quelques objets, flippers et voitures disséminés pour "faire" l'ambiance, point.

 

cinema paradiso,évènement raté


La foire de Paris.

Dans un coin la piste de roller derrière une façade plus année 80 que fifties et un DJ qui balance une musique assourdissante qui se transforme rapidement en bouillie musicale avec la réverbération sonore du grand palais.

Si tu aimes le roller, ça peut être sympa, note (n'oublie pas d'aller te désaltérer au bar Moet et Chandon un des sponsors de l'évènement, situé sur la piste au passage, s'il te plait).

cinema paradiso,évènement raté

 


Mais que cela n'Etienne, la séance drive-in sous la voute magique du Grand-Palais allait rattraper tout ceci.

 

cinema paradiso,évènement raté



Après tout j'étais plus venue pour le film que pour le reste.


Grossière erreur.

Après presque 45 minutes à poireauter devant l'espace cinéma pour espérer être bien placée, 2ème déception totale. En fait de drive-in, quelques Fiat 500 neuves (autre sponsor de l'évènement) parquées au fond de la salle, quelques transats et matelas au premiers rangs, sinon, des fauteuils de cinéma classiques de part et d'autre de l'espace.

 

cinema paradiso,évènement raté


Confortables les fauteuils, pour quand même trouver un point positif.

La séance était censée commencer à 21 h. Elle a débuté à presque 21 h 45. Avec un bon quart d'heure de films de sponsors et pubs diverses.

Probablement pour faire tourner les bars placés à l'intérieur de l'espace cinéma, j'imagine.

Evidemment, j'aurais du m'en douter, à cette heure-ci au mois de juin, il fait encore jour.

Evidemment, pourquoi construire un espace cinéma qui permette une projection au crépuscule alors qu'on a même pas pris la peine de donner un look au reste de l'évènement.

Donc un écran géant très pâle pour visionner un film se déroulant en grande partie la nuit, donc très sombre YIHAAAAA.

Et même quand le ciel s'est assombri, l'écran est toujours resté relativement pâle.

Autre léger détail, puisqu'il n'y a aucune séparation sinon une cloison symbolique entre l'espace cinéma et le reste de l'évènement, tu écoutes le film... Dans un casque qu'on te distribue à l'entrée.

Casque sans fil qui te relaie aussi gentiment les interférences passant à sa proximité.

Et cherry on the cacophonie, la piste de roller, située juste à côté de l'espace cinéma se transforme en club le soir. Ce qui fait que 15 à 20 minutes après le début du film tu te prends les BOUMBOUMBOUM des basses de la boite à côté.

Je suis partie au bout d'une demi-heure de film, sans attendre la fin,  assez furax je dois dire. Moins par les 20 euros acquittés qu'à cause de l'impression d'avoir vraiment été roulée (remarque pour un pseudo drive-in c'est peut-être normal).

Seul point positif, déambuler sous la voute  du grand palais est toujours une expérience magique.

Encore une fois, si tu peux, je te déconseille vivement de mettre les pieds dans ce truc sauf si tu tiens à avoir une canette de coca à ton nom (il y a une machine pour ça).

Et encore, la canette, je peux te la faire avec des feutres indélébiles, pour 20 euros, et en plus tu ne perdras pas ton temps.

Et pour l'écran géant et le film classique autant aller au cinéma en plein air à la Villette, au moins tu peux amener ton pique-nique et t'installer comme tu veux sur la pelouse, pour beaucoup moins cher.

En tous cas, s'il y a une deuxième édition de cinéma paradiso, on ne risque certainement pas de m'y voir l'année prochaine.

C'est clair. Comme l'écran de cinéma. 


06:02 | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : cinema paradiso, évènement raté | |  Facebook | |  Imprimer | |